Affichage des articles dont le libellé est rhdp. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rhdp. Afficher tous les articles

vendredi 16 décembre 2011

Proclamation officielle des résultats du scrutin législatif 2011,CEI (Président Youssouf Bakayoko)

Ivoiriens, ivoiriennes, chers frères et sœurs,

Le Dimanche 11 décembre 2011, vous avez choisi, en toute responsabilité, nos Représentants à l’Assemblée Nationale pour la Législature 2011-2016.
Au total, 1160 candidats ont compéti pour pourvoir les 255 sièges de notre nouveau Parlement.
Vous pouvez consulté tous les RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES 2011 (CEI) en ligne
A l’issue de ses travaux, notre Institution est aujourd’hui en mesure de procéder à la proclamation des résultats du scrutin :

- Nombre de sièges à pourvoir : 254
- Nombre de candidats : 1157
- Population électorale : 5 664 377
- Nombre de votants : 2 070 793
- Taux de participation : 36,56
- Suffrages exprimés : 1 958 332


Ont obtenu :

- le Rassemblement Des Républicains (RDR): 127sièges, soit 50%


- le Parti Démocratique de Côte - d’Ivoire (PDCI) : 77Sièges, soit 30,31% 


- les candidats INDEPENDANTS : 35 soit 13,78%


- l’Union pour la Démocratie et la Paix (UDPCI) : 7sièges soit 2,76%


- le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) : 4 sièges, soit 1,57%
- le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) : 3 sièges soit 1,18%


- l’Union pour la Côte-d’Ivoire (UPCI) : 1siège, soit 0,39% .


La liste exhaustive des candidats élus est affichée au siège de notre Institution et peut donc y être consultée.

Il convient toutefois de préciser que la Commission Electorale Indépendante (CEI) a procédé à la répartition statistique des élus par partis ou groupements politiques, en tenant uniquement compte des parrainages faits par ceux-ci lors des dépôts de candidatures.

Je voudrais noter qu’en ce qui concerne la Circonscription électorale N° 95, en raison du décès du candidat Gaoudé Kouayé Pierre Narcisse survenu au cours de la campagne électorale, à Logoualé, il a été sursis à l’organisation du vote dans cette circonscription.
La Commission Electorale Indépendante (CEI) a transmis au Conseil Constitutionnel (CC), l’ensemble des procès-verbaux de dépouillement des votes et des pièces justificatives correspondants qu’elle a enregistrés et validés.

A compter de ce jour, « tout électeur, tout candidat, toute liste de candidats ou tout Parti ou Groupement politique ayant parrainé une candidature, dispose aux termes des dispositions de l’article 101 du code électoral, de cinq (05) jours pour saisir le Conseil Constitutionnel (CC) à l’effet de contester une élection dans une Circonscription électorale donnée ».

Chers frères et sœurs,

Par l’action de tous et de chacun, la Côte d’Ivoire, notre pays, vient de franchir le second jalon du processus de consultations électorales de sortie de crise.

La Commission Electorale Indépendante exprime ses chaleureuses félicitations à chacun et à chacune d’entre vous pour sa participation et son comportement responsable lors du déroulement de ce scrutin.

En effet, quelques mois après une consultation présidentielle qui a conduit notre pays à une désastreuse crise post-électorale, la tenue de l’élection des députés à l’Assemblée Nationale, témoigne indubitablement de notre volonté commune de vivre ensemble.

C’est pourquoi, le taux de participation de 36,56% enregistré, au demeurant en hausse par rapport à celui enregistré lors du même scrutin en l’an 2000, atteste à la fois de la gravité d’une conjoncture que chacun aura compris, et plus encore, éprouvé du plus profond de son cœur.

En outre, ce scrutin a été inclusif, puisqu’il a enregistré la participation de la plupart des partis et coalitions qui occupent le paysage politique de notre pays.

La mise en place du nouveau Parlement vient donc achever la normalisation institutionnelle de notre pays, après plus de dix (10) années de crise.

Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs ;

Mois après mois, semaine après semaine, jour après jour, la Commission Electorale Indépendante a œuvré sans relâche, avec l’appui de toutes les structures nationales impliquées dans l’exécution des programmes de sortie de crise, et les partenaires extérieurs, pour conduire à bonne fin, après l’élection du Président de la République, l’élection des députés à l’Assemblée Nationale.

D’énormes sacrifices et efforts financiers ont été consentis par l’Etat, les Partenaires extérieurs de notre pays, ainsi que par l’ensemble de nos concitoyens.

Aussi, voudrais-je exprimer à nouveau, la profonde gratitude de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Maître d’ouvrage du processus de sortie de crise, à l’ensemble du Gouvernement, à Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire, à Monsieur le Représentant Spécial du Facilitateur de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), , aux Partenaires Extérieurs bailleurs de fonds du processus électoral, à l’ensemble de la Communauté Internationale, à tous les amis de la Côte-d’Ivoire, aux Formations politiques de notre pays, aux Organisations de la société civile ivoirienne ainsi qu’aux forces de sécurité dans toutes leurs composantes pour leur soutien constant à notre Institution.

L’Assemblée Nationale, forum de rencontre de toutes les sensibilités politiques, sera le creuset de la réconciliation nationale tant prônée par les filles et fils de notre pays, et le gage de liberté d’opinion.

Il ne fait donc plus aucun doute, la Côte d’Ivoire est désormais engagée sur le chemin du renouveau et de la stabilisation de son environnement socio-politique. Je vous remercie.

Youssouf BAKAYOKO
Président de la C.E.I.

mardi 13 décembre 2011

Législatives 2011: Voila les résultats officiels provisoires proclamés ce lundi soir par la CEI

 

Grand-Bassam commune et sous-préfecture:

Nombre d`inscrits: 35.428
Nombre de votants: 13.104
Nombre de bulletins nuls: 508
Suffrages exprimés: 12.596
Taux de participation: 36,68%

Ont obtenu:

- Aka Douwokpa Emmanuel (indépendant): 2.142
- Coulibaly Sériba (RDR): 6.208
- Koné Moussa Seydou (indépendant): 4.426

Est élu : Coulibaly Sériba (RDR) avec 6.208 voix soit 47,28%


Ahouanou, Bacanda, Ebonou, Grand-Lahou et Toukouzou, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 25.543
Nombre de votants: 10.349
Nombre de bulletins nuls: 400
Suffrages exprimés: 9.949
Taux de participation: 40,52%

Ont obtenu:

- Lavry Grah Nazaire (indépendant): 88
- Papa Nouveau Camace Jean-Benoît (indépendant): 1.265
- Djaya Angbomi Jean (PDCI): 7.400
- Lowa Beugré Abraham (RDR): 1.198

Est élu : Djaya Angbomi Jean (PDCI) avec 7.400 voix soit 74,38%

Noé, Nouamou et Tiapoum

Nombre d`inscrits: 9.303
Nombre de votants: 4.899
Nombre de bulletins nuls: 306
Suffrages exprimés: 4.593
Taux de participation: 52,66%

Ont obtenu:

- Famié Akattia Edoukou Félix (indépendant): 1.784
- Boizi Gnui Armand Sébastien (indépendant): 157
- Ahui Anwanzi (PDCI): 1.539
- Somian Malin (RDR): 1.113

Est élu : Famié Akattia Edoukou Félix (indépendant) avec 1.784 voix soit 38,84%


Atoutou et Jacqueville, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 170227
Nombre de votants: 6.449
Nombre de bulletins nuls: 229
Suffrages exprimés: 6.220
Taux de participation: 37,44%

Ont obtenu:

- Oda Edouard (indépendant): 1.022
- Kromel Akpa Marcel Luce (indépendant): 53
- Ladji Agbada Moise (indépendant): 28
- Niava Bogui Degny Juste Saturnin (indépendant): 1.169
- Yacé Laurette Andrée (PDCI): 2.333
- Mel Eg Théodore (UDCY): 631
- Bogui M'Landjo Paul (RDR): 598
- Yacé Clotilde Andrée (indépendant): 386

Est élue : Yacé Laurette Andrée (PDCI) avec 2.333 voix soit 37,51%


Marcory commune

Nombre d`inscrits: 83.448
Nombre de votants: 17.298
Nombre de bulletins nuls: 647
Suffrages exprimés: 16.651
Taux de participation: 20,65%

Ont obtenu:

- Guigui Jean Fiacre Williams / Kouamé Affoué (indépendant): 1.247
- Cissé Bourama / Jean-Charles Oyourou (indépendant): 599
- Traoré Idrissa / Heims François Marcel (RHDP): 14.158
- Traoré Mariam Laurette / Kouassi Koffi (Cap-UDD): 647

Sont élus : Traoré Idrissa / Heims François Marcel (RHDP) avec 14.158 voix soit 85,03%


Treichville Commune

Nombre d`inscrits: 48.986
Nombre de votants: 17.329
Nombre de bulletins nuls: 561
Suffrages exprimés: 16.768
Taux de participation: 38,88%

Ont obtenu:

- Aka Ablokové Charles (indépendant): 746
- Kouassi-Lenoir Kouadio Emmanuel (indépendant): 604
- Gnoan Alain Paul François (indépendant): 44
- Traoré Moussa (PDCI): 4.392
- Kamara Aminata (RDR): 6.949
- Boneho Pierre Bai (indépendant): 33

Est élue : Kamara Aminata (RDR) avec 6.949 voix soit 65,30%


Cocody Commune

Nombre d`inscrits: 213.668
Nombre de votants: 33.570
Nombre de bulletins nuls: 728
Suffrages exprimés: 32.842
Taux de participation: 15,71%

Ont obtenu:

- Dassé Dagbo Blaise / Gouedan Emmanuel Calixte Alcide (Lider): 512
- Anaky Kobena Innocent Augustin / Brou Koffi Pascal (MFA): 1.813
- Diakité Coty Fatouma epse Kanaté / N'guessan Daniel Joseph (RDR): 14.772
- Touré Abdoulaye / Ouegnin Yasmina Frederique Lucienne (PDCI): 15.345
- Akossi Akossi / Bodoua Affoua (UDCY): 218
- Attia Sylvie Aya / Mena Yao Adjoua Lagoh Adèle (PIT): 182

Est élue la liste : (PDCI) avec 15.345 voix soit 46,72%



Anyama et Brofodoume, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 68.135
Nombre de votants: 23.114
Nombre de bulletins nuls: 1.062
Suffrages exprimés: 22.052
Taux de participation: 33,92%

Ont obtenu:

- N'Gbo Sasso / Babily Dembélé (indépendant): 1.791
- Adama Sylla / Siaka Ouattara (RDR): 16.556
- Coffi Michel Benoit / Mobio Alloboué Samuel (PDCI): 3.705

Est élu : (RDR) avec 16.556 voix soit 75,08%



Aboisso-Comoé, Alépé, Allosso, Danguira et Oghwlapo, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 35.002
Nombre de votants: 6.609
Nombre de bulletins nuls: 519
Suffrages exprimés: 6.090
Taux de participation: 18,88%

Ont obtenu:

- N'Guessan N'Guia Célestin (indépendant): 1.361
- Aké Camille (PDCI): 2.255
- Odjé Tiakoré Joseph (RDR): 601
- Aka Kouachi (UDPCI): 1.873

Est élu : Aké Camille (PDCI) avec 2.255 voix soit 37,03%



Ayamé, Bianouan et Yaou, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 12.446
Nombre de votants: 4.720
Nombre de bulletins nuls: 343
Suffrages exprimés: 4.377
Taux de participation: 37,92%

Ont obtenu:

- Tanoh Anoh Jerome (indépendant): 1.479
- Aka Atché Emerson (indépendant): 240
- Bitty Armel Landry (UPCI): 224
- Aka Boko (indépendant): 100
- Aka-Brou Louis Blaise (PDCI): 1.398
- Bilé Tanoh (RDR): 933


Est élu : Tanoh Anoh Jerome (indépendant) avec 1.479 voix soit 33,79%



Adiaké, Assinie-Mafia et Etueboué, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 16.649
Nombre de votants: 8.153
Nombre de bulletins nuls: 382
Suffrages exprimés: 7.771
Taux de participation: 48,97%

Ont obtenu:

- Gnangbo Kacou (indépendant): 3.797
- Kouassi Kodjo Jean-Jacques (RDR): 1.518
- Elété Aka (PDCI): 2.456

Est élu : Gnangbo Kacou (indépendant) avec 3.797 voix soit 48,86%



Aboisso sous-préfecture, Adaou, Adjouan, Kouakro et Maféré, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 25.494
Nombre de votants: 12.413
Nombre de bulletins nuls: 572
Suffrages exprimés: 11.841
Taux de participation: 48,69%

Ont obtenu:

- Coulibaly Bakari (indépendant): 2.939
- Aka Aouélé (PDCI): 8.902

Est élu : Aka Aouélé (PDCI) avec 8.902 voix soit 75,18%



Bongo et Bonoua, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 35.265
Nombre de votants: 5.574
Nombre de bulletins nuls: 355
Suffrages exprimés: 5.219
Taux de participation: 20,89%

Ont obtenu:

- Johnwan Téké Norbert (indépendant): 2.616
- Kéita Oumar (indépendant): 164
- Ahouré Félix Claude (indépendant): 621
- Beira Ehi Marc (PDCI): 2.573
- Nogbou François (indépendant): 49
- N'Tayé N'guessan (RDR): 896

Est élu : Johnwan Téké Norbert (indépendant) avec 2.616 voix soit 36,24%



Dabou, Lopou et Toupah, communes et sous-préfectures

Nombre d`inscrits: 58.076
Nombre de votants: 11.555
Nombre de bulletins nuls: 646
Suffrages exprimés: 10.909
Taux de participation: 19,90%

Ont obtenu:

- Agneroh Lasme Pierre / Gnagne Ly Agnei Adrienne (indépendant): 431
- Gnagne Agnimel Gerard / Gbra Servais (indépendant): 283
- Yédé Niangne Jean Claude / Mélèdje Aboud Hilaire (PDCI): 4.463
- Agbré Touni Jean Albert / Sess Soukou Mohamed (RDR): 5.732

Est élue la liste : Agbré Touni Jean Albert / Sess Soukou Mohamed (RDR): 5.732 voix soit 52,54%



Abobo Commune

Nombre d`inscrits: 354.535
Nombre de votants: 108.802
Nombre de bulletins nuls: 4.722
Suffrages exprimés: 104.080
Taux de participation: 30,69%

Ont obtenu:

- Minata Koné/Koné Siaka/Almamy Cissé/Diarrassouba Mourlaye/Bonzo Kouadio Félix/Godé Gisèle Laure Lydie (PIT): 976
- Touré Siaka/Touré Mamadou/Fofana Siaka/Boa David/N'Dri Kouadio Alain/Trai Bi Tchehouan Théodore (MDS): 766
- Aké Bernard/Kouangoua Keugongo Henri/Louamé Veh Casimir/Mongue Emmanuel/Vaha Eloi/Samba Michel (UDPCI): 1.475
- Toungara Adama/Kamissoko Kandia/Feh Sunde/Koné Siaka/Yayoro Karamoko/Bamba Affoussiata (RDR): 78.836
- M'Bra Kouassi Daniel/Camara Cécile/Ouattara Kouakou/Ahodan Jean-Marie/Koné Siaka/Atto Alexandre (PDCI): 22.027

Est élue la liste : Toungara Adama/Kamissoko Kandia/Feh Sunde/Koné Siaka/Yayoro Karamoko/Bamba Affoussiata (RDR) avec 78.836 voix soit 75,75%

RESULTATS DE LA VEILLE

Bingerville commune et sous-préfecture:

Nombre de Bureaux de Vote: 101
Nombre d`inscrits: 33.954
Nombre de votants: 8.708
Nombre de bulletins nuls: 341
Suffrages exprimés: 8367
Taux de participation: 25,65%

Ont obtenu:

- Djoangou Ayaké Germain (indépendant): 1.339 voix
- Ahin Akossi Mobio Robert (indépendant): 17 voix
- Yapo Tanon Jean (indépendant): 415 voix
- Aloboué Serge Eric (indépendant): 448 voix
- Soumahoro Adama (RDR): 3.035 voix
- Akosso Koutouan Benjamin (Pdci): 2.627 voix
- Gnankou Gnankou Theophile (indépendant): 486 voix

Est élu : Soumahoro Adama (RDR) avec 3.035 voix soit 36,27%


Plateau:

Nombre de Bureaux de Vote: 64
Nombre d`inscrits: 24.091
Nombre de votants: 5.056
Nombre de bulletins nuls: 274
Suffrages exprimés: 4.782
Taux de participation: 20,99%


Ont obtenu:

- Yrié Bi Boti Zamblé Maurice (indépendant): 675 voix
- Adjourouffou Clement Sosthène (indépendant): 154 voix
- Koffi Konan Leon Edward (indépendant): 994 voix
- Kouadio Assa Yao Marc (MFA): 22voix
- Bakayoko Zoumana (RDR): 2.668 voix
- Yeboué-Angoua Yeboué (PDCI): 269 voix

Est élu : Bakayoko Zoumana (RDR): 2.668 voix soit 55,79%


Source: abidjan.net

mardi 20 septembre 2011

Interview, Elections législatives /Henri Konan Bédié tranche : “Le Pdci et le Rdr iront aux législatives en rangs dispersés”

Publié le mardi 20 septembre 2011 par le quotidien ivoirien |Le Mandat


Je pourrai diriger encore le Pdci et le Rhdp
Le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, s’est exprimé hier, lundi, sur Rfi. Le leader du Rassemblement des Houphouëtistes a, au cours de cet entretien, mis fin aux supputations sur la manière dont les partis membres du Rhdp devraient aborder les prochaines législatives. Pour le Sphinx de Daoukro, le Pdci et son allié du Rdr iront à ces échéances séparés mais pas opposés. HKB a aussi précisé qu’il pourra encore diriger le Pdci et le Rhdp, bien qu’il ait annoncé son dernier combat en 2010.

Président Henri Konan Bédié, bonjour ! Les législatives sont prévues le 11 décembre. Vos candidats et ceux du Rdr se lancent dans la bataille en rangs dispersés. Vous le regrettez ?
Non, nous allons à ces élections, Rdr et Pdci, en rangs dispersés et non en rangs opposés, puisque nous avons les mêmes objectifs quant à la reconstruction de la Cote d´Ivoire. Nous sommes partenaires du Rdr et des autres partis qui constituent, avec nous, le Rhdp.

Le projet de fusion évoqué durant le deuxième tour, lorsque vous avez apporté votre soutien à Alassane Ouattara, est-il toujours à l´ordre du jour ?
Le projet de fusion est toujours à l´ordre du jour, cela après les élections générales.

Avez-vous une date en vue ?
Je pense que c´est tard dans l´année 2012.
Qu´est-ce qui distingue les candidats Pdci des candidats Rdr, au-delà de leurs assises régionales respectives ?
Pas grand-chose en ce sens que nous avons un programme commun de gouvernement.

Vous avez dit que 2010 était votre dernier combat électoral à titre personnel. Avez-vous déjà désigné un successeur ?
Un successeur pour quoi faire ? Non, je pense que ce que j´ai dit ne s´applique pas au Pdci ni au Rhdp qui sont des partis politiques que je pourrai continuer à diriger, même après les élections, en cas de fusion des partis.

Vous allez donc, si nécessaire, faire campagne ?
Dans ma carrière, généralement, je ne suis jamais candidat. Je suis porté par les autres.

Il est néanmoins prévu que la Primature revienne à un responsable issu des rangs du Pdci à l´issue des législatives. Avez-vous une idée de la personne qui pourrait occuper ce poste ?
Non, de toutes façons, ce ne sont pas les compétences qui manquent en Côte d´Ivoire.

On parle beaucoup d´Ahoussou Kouadio Jeannot, le ministre de la Justice ...
Il ne faut pas personnaliser ce genre de chose. Pour ce poste, il y a beaucoup de compétences en vue.

En attendant, c´est Guillaume Soro qui est aux manettes. Il était indispensable de le
maintenir au poste de Premier ministre pour la stabilité du pays ?
Absolument ! Parce que Guillaume Soro est notre interface pour discuter avec les forces anciennement rebelles qui ont d´ailleurs libéré la Cote d´Ivoire. C´est lui notre interlocuteur pour mener le dialogue jusqu´à la totale reforme de l´Armée nationale.

Il se retrouve tout même en position de force parce que la stabilité du pays dépend largement de lui. Est-ce vraiment ça, pour une
République ?
Cela est fait dans la mesure où il est nommé par le président de la République.

Henri Konan Bédié, un processus de réconciliation est en cours en Côte d´Ivoire. Est-ce que vous pensez que le concept d´ivoirité qui est né durant votre mandat peut mettre à mal cet effort de reconstruction du pays ?
L´ivoirité n´a rien à voir avec la reconstruction du pays. L´ivoirité c´est l’entité nationale, l´entité culturelle, la personnalité culturelle de la Côte d´Ivoire. Cela n´a rien à voir avec tout ce qui a été brodé ou galvaudé autour du thème.

C’est un concept qui exclut et par la même occasion, ne favorise pas la réunion, l’unité et la réconciliation ...
C’était l’esprit autrefois mais pas maintenant. Tout le monde a compris maintenant ce que voulait dire le concept.

Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo a porté plainte pour tentative d’assassinat. Un juge a été nommé en France, quelle est votre réaction à cette plainte ?
Je laisse la justice faire son travail. Mais, je sais seulement que c’est grâce à l’insistance des dirigeants français que Laurent Gbagbo a été sorti de sa tanière la vie sauve.

Vous avez certainement entendu parler de la déclaration fracassante de Robert Bourgi qui prétend avoir sorti des mallettes d’argent de l’Afrique à Paris sous Jacques Chirac. Que pensez-vous de cet intermédiaire ?
Je connais Bourgi depuis des décennies. Il était à Abidjan tout jeune. Ce que je pense de la déclaration qu’il vient de faire, je le lui dirai quand je le verrai en face. Cependant, je n’approuve pas que l’on crache dans le verre où l’on a bu.

Cracher dans le verre, est-ce que ça voudrait dire que des chefs d’Etat lui ont rendu beaucoup de services ?
S’il a pu porter des mallettes d’argent comme il le dit, c’est que des chefs d’Etat ont écouté ses requêtes, sa demande.

Vous l’avez rencontré durant votre mandat. Il venait vous voir pour chercher des mallettes d’argent ?
Certainement pas! Quand j’étais président, la Côte d’Ivoire était sous ajustement structurel sévère et elle n’avait aucune ressource à dégager pour l’extérieur.

Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a dit qu’effectivement Laurent Gbagbo avait versé trois millions d’Euros en liquide à Jacques Chirac. Cela vous surprend ?
Cette déclaration n’engage que Mamadou Koulibaly.
Retranscrite par
JERÔME N’DRI

Situation sécuritaire à Taï
Le grand commandement de l’Armée s’est réuni, hier
La situation sécuritaire dans le Sud-ouest est de plus en plus préoccupante après l’attaque perpétrée dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 septembre dernier, dans le village de Ziriglo, proche de la grande forêt de Taï et qui a fait 23 morts. Une réunion de crise a rassemblé toute la hiérarchie militaire autour du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, le samedi dernier, pour analyser la situation. Hier, lundi 19 septembre, c’était au tour du grand commandement des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, de la Gendarmerie, de la Police et des Forces impartiales présentes en Côte d’Ivoire de se concerter à l’état-major. Même si rien n’a filtré de cette rencontre présidée par le chef d’état-major, le général de division Soumaïla Bakayoko, on peut deviner aisément qu’il s’est agi de peaufiner les stratégies pour juguler cette situation d’insécurité grandissante dans l’ouest montagneux du pays et prévenir d’éventuelles attaques de l’extérieure. Des mesures vigoureuses sont en cours pour régler, une fois pour toute, cette épineuse question de l’insécurité dans l’ouest du pays qui devient un talon d’Achille pour le nouveau pouvoir. Samedi, un détachement mixte composé d’éléments des Forces républicaines et de la Gendarmerie a été dépêché à la frontière du Libéria. A l’issue de la rencontre de samedi, le ministre Paul Koffi Koffi avait rassuré les ivoiriens que l’identité des assaillants sera très bientôt connue.

JERÔME N’DRI

jeudi 16 juin 2011

Répartition des portefeuilles ministériels – Anaky Kobena marque son total désaccord


Publié par Connectionivoirienne.net La Rédaction · 16 juin, 2011

Formation du gouvernement / Répartition des portefeuilles ministériels Anaky Kobena marque son total désaccord

Réuni en sa séance du 13 juin 2011, de 17 heures 30 mn à 20 heures, le Bureau Politique du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) s’est penché sur la situation socio-politique du pays deux mois après la fin de la crise post-électorale.

La campagne électorale du second tour de l’élection présidentielle a vu les militants et sympathisants issus de l’ensemble des formations politiques membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) faire cause commune et unique pour la victoire du Dr Alassane OUATTARA. Dans un élan de solidarité, de communion totale et dans un esprit d’effacement des différences, les militants et sympathisants du RHDP ont constitué sur le terrain une nouvelle conscience, qui nous a laissé espérer la naissance d’un nouveau peuple politique en Côte d’Ivoire. Il a été également noté la disparition totale des suspicions et des rancœurs du passé ; il y avait en gestation l’utopie « réalisable » de la transformation de l’essai en un grand parti unifié, avec déjà un programme de gouvernement commun avec ce creuset largement majoritaire de notables et de cadres du pays que comptent ces formations politiques. Mais hélas, très vite, il allait être donné d’assister à une trop rapide accumulation de mauvais signes.

Décembre 2010: la constitution du mini gouvernement de crise sans l’un des partis membres de l’Alliance, le MFA.

On ne peut justifier l’injustifiable, mais le contexte imposé par le refus de Laurent GBAGBO de se plier au verdict des urnes, ainsi que le souci collectif de ne pas laisser apparaître de failles au sein de la coalition du RHDP, ont contraint les militants RHDP à fermer les yeux et ne pas « évènementiser » un tel manquement.
Décembre 2010 à Avril 2011 : la déliquescence progressive de la consistance du Directoire du RHDP.
A côté du gouvernement de crise, de la Primature/Ministère de la Défense et du Chef de l’Etat, le Directoire du RHDP qui a maintenu la flamme et guidé la lutte sans relâche pendant plus de cinq années s’est progressivement vidé de sa substance. L’argument invoqué étant que la situation en période de crise armée, nécessite que seuls le gouvernement et les acteurs militaires devraient être informés de ce qui était important.
Notre grande frustration était d’être présent à l’Hôtel du Golf mais sans participer ou être utile à la cause du Golf ! On avait donc délibérément oublié que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux seuls militaires » ! Peut-on imaginer la frustration des nombreux responsables présents au Golf et sans plus!

Décembre 2010 à Juin 2011 : L’orientation et la coloration des nominations aux fonctions de l’administration publique.
Il n’y en a eu que pour le RDR, le PDCI RDA et les Forces Nouvelles comme si le MFA et l’UDPCI n’existaient pas. Le comble étant que, jusqu’à présent, il n’y a eu aucune réunion, même informelle, des Présidents des partis pour aborder ce sujet.

21 Mai 2011 : Cérémonie d’investiture du Président à Yamoussoukro
Le Directoire du RHDP en tant qu’organe n’a été ni associé, ni même informé. Il a fallu que le Président et ses collaborateurs sollicitent et obtiennent une audience auprès du Chef de l’Etat pour que ce dernier ordonne que cela soit corrigé.

21 Mai 2011 : Discours du Président Alassane OUATTARA et Interview à France 24
Aucune mention du RHDP, ni des partis qui le composent, PDCI RDA, RDR, UDPCI et MFA, seul le nom du Président Henri KONAN BEDIE a été évoqué.
Ensuite vient l’interview du Président de la République accordée à la chaîne France 24, là encore, pas de RHDP, le « Grand Allié » PDCI même a été réduit à la personne du Président Henri Konan BEDIE.

1er Juin 2011 : La Constitution du Gouvernement
Problème de forme : la concertation attendue entre les chefs de partis n’a pas eu lieu. C’est le Premier Ministre qui notifie à ces Chefs de Partis, de la part du Chef de l’Etat, ce qui est prévu pour leurs formations respectives. Ce détail a son importance, puisqu’ après le premier conseil des ministres, le Premier Ministre fera savoir que l’ère des Accords de Marcoussis est révolue. N’est-ce pas plutôt l’annonce que ce pouvoir qui démarre ne s’encombrera pas du lourd ballot que serait devenu le RHDP aujourd’hui ?

Second problème de forme et de fond : il a été « imposé », et des ministères, et des ministres choisis dans les partis sans l’avis des Présidents. Ce sont des pratiques idéales pour provoquer crises et divisions au sein des partis. Cela s’insert surtout à l’opposé de l’ambiance cordiale, fraternelle et de mutuel respect qui a prévalu au RHDP sur plus de cinq années. Veut-on délibérément provoquer des clashs au sein des partis alliés pour en faire des partenaires croupions ? En fait, le gros problème de fond réside dans la répartition des portefeuilles. Il y a un fort mécontentement au sein des partis alliés que sont le PDCI RDA, l’UDPCI et le MFA.
Pourquoi, les portefeuilles refusés par le Front Populaire Ivoirien (FPI) n’ont-ils pas servi à équilibrer et à se rapprocher de l’engagement initial de deux portefeuilles ministériels au moins par signataire ?
Par ailleurs, la « géopolitique » ayant toujours eu droit de cité dans la gouvernance ivoirienne, a-t-on pris le soin de veiller à ce qu’il y ait un juste équilibre Nord, Sud, Centre, Est et Ouest?
Il y a encore de vieux démons assoupis, qui ne demandent qu’à se réveiller. Il y a eu un jour une Charte du Nord, mais mettons tout en œuvre pour que ne surgisse jamais une Charte du Sud.

Conclusion

Cette situation suscite chez beaucoup d’Ivoiriens plusieurs interrogations, à savoir :
-Veut-on encore ou pas du RHDP ?
-Estime-t-on qu’une fois le régime de Laurent GBAGBO déchu, cette alliance n’a plus de raison d’être ?
-Est-ce à la chute de Laurent GBAGBO que se résumait l’esprit RHDP ? Quid de l’idéal « Houphouetien » de paix, d’union, de travail, et de développement ? Quid du rêve constant de faire de la Côte d’Ivoire une nation pilote et leader ?
-Quand et comment le RHDP a-t-il été créé, et à quoi répondait-il ?
-Est-ce déjà la fin du formidable nouveau souffle politique que constituait le RHDP, et qui devait porter la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens vers de grands horizons pour au moins trente ans ?
-Qu’a-t-on fait pour la jeunesse qui a payé un si lourd tribut dans cette crise ?
-Les femmes ont-elles été utilisées comme chair à canon pour n’être reléguées qu’aux fourneaux ?

Toutes ces questions interpellent en premier lieu les leaders du RHDP, mais c’est à partir de la réponse du Président de la République, SE Alassane OUATTARA, qui est au pouvoir, que tout va se décider.


Le Dr Alassane OUATTARA, élu Président de la République sous la bannière du RHDP, est désormais le premier croisé de cette cause, et son premier défenseur. La réalisation du grand projet du RHDP unifié ne peut que lui assurer des armes politiques et sociales pour la réussite de son mandat, et certainement la garantie d’un autre mandat. Toute volonté ou velléité de voir l’éclatement ou la disparition de la grande force politique que constitue le RHDP ne peut que répondre au souci de certains groupes politiques de ce pays de se tailler des parts de pouvoir à relent hégémonique ; il peut en effet être tentant de rêver à s’organiser pour obtenir une majorité à la prochaine assemblée nationale et gouverner ensuite en roue libre. Espérons qu’au sortir de toutes les graves crises que connaît la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie, la raison et surtout le bon sens se réveilleront. Le mandat du Président Alassane OUATTARA ne fait que commencer, rien n’est encore tard !

Fait à Abidjan, le 13 juin 2011
Le Bureau Politique
----
DES RÉACTIONS SUR PLACE

BEN COUL dit :

» Hier en Afrique du sud, notre Nelson Mandela avait rassuré la communauté blanche et a eu l’idée de ne pas engager la chasse aux sorcières d’une race contre une autre. En Côte d’Ivoire les premières nominations font déjà peur à une grande partie del’opinion ivoirienne.

Ils sont nombreux ceux qui avouent leur peur d’une dioulatisation de la Côte d’Ivoire et de ses institutions comme aux temps de l’Akanité sous les régimes corrompus de Félix Houphouët-Boigny et surtout d’Henri Konan Bédié, le père de l’ivoirité en politique.

Cette période fut triste pour tous les ivoiriens, car ce fût la cause du coup d’Etat du jeudi
24 décembre 1999.

Observons dans le cadre ethno tribal le sens des premières nominations du Président Allassane Ouattara :

Ambassadeur aux USA : Daouda Diabaté
Ambassadeur aux nations unies à New york : Bamba Youssouf
Ambassadeur de Côte d’Ivoire à paris : Ali Coulibaly
Groupement de la sécurité présidentielle : Lieutenant Colonel, Vagondo Diomandé

Directeurs des services publics et sociétés parapublics
DG de la Loterie nationale: Issiaka Koné
DG de la société Abidjanaise de transport (sotra): Bouaké Meité
DG de la filière Café Cacao: Mme Massandjé Touré
DG des Douanes de Côte d’Ivoire: Col. Issa Coulibaly
DG du trésor de Côte d’Ivoire: Adama Koné
DG de la caisse nationale d’épargne: Mamah Diabagaté
Agent comptable du trésor de Côte d’Ivoire: Kader Coulibaly
DG du port de San Pedro: Hilaire Lamizana
DG des postes de Côte d’Ivoire: Konaté Mamadou
DG de la Banque pour le développement Agricole: Lacina Coulibaly

Ne parlons même pas du gouvernement de Soro Guillaume. On a l’impression que c’est la revanche des groupes ethniques du nord de la Côte d’Ivoire, les malinkés, les koyagas et les sénoufos, contre le reste des ivoiriens. Cette liste n’est pas exhaustive, et montre qu’on est entrain de répéter les mêmes erreurs qui ont provoquées la faillite de l’Etat un
peu partout en Afrique.

Car ici ce n’est pas de la compétence qu’il s’agit. C’est l’ethnie et la région d’origine qui sont les critères de base de ces nominations.

Ces nominations sont-elles faites dans le sens de l’intérêt national ou pour l’immédiat de quelques uns, tous de la même région et du même groupe ethno tribal? »
-----
PeaceAndLove dit :


Si la situation décrite dans cet article est réelle, alors il faut que cela soit corrigé par le PR. Le non respect de la parole donnée est source de gros conflits. Alors Monsieur le Président resté grand en respectant ce que vous avez promis.

@Maraka, merci d’avoir rattrapé notre frère Efo.
----
Pangloss dit :
Le cheval de Troie (RHDP)n’avait qu’un seul objet : permettre au loup(RDR) déguisé en agneau de pénétrer dans la bergerie.
L’objectif atteint ,qui se soucie aujourd’hui de la carcasse du cheval ayant servi de transport ?
Ceux qui ne sont pas du RDR et qui ont des postes ministériels sont assis sur des sièges éjectables, c’est à eux que s’adressent principalement les menaces de renvois qui planent sur la tête des ministres qui seront convaincus de vol.
Si c’est pour manger que vous réclamez des postes de ministre,vous finirez en taule.
----
Macgregor dit :
cet article n’est pas écrit par un journaliste professionnel; mieux qui ne connait pas le dossier Ivoirien.la situation est encore fragile; cela demande beaucoup de temps et de patience pour que tout redevienne normale, alors on pourra parler de promesse à tenir, engagement à respecter; pour le moment nous parrons aux plus urgents ordonner le désordre imposé par les LMPistes. soyons tous patient et tolérant dans nos actes et parole. Dieu bénisse la CI
----
kpesekpese dit :
Dure, dure, le partage du gâteau, surtout si ce partage repose sur un pacte léonin non écrit entre les différents candidats au partage.

Ivoiriennes, Ivoiriens, on peut servir son pays à tous les niveaux à moins que voulant entrer dans les gouvernements coûte que coûte l’on ne veuille se servir!
----
oscar dit :
RHDP, s’il vous plaît, restez unis comme le voulait le premier président de la CI avant sa mort. Si vous vous divisez alors le diable reviendra pour règner encore. La bataille n’est pas encore gagnée pour l’instant. Apprenez à vous parler et à vous ecouter et à prendre de bonnes decisions dans l’ensemble du RHDP dans la sagesse sinon le RHDP sera ridiculisée comme jeu d’enfant. Suivez la devise qui est: Union-discipline-travail pour la memoire de Félix Houphouët Boigny.
-----
Maraka dit :
@ Efo
Miaka O(reto est libre et Sangaré Aboudramane est en prison. Ou bien Sangaré Aboudramane pèse moins lourd que Affi parce qu’il est Sangaré Aboudramane?
Pourquoi voulez-vous deliberement tordre le cou à notre histoire recente?

vendredi 8 avril 2011

Message à la Nation: la Déclaration du Président de la République SEM Alassane Ouattara

© Autre presse
Message à la Nation: la Déclaration du Président de la République SEM Alassane Ouattara



Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes Chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,

La Côte d’Ivoire, notre cher pays, est plongé dans une crise postélectorale sans précédent depuis plus de quatre mois.

En effet, après dix années de souffrance, les ivoiriens se sont massivement rendus aux urnes le 28 novembre 2010, pour élire le Président de la République et vous avez porté votre choix sur ma modeste personne.

Alors que nous étions en droit d’attendre une alternance démocratique par un transfert pacifique du pouvoir, notre pays traverse une grave crise, à cause du refus du Président sortant Monsieur Laurent Gbagbo et son clan de se plier au verdict des urnes et respecter ainsi la volonté du peuple ivoirien.

Face à cette situation inédite, la Communauté Internationale, à travers les organisations régionales et continentales africaines que sont la CEDEAO et l’UNION AFRICAINE, a entrepris de multiples médiations en vue de trouver une issue pacifique à cette crise par la voie diplomatique.
Toutes ces médiations, appuyées par des initiatives de personnalités de haut rang et de bonne volonté, ont échoué.

Afin de donner une dernière chance à la Paix, un Panel de Haut niveau, composé de Chefs d’Etat, représentant les cinq régions du continent, a été mis en place par l’Union Africaine, en vue de trouver une solution définitive de sortie de crise.

Ce Panel a rendu le 10 mars dernier, à Addis-Abeba, les conclusions de ses travaux qui réaffirment mon élection à la Présidence de la République et proposent une feuille de route pour une résolution pacifique de la crise postélectorale.

Ces décisions ont constitué le socle de la Résolution 1975, par laquelle le Conseil de Sécurité des Nations Unies reconnait également mon élection et engage les forces impartiales présentes en Côte d’Ivoire à agir urgemment, pour protéger les civils en raison des tueries et des massacres à grande échelle.

Malgré mes nombreux appels et ceux de la Communauté Internationale, le Président sortant n’a pas tenu compte des recommandations de l’Union Africaine et il a continué de multiplier les actes de défiance et de violations graves des droits de l’homme, en massacrant, à l’arme lourde, des populations civiles.

C’est dans ce contexte, que les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, créées par ordonnance du 17 mars 2011 et composées des Forces Armées Nationales et des Forces Armées des Forces Nouvelles, ont entrepris, conformément à leurs missions, d’intervenir pour protéger les populations civiles, pacifier le pays et rétablir la légalité.

Dans le cadre de cette action, l’intérieur du pays a été pacifié et les populations y vivent en toute sécurité et en parfaite harmonie.

Je voudrais donc, en votre nom, exprimer notre reconnaissance aux Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, pour avoir accompli leur devoir.

Je les exhorte à être exemplaires dans leurs comportements et à s’abstenir de tout crime, de toute violence contre les populations ou de tout acte de pillages. Tous ceux qui seront impliqués dans de tels actes, seront punis.

Mes chers compatriotes,

Depuis leur entrée dans la ville d’Abidjan le jeudi dernier, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont été rejointes par leurs frères d’armes des ex-Forces de Défense et de Sécurité, pour entreprendre la pacification de la ville et le retour à l’état de droit dans notre pays.

Cette opération devait permettre à tous les ivoiriens de tourner définitivement la page de la crise postélectorale.

Malheureusement, l’entêtement du Président sortant a plongé la ville d’Abidjan dans une crise sécuritaire et humanitaire grave.

Depuis une semaine, les habitants d’Abidjan vivent enfermés chez eux, dans la peur, avec des difficultés quotidiennes de plus en plus insoutenables, que ce soit au niveau de l’approvisionnement en eau et en électricité, qu’en produits vivriers et en médicaments.

De plus, les miliciens et mercenaires à la solde de Monsieur Laurent Gbagbo ont instauré un climat de terreur et d’insécurité dans la ville et entrepris de vastes opérations de pillages.

Mes chers compatriotes,

Afin de mettre un terme à vos souffrances quotidiennes, j’ai instruis le gouvernement de prendre des dispositions pour assurer la sécurité des populations et des mesures immédiates pour l’amélioration de votre quotidien.

A cet égard, je me suis entretenu ce matin avec le Général Kassaraté, Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale et le Général Brindou, Directeur Général de la Police Nationale ; je leur ai demandé de prendre toutes les dispositions, en collaboration avec les Forces Impartiales, pour assurer le maintien de l’ordre et la sécurité des biens, des personnes et de leurs déplacements.
Il s’agira également de sécuriser l’acheminement des vivres dans les marchés et les surfaces commerciales et des médicaments dans les hôpitaux et les centres de santé.

Compte-tenu des dégâts causés par les évènements de ces derniers jours sur le réseau d’eau et d’électricité, j’ai demandé au Président de la CIE et de la SODECI que des réparations rapides soient effectuées.

J’ai saisi le Gouverneur de la BCEAO pour la réouverture de ses agences en Côte d’Ivoire, en vue d’assurer une reprise des opérations dans toutes les banques et permettre le règlement des salaires et des arriérés de salaires dans les plus brefs délais.

J’ai demandé que les sanctions de l’Union Européenne sur les ports d’Abidjan et de San Pedro et sur certaines entités publiques, du fait du régime illégitime de Monsieur Laurent Gbagbo, soient levées.

J’ai également instruis le Ministre des Mines et de l’Energie de prendre les dispositions pour la mise en route de notre raffinerie, la SIR et d’assurer dans l’intervalle un approvisionnement régulier du marché en gaz butane et en carburant.

Quant au Président sortant Monsieur Laurent GBAGBO, qui s’est retranché dans la résidence présidentielle de Cocody avec des armes lourdes et des mercenaires, un blocus a été établi autour de ce périmètre, afin de sécuriser les habitants de ce quartier.

Enfin, le couvre-feu en vigueur sera allégé à partir de demain vendredi 8 avril, en vue de permettre un retour progressif à la normalité.

Mes chers compatriotes,

Ces décisions prioritaires ont pour objectifs la sécurisation des populations, la reprise progressive de l’activité économique et un retour à une situation normale qui permettra de panser peu à peu les plaies de cette grave crise postélectorale.

Je voudrais, à nouveau, m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes.

Je présente mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, et j’exprime ma profonde compassion aux blessés, tout en leur souhaitant un prompt rétablissement.

Je voudrais vous donner l’assurance que la lumière sera faite sur tous les massacres et tous les crimes, que nous condamnons avec la plus grande fermeté.

Nous avons constitué une Commission nationale d’enquête, dont les résultats seront rendus publics et les auteurs des crimes perpétrés seront lourdement sanctionnés.

De plus, toutes les dispositions seront prises pour permettre une collaboration exemplaire avec les juridictions internationales et les organisations des droits de l’homme, afin d’enquêter, de poursuivre, de juger et de punir sévèrement les auteurs de ces agissements inqualifiables.

A toutes celles et à tous ceux qui ont été victimes de pillages et de dégradations de leurs biens, je voudrais exprimer ma solidarité et les assurer que nous prendrons bien évidemment des dispositions pour leur dédommagement.

Mes chers compatriotes,

En ces moments décisifs de l’histoire de la Côte d’ivoire, je veux m’adresser à chacun et à chacune d’entre vous.

Je voudrais tout d’abord remercier chaleureusement mon ainé, le Président Aimé Henri Konan Bédié, pour ses conseils avisés et le soutien constant qu’il m’a toujours apporté.

Je félicite le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Guillaume Kigbafori Soro, pour son action à la tête du Gouvernement et je lui renouvelle ma confiance.

Je remercie enfin la Communauté Internationale, qui s’est tenue à nos côtés durant tout le processus de retour à la démocratie dans notre pays et depuis le déclenchement de la crise postélectorale.

Ivoiriennes, ivoiriens,
Chers frères et sœurs,

Du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, que vous soyez chrétiens, musulmans ou de toute autre confession, que vous ayez voté pour moi ou pas, j’en appelle solennellement à votre sens de la responsabilité et de la dignité, qui a toujours caractérisé notre peuple.

J’invite tous mes compatriotes à s’abstenir de tout acte de vengeance et de représailles.

Sachons trouver, dans les valeurs de pardon et d’amour que nous a toujours enseignées le Président Félix Houphouët-Boigny, les ressources nécessaires pour nous rassembler et rebâtir ensemble la Côte d’Ivoire, dans la paix et la fraternité retrouvée.

La Côte d’Ivoire est une et indivisible. Elle appartient à tous ses fils et toutes les filles et c’est ensemble que nous la rebâtirons.

Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,

Je renouvelle encore aujourd’hui mon serment d’être le Président de tous les Ivoiriens, d’être le protecteur de toutes les populations vivant dans notre beau pays et de travailler avec la dernière énergie au bonheur de tous.

Alors levons-nous pour engager ensemble, les chantiers de la reconstruction de notre pays.

Faisons-le par amour pour notre patrie et en mémoire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur, pour la restauration de la démocratie et de la paix.

Remettons nous tous à la tache pour bâtir dès à présent la Côte d’Ivoire nouvelle, celle du progrès et du développement.

Mes chers compatriotes,

Je vous ai promis un grand pays en cinq ans. Un pays de paix et de prospérité. Ensemble, nous le réaliserons. Faites-moi confiance.

Vive la République!
Vive la Côte d’Ivoire !
Que Dieu bénisse notre beau pays

jeudi 7 avril 2011

Ralliement, défection, offensive…le vocabulaire de la crise change

Images_carte_ciEn bleu l'ancienne ligne de front, en rouge la ligne de front au 30 mars, en vert la ligne de front du 31 mars

« Que ceux qui veulent nous rejoindre le signifient et que ceux qui veulent regagner Abidjan pour défendre Gbagbo le disent : vous êtes libres de partir ». Voici la phrase que Chérif Ousmane, le com-zone de Bouaké des ex-FAFN a prononcé aux troupes fidèles à Laurent Gbagbo lors de la prise de Tiébissou. Les combats ont été plus violents qu’à Yamoussoukro selon les témoignages recueillis auprès des populations. « Des jeunes miliciens ont tenté de s’opposer aux FRCI et ces derniers n’ont pas eu pitié d’eux : ils ont tué plusieurs et fait des prisonniers » témoigne un habitant de Sosrobougou (quartier de Tiébissou). L’avancée des FRCI et la prise des villes sans résistance jette les bases d’interprétations diverses : pour le camp Ouattara il s’agit de ralliement et pour le camp Gbagbo les troupes opèrent un replie stratégique vers le sud. Les deux camps ont raison : il y a des ralliements aux FRCI mais aussi des éléments qui se reconnaissent toujours en Laurent Gbagbo. « Pour ceux qui partent, le prochain face à face sera moins reluisant » affirme un autre soldat lors de la prise de Bouaflé. Ce replie des forces pro-gbagbo vers Abidjan fait craindre aux habitants de la capitale des affrontements plus violents dans les jours qui viennent. Les Abidjanais s’inquiètent du fait qu’ils pourraient vivre la bataille la plus sanglante de cette offensive.

Sur les pillages et tueries attribués aux FRCI, le Général Gueu Michel, commandant du fuseau ouest des FRCI s’est voulu clair. « Nos jeunes sont en mission avec des instructions très fermes : ils ne s’attaquent ni à l’ONUCI, ni aux populations civiles ». Lors de la prise des villes il y a du cafouillage qui occasionne des vols et autres pillages comme à Yamoussoukro. A ce niveau, les FRCI ne manquent pas de neutraliser les troubles fête lors des opérations de ratissage. L’appel au cessez-le-feu lancé par le camp Gbagbo n’a pas eu d’écho favorable auprès des FRCI et leur premier responsable, Soro Guillaume Ministre de la défense d’Alassane Ouattara qui pilote depuis Bouaké les opérations militaires visant à libérer le pays n’a pas mâché ses mots : « Laurent Gbagbo a quelques heures pour quitter la présidence, je dis bien quelques heures ». Aussi les paysans pourront enfin se libérer des 15% de production de cacao et de café restant sur la grande récolte car cette nuit le port de San-pédro est tombé aux mains des FRCI qui contrôle désormais 2/3 du territoire Ivoirien. Laurent Gbagbo attendu hier pour un discours à la Nation a encore gardé le silence. L’ONU de son côté est passé au vote à l’unanimité d’une nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire accentuant les sanctions sur Laurent Gbagbo et ses principaux conseillés et autorisant l’ONUCI a employer la force pour neutraliser tous ceux qui utilisent des armes lourdes sur les civiles. A ce titre l’ONUCI a déjà empêché des individus d’utiliser des armes lourdes à Abidjan en neutralisant ces derniers.

lundi 28 mars 2011

Les points des situations: Caserne d’Agban, Anyama, Abobo, Williamsville, Ouest…

COMMUNIQUÉ

République de Côte d’Ivoire
Union-Discipline-Travail
Cabinet du Ministère de la Défense
Le Porte parole

COMMUNIQUE

N° 023 du 27/03/11/CAB-PM-MD/PP

RELATIF A LA SITUATION À L’OUEST, ANYAMA, ABOBO ET WILLIAMSVILLE, ET A L’INCIDENT SURVENU À LA CASERNE DE GENDARMERIE D’AGBAN

POINT DE LA SITUATION

A L’OUEST

- Mouvements des populations

Les populations guérées de Bloléquin, Guiglo et Duékoué ont fui par centaines pour se réfugier dans les localités de Bangolo, Logoualé, Sangouiné et Man, sécurisées par les Forces Républicaines.

Leçon à tirer de ces exodes massifs et quotidiens :

• Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire sont les seules capables
de garantir, au plan sécuritaire, la tranquillité et le bien-être des populations, sans distinction d’origine, vivant en Côte d’Ivoire.

• Le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Monsieur Guillaume
Kigbafori SORO, fait connaître aux cadres de la Région du Moyen Cavally que les erreurs qu’ils ont commises, en recrutant des mercenaires libériens et en formant des milliers de miliciens, peuvent être rattrapées.

Il s’agit pour eux de se mettre à la disposition de la République et du Chef de l’Etat, Son Excellence Alassane OUATTARA, pour reconstruire la Côte d’Ivoire et, plus particulièrement, la vaste et riche région de l’Ouest.

- Activités des Forces Républicaines

L’objectif étant de créer les conditions du retour des populations dans leurs villages, campements et champs, les Forces Républicaines multiplient les patrouilles à travers tout le département de Bloléquin.
Ainsi, le samedi 26 mars, vers 18 heures, les miliciens et mercenaires libériens qui tentaient d’attaquer le poste de surveillance des Forces Républicaines de SADA, village situé à environ 20 km à l’Ouest de Guiglo, ont été mis en déroute.

Bilan :
• Côté Forces Républicaines : six (06) blessés ;
• Côté miliciens et mercenaires pro-GBAGBO : trente deux (32) tués et plusieurs blessés.

- Visage de la ville de Guiglo

Chef lieu de région, Guiglo présente un bien piteux visage. Les mercenaires et miliciens pro-GBAGBO y règnent en grands maîtres.

Les biens des personnes emportés et les magasins saccagés.

A ABOBO ET ANYAMA

Le samedi 26 mars, de 16 heures à 20 heures, les forces pro-GBAGBO ont poursuivi les tirs d’obus sur la commune d’Abobo et la Sous-préfecture d’Anyama. Ces tirs, toujours conduits par le Chef d’Escadron ABEHI Jean Noël, ont fait au moins deux morts et plusieurs blessés.

A WILLIAMSVILLE

Livrés à eux-mêmes, les miliciens armés de kalachnikov, passent de cours en cours, terrorisent les populations et les dépossèdent de leurs biens.

 INCIDENT SURVENU À LA CASERNE DE GENDARMERIE D’AGBAN

Le vendredi 25 mars 2011, après son échec cuisant d’Abobo-Samaké, le Chef d’Escadron ABEHI a fait séquestrer le Lieutenant Colonel AKA N’dri Benjamin, commandant le groupe Escadrons à Agban.

Il a été tenu pour responsable de :

• La mort de 04 combattants et 02 blessés, tous gendarmes ;
• La perte de 02 engins dont un VAB et un RG12 ;

Il a été rudoyé de violents coups puis traîné dans la cour bitumée de la Légion Mobile, le tout accompagné de tirs à l’arme automatique, ce qui a fait penser à la population abidjanaise qu’il y avait une mutinerie à Agban. Le Lieutenant Colonel AKA a eu la vie sauve grâce à deux Officiers subalternes de passage au moment des faits. Il sera jeté en prison sur ordre de ABEHI, avant d’être libéré plusieurs heures après.

Devant un tel acte si grave, le Premier Ministre, Ministre de la Défense, soucieux de rebâtir une Armée digne de ce nom, s’indigne et condamne ce comportement de miliciens au sein d’un corps pourtant constitué.

Il rappelle aux soldats encore sceptiques que le régime totalitaire de Monsieur Laurent GBAGBO est bel et bien fini. D’où l’urgence de se mettre à la disposition de la République et du Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA et le peuple de Côte d’Ivoire.

Pour le Premier Ministre, Ministre de la Défense, il n’y a plus de discipline, plus de respect de la hiérarchie, donc les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire n’existent plus.

Il n’y a qu’un groupe de miliciens à la solde d’une personne et son clan.

Alors, à ces Officiers, Commissaires de polices, Sous-officiers et militaires du rang, indignes, impénétrables aux conseils et appels au ralliement, organisés, depuis quelques jours, en plusieurs escadrons de la mort,

- Pensez-vous qu’une fois installé, le Chef de l’Etat, Chef Suprême
des Armées, ignorera tous ces exactions et assassinats que vous avez perpétrés ?

- Sachez que vous êtes tous connus :
 Ceux qui ont tué et en possession des véhicules de leurs victimes,

 Ceux qui s’habillent en boubou pour aller supprimer des vies
humaines au sein des populations musulmanes,

 Tous ceux de la Garde Républicaine de Treichville, qui violent
l’intimité des personnes déjà traumatisées pour les déposséder de leurs derniers billets de banque et se rendent dans un coin du Palais de la Culture pour faire le partage, sachez que le Premier Ministre, Ministre de la Défense, en est largement informé ; il sait combien chacun a reçu du million cinq cent mille extorqué ce jour là.

 Vous êtes suivis dans tous vos faits et gestes. A titre d’exemple, ce jour, 27 mars 2011, quatre soldats de la Garde Républicaine :

 Adjudant Chef KOBO Gokou,
 Sergent Chef KOUDOU Jean-Marie,
 Sergent Chef ALEGUY Ferdinand,
 Caporal KOUADIO Raymond,

accompagnés d’un homme de main de BLE Goudé, ce sont rendus à Tabou pour chercher des armes et recueillir d’autres mercenaires.

- Non, messieurs, en tirant à l’arme de guerre sur des femmes et enfants aux mains nues, vous avez commis des crimes contre l’humanité.

- Pour avoir organisé des attaques contre les troupes des Nations Unies en Côte d’Ivoire, vous serez poursuivis pour crime de guerre.

Chacun d’entre vous paiera de la manière la plus exemplaire possible.

C’est le lieu pour le Premier Ministre, Ministre de la Défense, d’inviter tous les gendarmes et policiers de toutes les villes de l’intérieur du pays et d’Abidjan, à se tenir prêts pour sécuriser les populations une fois les miliciens et mercenaires mis hors d’état de nuire.

Les populations devraient pouvoir passer d’une étape de massacres, de souffrance et d’humiliation de toutes sortes à une étape de joie, de paix et de justice.

Fait à Abidjan, le 27 mars 2011

P/Le PM, Ministre de la Défense
Le Porte-parole

Capitaine ALLA Kouakou Léon
Source:lavoixdugolf.org

Côte d’Ivoire – Anaky KOBENA rompt le silence: « Chers compatriotes, Laurent Gbagbo a perdu les élections selon les règles du jeu démocratique »


La vie humaine est sacrée, défendons-la !
Chers compatriotes, Laurent Gbagbo a perdu les élections selon les règles du jeu démocratique ; il ne se gêne d’ailleurs pas pour le reconnaître en privé ; nous Ivoiriens, nous n’avons pas à nous embarrasser d’autres considérations.
La Côte d’Ivoire appartient à nous tous, originaires du Nord, du Sud, du Centre, de l’Ouest et de l’Est ; cette mosaïque est riche de sa diversité; mais, nous aurions dû tous deviner que Laurent Gbagbo n’accepterait jamais de quitter le Palais Présidentiel, symbole du pouvoir, surtout après avoir fait de cela une obsession pendant trente(30) ans de guérilla syndicale et politique jusqu’à son irruption calamiteuse au pouvoir en 2000 ; les dix 10) années de gouvernance aussi stériles que chaotiques, et la prise de conscience de son échec, l’ont emmuré dans la fixation paranoïaque de continuer à la tête de l’Etat dans l’espoir de parvenir à réaliser un bilan exceptionnel qui lui ouvrirait grandes, et les portes de l’histoire, et celles du panthéon des grandes gloires de l’Afrique.
Ne vous y trompez donc pas, Ivoiriennes et Ivoiriens, quel qu’aurait pu être le vainqueur : BEDIE, MABRI, WODIE, Gnamien KONAN, ANAKY etc…Laurent Gbagbo aurait eu le même comportement et n’aurait jamais accepté de libérer le pouvoir…ainsi, tous les treize autres candidats à cette présidentielle étaient donc des ALLASSANE OUATTARA en puissance. Peut-on imaginer QUASIMODO déménager des tours de Notre Dame de Paris ?
Ivoiriennes, ivoiriens, est ce que nous prenons la bonne mesure du sort qui nous est fait par Koudou Gbagbo et le dernier carré de LMP ?
Constatons ensemble : les enfants ne peuvent plus aller à l’école (même les petits japonais ont repris le chemin de l’école après le tremblement de terre et le Tsunami, car il y va de l’avenir de leur pays) ; la Côte d’Ivoire n’a plus d’usines et d’entreprises qui fonctionnent, les ports sont vides, les marchés ne sont plus approvisionnés, le gaz manque et le charbon se raréfie. Abidjan est devenue une ville fantôme, les ivoiriens fuient leurs propres villages et villes sans garanties du lendemain.
Lorsque Blé Goudé déclare que l’état major des armées attend les « patriotes » pour leur donner des armes, c’est tout simplement un code, un mot de passe, pour dire que désormais, ces derniers peuvent, au grand jour, sortir les armes déjà reçues et s’en servir sans retenue et en toute impunité…et c’est ainsi que tous les jours, on tue, on tue et on tue encore…
La Côte d’Ivoire, pays aux multiples plaisanteries débridées et pacifiques-Guéré mange, Agni boit, Attié tue escargot avec fusil, policier Senoufo est bête etc. – Cette Côte d’Ivoire là, en est réduite à voir ses enfants s’entretuer au seul motif de leurs ethnies !
La Côte d’Ivoire, terre traditionnelle d’hospitalité et de métissage, peut-elle supporter qu’un Burkinabé, qu’un Mauritanien, qu’un Nigérien….ainsi que tout autre frère Ouest Africain- ils sont des millions à partager notre vie au quotidien- soient assassinés ou « braisés » au seul motif de leurs origines ?
Mais voila : nous avons tous appris avec stupeur, il y a seulement quelques jours, qu’un vétérinaire a succombé à la charge d’un bélier qui l’a éventré au moment où il devait l’examiner ; l’animal, croyant sa vie menacée, s’est défendu en chargeant ; la leçon de cette histoire est simple ; la vie n’a pas de prix, et même les animaux nous l’enseignent !
Ivoiriennes, Ivoiriens, frères et sœurs vous qui avez voté et gagné dans les urnes, ne gardez plus le silence, et surtout, déposez vos valises et baluchons ; revenez sur vos pas dans vos quartiers et habitations, et armez vous de ce qui a pu pousser un mouton à passer à l’attaque …. Il s’est cru mort, perdu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui, et il a simplement eu un dernier sursaut : l’’instinct de vie …
Quel pays est donc la Côte d’Ivoire pour que ce soient ceux qui ont raison et sont dans leur droit, et qui en plus sont la majorité et ont rallié à leur cause pratiquement tous les militaires, gendarmes et policiers, qui vivent dans la terreur et fuient comme des bêtes traquées devant les séides de la minorité ? Le moment n’est-il pas grandement venu d’inverser le mouvement ?
Les « patriotes », les mercenaires et les fonctionnaires des services de défense et de sécurité se déclarant loyales à Laurent Gbagbo – mais qui sont en fait félonnes vis-à-vis de la Côte d’Ivoire- sont certes surarmées, mais nous savons tous que la première des armes, l’arme la plus puissante et la plus sûre, est la volonté et la détermination de se battre pour défendre au moins sa vie et celle se ses proches.
Devant les mêmes tueries, aussi gratuites qu’aveugles, et qui n’en finissaient pas, des citoyens se sont spontanément constitués à ABOBO, YOPOUGON, KOUMASSI…et ont commencé à donner la réplique ; ceci avec très peu de moyens et souvent les mains nues ; depuis deux mois, ils ont redonné espoir à la Nation ivoirienne, résignée dans son martyre, et le doute et la peur ont commencé à changer de camp.
Le monde entier a ainsi réalisé qu’il restait encore une âme et une volonté de vie en Côte d’Ivoire, et si nous devions un jour être assistés dans notre lutte par des forces extérieures, cela ne se produira qu’après que nous ayons nous mêmes crânement engagé la lutte et prouvé que nous voulons vivre ;
Les peuples de Tunisie et d’Egypte ont pu arracher leur libération, chacun au prix d’un sacrifice de moins de deux cent vies humaines… Le Tout Puissant saurait-il resté insensible au désespoir des ivoiriens qui ont déjà payés trois fois plus ? Il saura être miséricordieux pour les pauvres ivoiriens et libyens confrontés à la même folie meurtrière…
Le peuple libyen est aujourd’hui assisté dans les combats contre les avions et les blindés ; le tour des ivoiriens ne sauraient tardé…
Que dès aujourd’hui, dans chaque quartier, ceux qui ont refusé de fuir et d’abandonner leurs maisons et leurs biens, constituent un comité citoyen de défense et de survie, avec tous les hommes en âge de se battre.
Que dans tous les quartiers, tous ceux qui ont déjà lutté et ont fait brillamment leurs preuves sur le terrain dans les combats de ces dernières semaines et les FDS qui ont rejoint la République, prennent l’initiative de l’organisation et de l’encadrement de ce mouvement ; qu’ils ne prennent en considération que la défense de leur vie et de celle de leurs proches et rien d’autres ; ce comité qui sera une sorte de police populaire, aura en charge de protéger les vies des populations contre les « patriotes », les milices et les mercenaires, et frappera également et durement les voleurs et pillards de maisons abandonnées ; toute manifestation de rue doit être momentanément écartée pour éviter de s’offrir en chair à canon aux blindés lourds de Laurent Gbagbo ;on constate d’ailleurs, ces derniers temps, que le mythe et la terreur qu’inspirent ces blindés lourds sont en train de reculer ; en effet, nos jeunes volontaires commencent à connaître et à appliquer leurs « médicaments » ; les Ivoiriens sauront adapter les formules des Juifs du ghetto de Varsovie ou, plus près de nous, des Vietnamiens.
Que désormais, les rivalités de clans et les batailles de chef n’aient plus droit de cité ; c’est même un crime face à la situation dramatique que vivent nos populations….
Faites le, et vous verrez qu’en moins d’une semaine, les hordes de « patriotes » se seront évaporées ou fondues dans la nature, car votre supériorité sur le terrain viendra de votre volonté de vie et de survie, pour vous, pour vos enfants et pour toute votre famille. La Côte d’Ivoire sera alors gouvernée et la paix chère à tous reviendra. Avec en prime, le développement. N’attendez pas, n’attendez plus, faites vite ! ……Notre pays doit revivre et retrouver son lustre d’antan.
Cette guerre pour la survie a été imposée aux populations ivoiriennes par un Gbagbo qui compte sur cette diversion pour retarder la résultante inéluctable des élections, à savoir que celui qui a gagné entre au Palais, et celui qui a perdu lui cède la place ; en attendant que ceux qui doivent s’occuper de libérer le Palais Présidentiel et la RTI passent à l’action, les Ivoiriens doivent rester en vie et vivre dans la quiétude.
Ivoiriennes, Ivoiriens, gardez intacte la flamme de l’espoir et de la confiance car tout ce cauchemar ne sera très bientôt qu’un mauvais souvenir.
QUE DIEU BENISSE LA COTE D’IVOIRE !
KOBENA I. ANAKY, Député de Kouassi-Datékro, Président du MFA

mardi 22 février 2011

CRISE IVOIRIENNE: VIDEO DE LA BARBARIE DU CAMP GBAGBO

ATTENTION images choquantes - Appel au soulèvement populaire du RHDP : Victimes des FDS du camp Gbagbo à Koumassi

samedi 19 février 2011

Abidjan: gaz lacrymogènes contre des manifestants pro-Ouattara

© Reuters par DR
A tyre set on fire by pro-Ouattara supporters burns in the Koumassi neighborhood in Abidjan on February 19, 2011. Security forces loyal to Ivory Coast strongman Laurent Gbagbo fired tear gas today to disperse several hundred rallying supporters of his rival Alassane Ouattara. The mostly young protesters fled after security forces fired the tear gas as they attempted to march to Inch`Allah square in the Koumassi neighbourhood of the capital.


ABIDJAN - Plusieurs centaines de jeunes manifestants partisans d`Alassane Ouattara ont été dispersés samedi matin à Abidjan à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l`ordre fidèles au chef de l`Etat sortant Laurent Gbagbo, a constaté un photographe de l`AFP.

Alors qu`ils tentaient de rejoindre la place Inch`Allah, dans le quartier
populaire de Koumassi (sud), plusieurs centaines de jeunes ont dû battre en
retraite quand les policiers ont recouru aux gaz lacrymogènes.

La place a été ensuite complètement bouclée par des dizaines de membres des
Forces de défense et de sécurité (FDS). Après avoir reculé, les jeunes se sont
retrouvés par petits groupes au bord des rues à proximité.

Dans les environs de la place, les rues n`étaient plus parcourues que par
de rares voitures.

Sur la voie principale menant à la grande place, des manifestants avaient
auparavant jeté des ordures et enflammé des pneus.

"Ils vont devoir nous tuer tous aujourd`hui, nous n`accepterons pas ça
parce qu`Alassane a gagné les élections!", lançait un jeune manifestant.

Le camp d`Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par une grande
partie de la communauté internationale après les élections de novembre, a
appelé à des rassemblements samedi à travers le pays et en particulier à
Abidjan, pour une opération baptisée "trop c`est trop, Gbagbo dégage".

Le gouvernement Gbagbo a répliqué en décrétant vendredi soir un couvre-feu
nocturne pour tout le week-end dans le pays, dont il ne contrôle toutefois que
la moitié sud depuis le putsch raté de 2002, le nord étant aux mains de
l`ex-rébellion alliée à M. Ouattara.

Le couvre-feu était déjà en vigueur depuis plusieurs semaines dans les
quartiers pro-Ouattara d`Abobo et Anyama (nord).

A Abobo, où des heurts ont fait au moins une dizaine de tués parmi les FDS
depuis janvier, plusieurs centaines de jeunes manifestaient samedi matin dans
les environs de la mairie, a constaté une journaliste de l`AFP.

Des manifestants avaient édifié dans des rues des barricades faites de
tables et de pneus enflammés, dégageant une forte fumée noire, tandis que les
FDS étaient déployés à pied et à bord de plusieurs véhicules, pick-up
notamment.

Le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, a exhorté ces derniers
jours les Ivoiriens à "faire la révolution" comme en Tunisie et en Egypte,
pour faire partir le sortant près de trois mois après la présidentielle
controversée du 28 novembre.

Un panel de cinq chefs d`Etats chargé par l`Union africaine de dénouer la
crise ivoirienne doit se retrouver dimanche à Nouakchott avant de se rendre
lundi à Abidjan. Cette nouvelle médiation est censée arrêter d`ici fin février
des solutions "contraignantes" pour les parties.

Les violences post-électorales depuis la mi-décembre ont fait au moins 300
morts, selon le dernier bilan de l`ONU publié cette semaine.
Source: Reuters

mardi 4 janvier 2011

Descente de police au siège du RHDP (PDCI)

Des membres des forces restées fidèles à Laurent Gbagbo font une descente au siège du RHDP (PDCI)
La police ivoirienne a fait une descente à la maison du PDCI, l'un des quartiers généraux de campagne d'Alassane Ouattara pendant le second tour, mardi matin. Des coups de feu ont été tirés, et plusieurs militants ont été blessés.

La police ivoirienne a mené une opération coup de poing mardi matin vers 6 heures (locales) contre un des quartiers généraux du camp d'Alassane Ouattara.

La maison du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, dirigé par Henri Konan Bédié, allié d'Alassane Ouattara), dans le quartier de Cocody-Ambassade, où étaient retranchés des militants depuis plusieurs semaines, a reçu la visite des forces de l'ordre, qui ont tiré plusieurs coups de feu en l'air.

Il y aurait au moins deux blessés et une dizaine d'arrestations. Selon des sources proches de la police, c'est Émile Guiriéoulou, le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Laurent Gbagbo, qui en aurait donné l'ordre.
Le camp de Laurent Gbagbo accusait le local de servir de cache d'armes à ses adversaires.

La Maison du PDCI est avant tout le siège de l'ancien parti unique du père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny. Après le premier tour de l'élection présidentielle ivoirienne et le ralliement de son leader, Henri Konan Bédié, à Alassane Ouattara, il est devenu l'un de ses quartiers généraux de campagne.
Source:Jeune Afrique

samedi 1 janvier 2011

Situation toujours bloquée en Côte d`Ivoire


Refusant toujours de céder le pouvoir à son adversaire Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo accuse la communauté internationale de vouloir lancer un coup d'Etat pour le renverser. La situation restait tendue en Côte d'Ivoire, où les Jeunes Patriotes, miliciens partisans du président sortant, ont menacé d'attaquer l'hôtel où est retranché son rival, sous la protection de l'ONU.

Pour l'heure, les partisans de Laurent Gbagbo ne s'étaient pas montrés aux abords du Golf Hôtel, dont des casques bleus bangladais gardaient l'entrée. Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes Patriotes", la milice pro-Gbagbo, avait menacé d'attaquer le Golf, donnant jusqu'au 1er janvier au camp Ouattara pour "faire ses bagages" et quitter l'hôtel.

De son côté, Guillaume Soro, le Premier ministre de Ouattara avait précisé vendredi que ce dernier avait donné à Laurent Gbagbo jusqu'au 31 décembre à minuit pour quitter le pouvoir avec les égard dus à un chef d'Etat sortant. S'il ne le fait pas, Alassane Ouattara sera "au regret d'envisager d'autres mesures", a-t-il déclaré.

Mais Laurent Gbagbo a accusé la communauté internationale de monter un coup d'Etat contre lui. Lors d'une allocution à la télévision d'Etat, vendredi soir, il a estimé que personne n'avait le droit d'appeler des armées étrangères à envahir la Côte d'Ivoire.

Samedi, Guillaume Soro a appelé à une intervention internationale pour faire partir Gbabgo. Interrogé par l'Associated Press, il a estimé que le président sortant ne partirait que par la force et jugé que la communauté internationale devait intervenir pour protéger la démocratie en Afrique. Pour lui, Laurent Ggagbo ne cherche qu'à gagner du temps quand il propose d'accueillir une enquête internationale.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'est dit prête à recourir à la "force légitime" s'il le faut pour faire partir Gbagbo, mais a choisi pour l'heure de laisser du temps à la diplomatie. Après l'échec d'une première mission de médiation mardi, elle a annoncé l'envoi le 3 janvier d'une nouvelle délégation à Abidjan. Le président nigérian Goodluck Jonathan, qui assure la présidence tournante de la CEDEAO, est ainsi attendu lundi à Abidjan pour tenter de négocier le départ de Laurent Gbagbo.

Les Nations unies ont reconnu Alassane Ouattara vainqueur du second tour de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre dernier, confirmant les résultats publiés par la commission électorale indépendante ivoirienne. Mais le Conseil constitutionnel ivoirien a lui proclamé la réélection de Laurent Gbagbo, après avoir invalidé plus d'un demi-million de suffrages dans des fiefs du chef de son opposant.

Depuis plus d'un mois, Laurent Gbagbo refuse donc de quitter le pouvoir, malgré les pressions croissantes de la communauté internationale. Vendredi soir, l'Union européenne a ainsi dit avoir approuvé des sanctions individuelles à l'encontre de 59 personnes supplémentaires, en plus des 19 déjà sanctionnées la semaine précédente, dont Laurent Gbabgo et son épouse. AP

Source: Associated Press

CHÈRE FRANÇEAFRIQUE ! (de Venance Konan)

Chère Françafrique !

Jusqu’à ce jour en Afrique, tous les maux de la société sont toujours attribués à un sorcier ou une sorcière. Un homme meurt-il, dans un accident de voiture par exemple, on trouvera un sorcier à qui attribuer le décès. En 2007, après la cérémonie de la « flamme de la paix » à Bouaké, un leader de la FESCI, ce syndicat estudiantin qui soutient aveuglément Laurent Gbagbo trouva la mort dans un accident de la route en faisant un dépassement dangereux. Le jour de son enterrement, ses camarades étudiants incendièrent les cases de quelques vieilles personnes de son village qu’ils accusaient d’être les sorciers responsables de sa mort.
Cette mentalité anime encore bon nombre d’intellectuels africains et panafricanistes installés bien au chaud (façon de parler en ce moment) en France. Pour toute chose, il faut chercher le coupable ailleurs. Et pour eux, tout ce qui arrive de négatif en Afrique est le fait de la France ou de son excroissance, la Françafrique. C’est elle, notre sorcier. Ainsi, la crise post-électorale qui secoue en ce moment la Côte d’Ivoire serait la faute à la France ou à la Françafrique. Chère Françafrique ! Que serions-nous devenus, nous intellectuels africains et panafricanistes, si tu n’avais pas existé pour nous dédouaner de toute responsabilité dans nos malheurs. Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont ainsi présentés par nos chers intellectuels africains et panafricanistes de Paris comme de preux chevaliers qui se battent pour délivrer leur pays, voire tout le continent, des griffes de la vilaine Françafrique. Des rives enneigées de la Seine, personne parmi eux n’a remarqué que Laurent Gbagbo a cédé toute l’économie de son pays aux multinationales, surtout françaises, et qu’en dix ans de règne, il n’a formé aucun cadre susceptible de créer ou de diriger la moindre entreprise, puisqu’il a laissé la FESCI tuer tout le système éducatif en y pratiquant le racket, le viol, le meurtre. Personne n’a remarqué la formidable prédation à laquelle s’est livré son régime sur l’économie ivoirienne et la corruption que ce régime a secrété, gangrénant toute la société ivoirienne. Personne là-bas n’a remarqué que Blé Goudé a triché pour obtenir sa licence, qu’il est le chef des « Jeunes patriotes » qui se sont surtout signalés par leur aptitude à racketter, à violer, et à tuer, et que ce Blé Goudé, aujourd’hui nommé ministre par Gbagbo, est sous sanctions de l’ONU pour tous ces motifs. Loin de moi l’idée d’excuser les mêmes crimes commis par la rébellion et que je n’ai jamais cessé de dénoncer, mais un crime n’excuse pas l’autre. Et personne là-bas n’a remarqué la liberté de la presse bâillonnée, les messages de haine délivrés par la radio télévision nationale et la presse proche de Laurent Gbagbo, les ressortissants étrangers quotidiennement menacés. Non ! Laurent Gbagbo est un grand combattant de la liberté !
Trêve de balivernes. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire en ce moment est tout simplement une tentative de braquage de la démocratie. Les Ivoiriens ont voté et ont dans leur grande majorité donné leurs voix à Alassane Ouattara. Et Laurent Gbagbo qui proclame urbi et orbi que son pouvoir lui vient de Dieu ne veut pas le lâcher.

Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris nous parlent d’ingérence de la communauté internationale dans les affaires d’un pays africain, du droit qui a été dit par le Conseil constitutionnel, de trucages des scrutins dans le nord de la Côte d’Ivoire, de pressions des rebelles des Forces nouvelles.

Sans doute que dans le confort dans lequel ils vivent à Paris, ils n’ont pas remarqué qu’en 2005, ce sont les leaders politiques ivoiriens, avec à leur tête le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo, qui ont demandé à l’ONU de venir certifier tout le processus électoral ivoirien. Et chaque étape du processus a dû être validée par l’Onu avant que l’on ne passe à la suivante. On se souvient tous, pour ceux qui veulent s’en souvenir, qu’en février dernier, Laurent Gbagbo avait dissout la Commission Electorale Indépendante et obtenu des modifications dans sa composition, ainsi qu’un nouveau président. On se souvient que l’enrôlement sur les listes électorales avait été l’objet de plusieurs blocages et reports, pour satisfaire les désirs de Laurent Gbagbo. Je vous épargne toutes les péripéties des audiences foraines où le sang avait même coulé. Nous avons mis cinq ans pour arriver à ce que M. Laurent Gbagbo convoque le collège électoral au scrutin. Entre temps, il avait signé l’accord politique de Ouagadougou et ses différents ajouts, avec M. Guillaume Soro qu’il a présenté avant l’élection comme le meilleur des ses différents Premiers ministres. C’est cette communauté internationale, aujourd’hui vouée aux gémonies, qui avait financé tout ce processus. Et c’est lorsqu’elle a validé la liste électorale qu’on est allée à l’élection. Personne à cette époque n’avait parlé d’ingérence étrangère et de souveraineté nationale bafouée. Nous sommes allés au premier tour du scrutin, avec toujours les rebelles armés au nord. Personne, ni ici, ni ailleurs n’y avait trouvé à redire. Les résultats qui plaçaient M. Gbagbo en tête ont été acceptés par tous, après la certification du représentant de l’ONU. Et dans les attendus du décret signé par M. Gbagbo pour convoquer les Ivoiriens au second tour, il est bien mentionné « vue la certification des résultats du premier tour par le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU… » Je vous rappelle que M. Gbagbo avait instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire, sans avoir prévenu qui que ce soit, à la veille de ce second tour. Et il avait dépêché 1500 soldats dans les zones occupées par la rébellion. A l’issue du scrutin, personne, parmi les personnes présentes sur place et habilitées à rendre compte de la manière dont les opérations se sont déroulées, à savoir les préfets et sous-préfets nommés par Laurent Gbagbo, les observateurs de l’ONUCI, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la CEDEAO, du Centre Carter, les journaliste présents, et Dieu seul sait combien ils étaient nombreux, personne n’a signalé d’incidents majeurs ayant entaché la sincérité du scrutin. On ne nous a signalé aucun incident entre les soldats envoyés pas Gbagbo et les Forces nouvelles. On est d’accord ? Et voici qu’à peine le président de la CEI a-t-il donné les résultats provisoires que le président du conseil constitutionnel se précipite sur le plateau de la télévision pour annoncer que ce que le président de la CEI a dit est nul et non avenu, parce que des résultats seront annulés. Et quelques heures plus tard, sans que l’on sache ni comment, ni quand il a enquêté, il annule d’un trait les résultats de tous les départements du nord en y ajoutant Bouaké qui est au centre, qui ont massivement voté pour M. Ouattara. Vous ne trouvez pas cela un peu gros, amis intellectuels africains et panafricanistes de Paris ? Mais ce qui est absolument inacceptable dans l’attitude du Conseil constitutionnel est qu’il a pris sa décision totalement en dehors du droit. La loi ivoirienne dit très précisément ceci : « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et le Représentant du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en conseil des ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel. » Qu’est ce qui est ambigu dans ce texte ? Qu’est-ce qui est sujet à interprétation ? On pourrait peut-être pinailler sur la question de savoir qui du Conseil constitutionnel ou du Représentant du Secrétaire général de l’ONU a le dernier mot. Mais rien, absolument rien, dans le droit ivoirien n’autorise le Conseil constitutionnel à annuler les résultats du scrutin d’une région, de manière à inverser les résultats provisoires. Je voudrais que nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris m’indiquent ce qui en droit pourrait autoriser le Conseil constitutionnel à violer ainsi la loi dont il est le gardien. Le Conseil constitutionnel ivoirien a tout simplement inventé ici le droit. Or il n’est pas le législateur. Son rôle est de dire tout simplement le droit, et rien que le droit.

Aussi, lorsque j’entends ou lis nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris s’arcbouter sur le fait que le Conseil constitutionnel a le dernier mot, sans dire que ce Conseil a tout dit sauf le droit, je dis qu’il sont tout simplement malhonnêtes. Se rendent-ils compte de ce qu’ils défendent ? La Côte d’Ivoire est entrée dans cette période de turbulence qui a débouché sur une rébellion armée parce qu’à un moment donné, les ressortissants du nord de ce pays avaient été suspectés de n’être pas totalement ivoiriens. Après une dizaine d’années de tumulte, après plusieurs reports dus à la suspicion et dans le souci d’éviter toutes contestations ultérieures, des élections libres et transparentes se sont déroulées, sous le regard du monde entier. Elles ont été les plus coûteuses au monde. Les Ivoiriens tenaient tellement à sortir de cette crise qu’ils ont accepté sans broncher qu’Adama Dolo, dit Dahico, humoriste de son état, qui avait été naturalisé depuis moins de cinq ans, soit candidat, par la seule volonté de Laurent Gbagbo, en violation de la constitution. Et le monde entier a constaté le très fort taux de participation qui était un record mondial. Et voici que le Conseil constitutionnel, sans aucune base juridique, raye d’un trait les votes de toutes les régions du nord. Il leur dénie ainsi tout simplement leur citoyenneté ivoirienne, ce que l’ivoirité tant décriée n’avait pas osé faire. Se rendent-ils compte, ces intellectuels africains et panafricaniste parisiens qu’en défendant cela, et si par hasard une telle forfaiture devrait prospérer, ils cautionneraient ainsi la future guerre civile qui dévasterait la Côte d’Ivoire ? C’est cela leur panafricanisme ? S’en rendent-ils compte ? La question ici n’est pas de soutenir tel candidat contre tel autre. Il s’agit de défendre la démocratie. Les Ivoiriens ont voté, ils ont clairement exprimé leur vote, et Laurent Gbagbo veut confisquer leur volonté. Il n’y a pas de France ou de Françafrique dans cette affaire. Chercher des poux dans les cheveux de la France, c’est chercher à accuser un sorcier lorsqu’un homme ivre se tue au volant de sa voiture. Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris ont presque tous fui leurs pays respectifs pour cause de déficit démocratique et d’absence de liberté. C’est en tout cas ce que la plupart d’entre eux disent. Nous autres qui avons fait le choix de continuer de vivre sur le continent malgré tout, nous avons toujours rêvé de voir nos pays devenir aussi démocratiques qu’ailleurs. Nous nous sommes toujours battus pour cela, avec la conviction que notre état actuel n’est pas une fatalité. Ce que l’on a toujours reproché à la France et à son excroissance la françafrique, c’est d’avoir maintes fois piétiné les désirs démocratiques des peuples africains et de leur avoir imposé des dirigeants corrompus. Et voici qu’un peuple africain, celui de Côte d’Ivoire, a pu choisir librement, pour la première fois de son histoire, celui qu’il veut comme dirigeant. Et un dictateur aux petits pieds veut tuer cette démocratie naissante en massacrant tous ceux qui dans son pays s’opposent à lui. Toute la communauté internationale dit « non » à ce hold-up. Et ce sont nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris qui, aujourd’hui, prennent la défense de cet assassin, aux côtés des Vergès, Dumas, et autres barons de l’extrême droite française ? Pincez-moi, je rêve ! Et ils ne disent pas un seul mot sur les centaines de personnes que Gbagbo et ses mercenaires tuent tous les jours ! C’est vrai que Paris est loin et ils n’entendent pas les crépitements de mitraillettes, les cris des personnes que l’on enlève, que l’on torture, les bruits des casseroles sur lesquelles les femmes tapent dans tous les quartiers où l’on ne dort plus, pour signaler l’arrivée des tueurs, dérisoires défenses contre le silence des intellectuels africains et panafricanistes de Paris. Non, vous n’entendez pas, et vous direz comme Blé Goudé, que ce sont des rumeurs, ou comme Laurent Gbagbo, que c’est encore un complot de la communauté internationale. Mais moi je vis à Abidjan et chaque nuit, je me couche avec la peur au ventre, et, pendant les nuits de couvre-feu, j’ai entendu durant des heures les tirs des miliciens et mercenaires de Gbagbo. J’ai moi aussi, fait le compte de mes connaissances tuées, torturées ou disparues. Je ne sais pas quand mon tour arrivera, parce que je suis dans leur collimateur. De grâce, que ceux qui ne peuvent rien pour nous aient au moins la décence de se taire.

Venance Konan
Email : venancekonan@yahoo.fr
Site web : www.venancekonan.com

Les raisons morales d’une action internationale Pro-Côte-d’Ivoire

Par CHRISTIAN FELIX TAPÉ (Photo)

CONSTATS DE FIN D’ANNÉE

Aujourd’hui plus que jamais, le monde assume ses fonctions de village global ; non plus seulement parce que ce qui touche les Grands se répercute sur le reste, mais surtout parce que les problèmes existentiels des plus petits comme la Côte-d’Ivoire ébranlent tout le monde. Ce type d’influence hérité entre autre de Yalta était appelé « rapports entre grands frères et petits frères » par le sociologue des relations internationales français Raymond Aron, en pleine logique de guerre froide. La guerre froide est terminée mais avec la globalisation, la civilisation de l’interdépendance s’est de plus en plus accrue à l’intérieur du système politique international et donc entre les Etats membres.

Jamais depuis la première guerre du golf contre l’invasion du Kuwait, le monde entier ne s’est autant mobilisé avec conviction pour contester un Chef d’Etat, comme il le fait contre Laurent Gbagbo. C’est impressionnant et ne peut laisser indifférent. C’est pourquoi il faut faire l’effort de chercher des clés de lecture au-delà de celle trop facile du complot pour mettre la main sur les richesses du pays. Il est bien connu de tous que le cacao de Côte-d’Ivoire, le pétrole, et les secteurs stratégiques de l’eau et de l’électricité, et le Port autonome sont déjà aux mains de groupes industriels étrangers, qui sont pour autant les catalyseurs de l’économie ivoirienne. Ils se sont intensifiés et ont consolidé leur implantation. Que reste-t-il à prendre ? Concrètement, sur le terrain, le pré carré colonial français n’a plus aucun primat. Alors la question n’est pas d’intérêt économique.

Sur la question de fond, depuis la proclamation des résultats du deuxième tour de la présidentielle, la Côte-d’Ivoire se retrouve divisée entre ce qu’on appelle désormais Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara. La situation est d’autant plus grave qu’il manque un camp Pro Côte-D’ivoire. Qui est-il ? Quelle est sa fonction et de qui est-il composé ? Avant de répondre à ces questions, essayons brièvement de revisiter les deux autres antagonistes.

Le camp Pro-Gbagbo.

C’est le camp de La Majorité Présidentielle (LMP) sortante. Réuni autour du candidat Gbagbo Laurent, il berce l’idéologie encore mal définie de la « Refondation Socialiste » ; sa stratégie électorale fut axée sur le slogan assez explicite de « CANDIDAT POUR LA CÔTE-D’IVOIRE ET POUR L’AFRIQUE ». Donné perdant au vote par la CEI (Commission électorale indépendante), il est déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel. Fort de cette légitimation, il se réinstalle dans l’appareil d’Etat qu’il occupait déjà et renforce ses positions officielles.

Le camp des Pro-Ouattara

C’est le camp du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix) réuni autour du candidat Alassane Ouattara. C’est l’ensemble des partis politiques qui revendiquent l’héritage politique de feu Felix Houphouet Boigny. Cette formation reflète ce qui était déjà l’emblème du RDR (Rassemblement des Républicains) le parti dont Ouattara est le président, c’est-à-dire « VIVRE ENSEMBLE ». La CEI le donne vainqueur mais le Conseil constitutionnel le déclare perdant.

Naturellement il ya crise. Les deux Présidents proclamés précipitent les investitures pour éviter de laisser un vide que pourrait combler l’adversaire. Objectivement, c’est à partir de cet instant qu’il faut être attentif pour saisir et comprendre l’opportunité de l’existence d’un tiers Pro, un pro Côte-d’Ivoire. Le camp pro Gbagbo déjà suffisamment assis dans les structures de haute responsabilité de l’Etat si accroche. Il y est depuis dix ans ; c’est lui qui y a nommé les différents responsables aux emplois civils et militaires. Ce sont les prérogatives étouffantes de l’anormal système présidentiel où croupit l’Etat et qui fut dénoncé même par les deux candidats durant leur débat face-à-face.

Aussitôt après, les officiers supérieurs des forces de défense et de sécurité font allégeance à Gbagbo Laurent, l’un des Présidents élus, sous la vigilance de la télévision publique et du protocole d’Etat. Du coup, le camp pro Ouattara est sorti de la République et coincé à l’Hôtel du Golf dénommé avec suffisamment de mépris et de sarcasme République hôtelière du Golf. Cette attitude est une constante des Réfondateurs depuis leur accession à la tête de l’Etat et consiste à considérer et à définir hors de la république quiconque s’illustre par des comportements qu’ils jugent peu patriotiques.

Sorti de la République, non seulement Alassane Ouattara n’existe plus pour la télévision publique, mais les milliers d’ivoiriens du RHDP aussi ont cessé d’être des citoyens ivoiriens. Lorsqu’on parle de ce camp pro Ouattara, c’est pour condamner les crimes qu’il perpètre et les violations de droit dont il se rend coupable ; le pays est divisé selon les stratégies de la RTI en deux camps diamétralement opposés : les pros Gbagbo victimes de barbarie, les pros Ouattara inexistants, sans droit à l’information avec la circonstance aggravante du vol des résultats de l’élection présidentielle. Désormais tout ce qui est mauvais ne peut être que l’œuvre de ce camp banni. L’information officielle devient malheureusement à sens unique. Mais Dieu merci, le bouche à oreille et internet font découvrir des choses que la télévision publique tente de cacher et de démentir. Mais on sait quand même tout parce que le monde n’est plus fermé. Sur des chaînes étrangères suspendues en Côte-d’Ivoire, sont organisés des débats contradictoires, que la RTI reprend sans vergogne à peine elle y détecte des positions qui convergent en faveur du camp pro Gbagbo. Pour pouvoir s’exprimer librement, les pro Ouattara doivent chercher une chaîne étrangère.

En présence d’une pareille situation honteusement rétrograde comment peut-on rester insensible.
En présence d’une aussi gigantesque violation des droits fondamentaux des citoyens, face à un régime qui se « soviétise » sans cesse comment peut-on rester insensible ?

Voilà le fondement moral qui interpelle toute conscience sensible et responsable. Civile ou politique, ivoirienne ou étrangère qu’elle soit.

Le tiers pro : le camp pro Côte-d’Ivoire

C’est le camp de la justice, de la reconnaissance et du respect des droits fondamentaux des gens. C’est le camp des amoureux de la bonne gouvernance, le camp de ceux qui considèrent plus le droit de l’individu que son origine ou sa race, qui reconnaît le droit à la différence et la liberté de vote. Dans le cas d’espèce, c’est le camp de ceux qui ne peuvent supporter que les pro- Ouattara soient privés de leurs droits, et n’accepte pas que la Côte-d’Ivoire rétrograde. Cette descente aux enfers, la RTI, télévision publique, n’aurait jamais dû l’autoriser. En choisissant son camp, elle a renoncé à être le chien de garde, l’œil du peuple sur le pouvoir. Elle s’est mise au service du régime. Le Conseil constitutionnel a agi à dessein. Ce même Conseil qui a validé les résultats du premier tour en ignorant visiblement que le nombre des votants et celui des inscrits concordaient seulement en deux régions sur dix –neuf. C’est aujourd’hui ce Conseil qui légitime les agissements du régime contre une partie du peuple. Voilà pourquoi la communauté internationale ne peut rester indifférente. Assister impuissante face à ce qui arrive équivaudrait à une démission, à abandonner cette partie du peuple à la merci du régime. Son intervention est humanitaire, morale ; la souveraineté ne peut prévaloir sur la vie et le droit des humains.

Le bâton et la carotte

Et l’expérience a démontré que pour que les sanctions internationales fonctionnent, il faut que l’alternance entre les sanctions économiques et la punition militaire soit effective et que celui qui est sous le coup de la punition ait la certitude de l’attaque militaire.

L’exception qui confirme la règle

Depuis que la Côte-d’Ivoire a deux Présidents et donc deux gouvernements, la RTI comme dit ci-dessus et depuis lors, a choisi son camp et en est devenu orgueilleusement la caisse de résonnance. Pour s’en défendre, ses agents n’arrêtent de se consoler en se félicitant chaque jour pour le travail nationaliste et patriotique qu’ils font ; qui ont-ils la préoccupation de convaincre s’ils sont convaincus de bien remplir leur rôle?

Peut-être savent-ils bien au contraire qu’un organe d’information n’a pas de mission ni patriotique ni nationaliste. Il n’a qu’une mission sociale d’information comme service public et rien d’autre. Bref ! Depuis le début de la crise, pour la première fois, la RTI se fait violence pour couvrir un évènement présenté comme une initiative patriotique des jeunes du PDCI. Ainsi, voici le PDCI, l’allié du diable d’hier qui s’efforce de revenir à la raison sous les réflecteurs de la télévision publique. Mais la supercherie n’est pas difficile à déceler. Les pauvres délégués timidement instruits ne se démontrent pas plus à l’aise que Charbovari de Flaubert car ils ne sont pas authentiques. Ils parlent de paix, de Houphouët, et de main tendue de Gbagbo. De façon désarticulée. C’est triste et déplorable. Seuls les esprits faibles et mesquins croient qu’en ce moment précis, les leaders du PDCI soient disposés à entreprendre ce type d’initiative en dehors du RHDP. Le Président Bédié pour le Parti et KKB pour les jeunes du Parti, n’en auraient aucune excuse.
Bonne et heureuse année 2011

CHRISTIAN FELIX TAPE