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lundi 12 mars 2012

Guillaume Soro, nouveau président de l`Assemblée nationale

Yamoussoukro (Côte d`Ivoire) - L`ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a été élu lundi à Yamoussoukro (centre), sans surprise et à l`unanimité, nouveau président de l`Assemblée nationale, une première depuis dix ans en Côte d`Ivoire, a constaté un journaliste de l`AFP.

M. Guillaume Soro, élu de la circonscription de Ferkéssédougou (nord), était le seul candidat en lice. Un remaniement ministériel est prévu dans les prochains jours, après la démission jeudi de M. Soro et de son gouvernement intervenu trois mois après les législatives de fin 2011.

Le camp de l`ancien chef d`Etat Laurent Gbagbo avait boycotté ce scrutin remporté à la majorité par le parti du président Alassane Ouattara.

Selon un communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) proclamant les résultats définitifs, le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara a obtenu 138 des 253 sièges, soit 54,54%.

Le nombre total de sièges à pourvoir était de 253 au lieu des 255 prévus en raison de violences dans deux circonscriptions.

Le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI) de son allié, l`ancien président Henri Konan Bédié, a remporté 86 sièges (34%).

Les candidats indépendants arrivent en troisième position en détenant 17
sièges (6,72%).

L`organisation fin février des législatives partielles après le premier scrutin du 11 décembre 2011, vise à mettre en place une nouvelle Assemblée nationale en Côte d`Ivoire, destinée à clore la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Le nouveau président de l`Assemblée nationale est le deuxième personnage de l`Etat et dauphin constitutionnel.

ck/eak/ej

vendredi 30 décembre 2011

Côte d’Ivoire – Le budget 2012, estimé à 3.160 milliards FCFA

Selon l’AIP Le gouvernement ivoirien, réuni mercredi à Abidjan pour son dernier conseil de l’année, a « formellement adopté le budget 2012 qui se chiffre à 3.160 milliard FCFA », en hausse de plus de 100 milliards comparativement à celui de 2011 qui était de 3.050 milliards FCFA.
Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, le ministre Koné Nabagné Bruno, l’adoption de ce budget qui prévoit 600 milliards FCFA au titre des investissements, est « un cap important » pris par le Président Ouattara pour la relance de l’économie nationale.
« Six cent milliards de francs CFA sont prévus au titre des investissements. C’est le plus haut niveau atteint depuis une trentaine d’année et cela traduit la volonté du Chef de l’Etat de créer la croissance par l’investissement » et celle de « la Côte d’Ivoire de reprendre sa place de locomotive dans la sous région », a déclaré le ministre Koné Bruno

jeudi 29 décembre 2011

CPI: le camp Gbagbo annonce son retrait de toute "réconciliation"

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, écroué à La Haye dans la nuit de mardi à mercredi, doit comparaître lundi pour la première fois devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé mercredi la CPI. "La comparution initiale de Laurent Gbagbo est programmée le lundi 5 décembre à 14H00" (13H00 GMT), a indiqué la CPI dans un communiqué. Au cours de cette audience publique, les juges vérifieront son identité et s’assureront qu`il a été informé clairement des charges portées contre lui et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, précise le communiqué de la CPI. "À lissue de cette première comparution, la chambre préliminaire fixera la date de l’audience de confirmation des charges, étape suivante dans la procédure préliminaire", poursuit le texte.Soupçonné de crimes contre l`humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril, Laurent Gbagbo a été incarcéré dans la nuit de mardi à mercredi au centre de détention de la Cour à La Haye. L`ancien président, qui faisait l`objet d`un mandat d`arrêt sous scellé émis le 23 novembre et rendu public mercredi, est le premier ex-chef d`Etat remis à la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2002. L’audience de comparution initiale sera suivie dans les mois à venir d`une audience de confirmation des charges au cours de laquelle les juges examineront si les éléments de preuve de l’accusation sont assez solides pour la tenue d’un procès. M. Gbagbo, dont le refus de céder le pouvoir après la présidentielle de novembre 2010 avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3 000 morts, était détenu depuis avril dans une résidence à Korhogo (nord de la Côte d`Ivoire). Les juges avaient autorisé début octobre le procureur à enquêter en Côte d`Ivoire, estimant qu`il y avait "une base raisonnable" de croire que des attaques avaient été commises contre la population civile à la fois par le camp de Laurent Gbagbo et par celui de son rival et actuel président Alassane Ouattara. La CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs de génocide, crimes contre l`humanité et crimes de guerre. D’autres ex-chefs d`Etat ont déjà été poursuivis par la justice pénale internationale. L’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic était décédé dans sa cellule à La Haye en mars 2006 avant la fin de son procès devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). L`ancien président libérien Charles Taylor est quant à lui dans l’attente d`un jugement par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye.
Source : AFP
NB : Le surtitre est de la rédaction

mercredi 28 décembre 2011

Nouvelles violences intercommunautaires impliquant les FRCI

De nouvelles violences communautaires déclenchées par des exactions des FRCI ont fait plusieurs morts et blessés à Sikensi, au nord d'Abidjan. De graves incident qui soulignent la faiblesse du gouvernement et les profondes divisions des Ivoiriens.

Quatre morts - deux soldats et deux jeunes - et une quinzaine de blessés par balles. C’est le bilan fourni par l’Agence ivoirienne de presse (AIP, agence officielle), après des affrontements meurtriers entre communautés à Sikensi, une ville située à une soixantaine de kilomètres au nord d’Abidjan. Encore une fois, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont accusées d’être à la base des affrontements.

En moins de dix jours, c’est la deuxième fois que des incidents meurtriers les impliquent. Le 18 décembre dernier, un groupe de soldats des FRCI de Vavoua (centre-nord du pays, en ex-zone rebelle, favorable au président Alassane Ouattara) conduits par leur commandant, avait procédé à une arrestation musclée d’un jeune homme, qui avait, par la suite succombé à ses blessures. Excédée par les exactions répétées des FRCI, la population de la ville, en grande partie malinké, s’était soulevée contre celles-ci et avait conduit une expédition punitive au quartier général des militaires.  Les affrontements aux fusils et aux coupe-coupe avaient causé la mort d’au moins quatre civils.

Barricades

L’incident de lundi s’est produit à Sikensi, dans une localité qui avait massivement voté pour Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010. La population autochtone abidji a dressé des barricades sur la voie principale de la ville pour protester contre la bastonnade d’un jeune autochtone par un élément des FRCI, dans un bar à ciel ouvert communément appelé « maquis ». La protestation contre les FRCI a vite dégénéré en affrontements entre communautés autochtone, essentiellement abidji et pro-Gbagbo, et allochtone, en majorité malinké et pro-Ouattara.

Le gouvernement prend très au sérieux l’affaire. Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la Défense s’est très rapidement déplacée dans la localité pour ramener le calme au sein des communautés qui se regardaient en chien de faïence depuis l’élection présidentielle. Le calme est revenu, mais la tension reste vive à Sikensi. Les habitants, par crainte de représailles de membres de communautés adverses préfèrent rester chez eux, la nuit.

Nécessaire réconciliation

Les affrontements de Sikensi sont la preuve que les FRCI sont de plus en plus rejetées par la population, qu’elle soit pro ou anti-Ouattara. Ils sont aussi la preuve que la nécessité de la réconciliation nationale est plus urgente que jamais. Créée depuis six mois et installée depuis trois mois, la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) dirigée par l’ancien premier ministre Charles Konan Banny peine à définir une feuille de route définitive pour la réconciliation des Ivoiriens, profondément divisés par une longue crise militaro-politique (septembre 2002 – mai 2007) et une éprouvante crise postélectorale (décembre 2010 – avril 2011) qui a causé la mort d’au moins 3 000 personnes.

Après les incidents de Vavoua, Alassane Ouattara a tapé du poing sur la table et mis en place une police militaire dirigée par l’un des plus redoutables chefs de guerre des ex-comzones, le commandant Zakaria Koné. Celle-ci est chargée entre autres de traquer les soldats des FRCI impliqués dans des violations des droits de l’homme.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : nouvelles violences intercommunautaires impliquant les FRCI | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

lundi 12 décembre 2011

Législatives 2011: Les premiers résultats officiels

Bingerville commune et sous-préfecture:

BV: 101
inscrits: 33.954
votants: 8.708
bulletins nuls: 341
suffrages exprimés: 8367
taux participation: 25,65%

Djoangou Ayake Germain (indep): 1.339
Ahin Akossi Mobio Robert (indep): 17
Yapo Tanon Jean (indep): 415
Aloboué Serge Eric (indep): 448
Soumahoro Adama (RDR): 3.035 soit 36,27%
Akosso Koutouan Benjamin (Pdci): 2.627
Gnankou Gnankou Theophile (indep): 486


Plateau:

BV: 64
inscrits: 24.091
votants: 5.056
bulletins nuls: 274
suffrages exprimés: 4.782
taux participation: 20,99%

Yrié Bi Boti Zamblé Maurice (indep): 675
Adjourouffou Clement Sosthène (indep): 154
Koffi Konan Leon Edward (indep): 994
Kouadio Assa Yao Marc (MFA): 22
Bakayoko Zoumana (RDR): 2.668 soit 55,79%
Yeboué-Angoua Yeboué (PDCI): 269


mardi 29 novembre 2011

Ce qui attend Laurent Gbagbo à son arrivée à La Haye (REPERES)

LA HAYE - L`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui devait être transféré "au plus tard" mercredi à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, selon un de ses avocats, sera d`abord conduit au quartier pénitentiaire de la CPI avant de participer à une audience de
comparution initiale.

-- PRISON : Le quartier pénitentiaire de la CPI, aménagé dans l`enceinte d`une prison néerlandaise dans le quartier de Scheveningen, à La Haye, est un centre de détention provisoire qui accueille cinq détenus de la cour.

Il est installé dans la même prison que le quartier pénitentiaire du Tribunal pénal international pour l`ex-Yougoslavie (TPIY), lui aussi basé à La Haye. L`ancien président libérien Charles Taylor, jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, est également détenu dans cette prison.

Le greffier de la CPI Silvana Arbia, qui assure l`administration duv quartier pénitentiaire, "s`efforce de garantir le bien-être mental, physique et spirituel des personnes détenues", affirme la cour sur son site internet.

Les détenus disposent de cellules individuelles équipées notamment d`un ordinateur leur permettant de "travailler sur leur dossier". Ils peuvent suivre des cours d`informatique, utiliser un terrain d`exercice en plein air et participer à des activités sportives et de loisirs.

"Les personnes détenues sont autorisées à cuisiner", explique en outre la CPI, selon laquelle le greffier "accorde une attention spéciale aux visites de la famille".

-- COMPARUTION INITIALE : Le règlement de procédure et de preuve de la CPI prévoit que tout détenu "comparaît devant la chambre préliminaire en présence du procureur aussitôt après son arrivée à la cour".

Cette audience sert notamment à vérifier l`identité du suspect, à l`informer des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI.

Le dernier détenu arrivé au centre de détention, le haut dirigeant des rebelles hutu rwandais Callixte Mbarushimana, avait comparu devant les juges trois jours après son transfèrement à La Haye, le 25 janvier.

La chambre préliminaire doit également, lors de l`audience de comparution initiale, fixer la date "à laquelle elle entend tenir l`audience de confirmation des charges", étape préalable à la tenue d`un éventuel procès.

-- CONFIRMATION DES CHARGES : La confirmation des charges doit être organisée "dans un délai raisonnable" après la remise d`un détenu à la CPI, selon le Statut de Rome.

Lors de cette audience, le procureur doit convaincre les juges qu`il existe des "motifs substantiels de croire que la personne a commis chacun des crimes qui lui sont imputés" et que les preuves qu`il a recueillies sont assez solides pour la tenue d`un procès.

Les juges peuvent, au terme de cette audience, confirmer les charges et renvoyer la personne devant une chambre de première instance pour y être jugée, conclure qu`il n`y a pas de preuves suffisantes pour un procès, demander au procureur d`apporter des éléments de preuve supplémentaires ou modifier une ou plusieurs charges.

Lorsque les juges ont confirmé les charges, le président de la CPI nomme une chambre de première instance chargée de conduire la phase de préparation du procès.

Source: AFP

URGENT CÔTE D'IVOIRE : Laurent Gbagbo inculpé par la CPI (avocat)

Publié le mardi 29 novembre 2011 | AFP 
La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt contre Laurent Gbagbo, a annoncé à l'AFP et au quotidien "Le Monde" Me Jean Gbougnon, un de ses avocats. L'ex-président ivoirien pourrait être transféré à La Haye "au plus tard" mercredi. 
L`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a reçu mardi un mandat d`arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) et doit être transféré à La Haye mercredi "au plus tard", a annoncé à l`AFP l`un de ses avocats.

"Le procureur a notifié un mandat d`arrêt international au chef de l`Etat Laurent Gbagbo. Il va s`agir de le transférer à La Haye, je ne sais pas quand, ça peut être aujourd`hui, demain au plus tard", a déclaré Me Jean Gbougnon.

Cette annonce, à une dizaine de jours des élections législatives du 11 décembre, lui a été faite mardi à Korhogo (nord) lors de l`audition, qui avait débuté lundi, de M. Gbagbo (66 ans) par un juge d`instruction ivoirien, selon l`avocat.

"Tant qu`il n`y a pas de décision publique par les juges, nous ne pouvons pas commenter les déclarations de l`avocat", a indiqué à l`AFP Fadi el-Abdallah, le porte-parole de la CPI.

Parallèlement à la justice ivoirienne, la CPI conduit depuis octobre sa propre enquête sur des crimes contre l`humanité et crimes de guerre commis pendant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, et dont sont accusés le camp Gbagbo et celui du nouveau président Alassane Ouattara.

Arrêté le 11 avril à Abidjan et détenu ensuite à Korhogo, Laurent Gbagbo, de même que son épouse Simone qui est en détention à Odienné (nord-ouest), a été inculpé en août par la justice ivoirienne pour "crimes économiques" commis durant la crise.

Plusieurs dizaines de personnalités du régime déchu, des civils et des militaires, sont détenues pour crimes de sang, "atteinte à l`autorité de l`Etat" ou crimes économiques.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, la crise, conclue par deux semaines de guerre, a fait quelque 3.000 morts.

Lors d`une visite à Abidjan le 15 octobre, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait promis une enquête "impartiale" et indiqué qu`il ciblerait de "trois à six" personnes ayant les plus lourdes responsabilités dans les crimes.

Du côté des nouvelles autorités, on ne cachait pas depuis plusieurs semaines son impatience de voir Laurent Gbagbo transféré à La Haye, présentant parfois cet éloignement comme une condition de la "réconciliation" voulue par le pouvoir.

ck-ndy-tmo/sba

lundi 28 novembre 2011

Législatives 2011: Début du convoyage du matériel électoral par voies terrestre et aérienne

Publié le lundi 28 novembre 2011 | Xinhua

Le convoyage du matériel électoral destiné à l`organisation des législatives a débuté dans le pays, a appris Xinhua de source proche de ONUCI.

La mission onusienne assure le transport de ce matériel non sensible par voies terrestre et aérienne, des avions et des véhicules de l`ONUCI ayant été mobilisés à cet effet.

Plusieurs responsables des Commissions électorales indépendantes (CEI) ont affirmé avoir reçu leurs lots d`urnes et d`autres matériels devant permettre le déroulement pratique du scrutin.

L`Opération devrait au bout de cinq jours desservir tous les départements du pays.

"Ce cycle de distribution de matériel non sensible constitué d`urnes, d`isoloirs et de kits est une étape importante", a relevé le Coordonnateur de l`Opération, Ambroise Dzondhalt.

A en croire celui-ci, l`ONUCI s`implique également dans la sécurisation du matériel lors de son convoyage.

Les élections législatives constituent une phase importante de la normalisation en cours en Côte d`Ivoire après la grave crise post-électorale qui a secoué le pays cinq mois durant.

Le scrutin législatif devant aboutir à la mise en place du nouveau Parlement ivoirien est prévu pour le 11 décembre. Fin

samedi 5 novembre 2011

Législatives ivoiriennes: des petits partis pro-Gbagbo (Cnrd ) ont déposé leurs dossiers, hier, à la Cei

.
De petits partis favorables au président ivoirien déchu Laurent Gbagbo présenteront des candidats aux législatives du 11 décembre, alors que le parti de M. Gbagbo lui-même menace de boycotter le scrutin, a déclaré samedi à l`AFP un responsable.
Quatre partis membres du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), l`ex-coalition au pouvoir, ont déposé "une vingtaine de candidatures" vendredi, a indiqué Gervais Coulibaly, qui fut porte-parole du président Gbagbo et dirige le parti Cap-UDD (Cap unir pour la démocratie et le développement). Lors des négociations entre les nouvelles autorités et le CNRD, legouvernement du président Alassane Ouattara "nous a fait des promesses", notamment de "libérer certains de nos camarades dans les jours à venir", de "rééquilibrer la Commission électorale indépendante (CEI)" et de "garantir une certaine sécurité", a-t-il affirmé, jugeant que les siens devaient en réponse "faire un geste". Le CNRD, et au premier chef le Front populaire ivoirien (FPI), parti créé par M. Gbagbo, a jusque-là menacé de boycotter les législatives si ces conditions n`étaient pas satisfaites, réclamant un report du scrutin. Après plusieurs prorogations, la période de dépôt des candidatures s`estachevée vendredi.
Selon des sources concordantes, des prétendants FPI ont déjà déposé des
candidatures officiellement "indépendantes" mais auxquelles leur parti devrait
accorder son "parrainage" pour les élections. Une personnalité du camp Gbagbo
interrogée par l`AFP a évoqué "une centaine de candidatures". M. Gbagbo, son épouse Simone et une centaine de personnalités de l`ancien régime sont détenus pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l`Etat ou crimes économiques commis durant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.
Aucune confirmation officielle n`a pu être obtenue sur une libération imminente de certains détenus, toutefois jugée très probable par des sources diplomatiques.
De leur côté, les partis du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), coalition pro-Ouattara, iront en rangs dispersés briguer les suffrages. Le RHDP avait initialement choisi d`investir un candidat unique dans les
fiefs de chacun de ses deux grands partis, le Rassemblement des républicains
(RDR) de M. Ouattara et le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI, ex-parti
unique) de l`ex-président Henri Konan Bédié.

Mais cette stratégie a suscité cette semaine une fronde des cadres du PDCI,
s`estimant désavantagés, et de nombreux candidats PDCI ont finalement été
autorisés à se présenter sans investiture RHDP.
Malgré ces rivalités locales et candidatures multiples, RDR et PDCI iront
aux élections "côte à côte, pas face à face", a assuré à l`AFP Amadou
Soumahoro, secrétaire général par intérim du RDR, pour qui "l`acrimonie" du
PDCI envers son allié n`est pas justifiée. Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril après une crise de plus de quatre mois, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010
Source:AFP

jeudi 3 novembre 2011

Côte d`Ivoire : Deux morts dans de violents affrontements dans l`ouest (ONU)


Selon l'AFP deux personnes ont été tuées lors de violents affrontements intercommunautaires durant la semaine écoulée dans l`ouest de la Côte d`Ivoire, région meurtrie pendant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, a annoncé jeudi l`ONU.

"Deux personnes ont perdu la vie" dans des affrontements dans les localités de Pelezi et Bahé Sebon, a déclaré Hamadoun Touré, porte-parole de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci), lors d`un point de presse.

"Plusieurs habitations ainsi que des greniers ont été détruits", a-t-il indiqué.

D`autres affrontements ont opposé des soldats des Forces républicaines (FRCI) et des "dozos" (chasseurs traditionnels) aux habitants des villages de Niamayo et Niazareko, dans la même région, a-t-il ajouté, réclamant des enquêtes pour mettre un terme à "l`impunité".

Frontalier du Liberia, l`ouest fut le théâtre des pires tueries de la crise post-électorale qui a fait quelque 3.000 morts, dont un millier dans la région selon l`ONU.

La région est depuis des années le théâtre de vives tensions interethniques, exacerbées par la crise qui a opposé l`ex-président Laurent Gbagbo - un natif de l`ouest - et le nouveau chef de l`Etat Alassane Ouattara.

Les FRCI, qui comptent de nombreux ex-rebelles ayant combattu pour M. Ouattara, commettent régulièrement des exactions dans des villages considérés comme pro-Gbagbo.

La visite prévue mi-octobre du président Ouattara dans l`ouest a été reportée sine die, officiellement pour raisons d`organisation.

L`Onuci a aussi engagé le gouvernement à "mettre en oeuvre sans tarder le nouveau programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants, y compris des +dozos+ et des ex-miliciens" pro-Gbagbo.

Les contours et le calendrier de ce programme promis par les autorités n`ont pas encore été arrêtés.

L`Onuci a également déploré la mort de deux personnes tuées par des "coupeurs de routes" (bandits) sur un axe routier du nord du pays, un phénomène perdurant à la faveur de la dissémination d`armes durant et après la
crise.

La restauration de la sécurité et la réforme de l`armée sont l`un des principaux défis du gouvernement, qui prépare en même temps les élections législatives fixées au 11 décembre.

Source: AFP

mercredi 2 novembre 2011

Législatives 2011 : La CEI décale l’heure de clôture du dépôt des dossiers de candidature


Alors que le camp Gbagbo réclame un report des législatives
Selon l'AFP le camp du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo a réclamé mardi un report des législatives prévues le 11 décembre, se redisant prêt à participer au scrutin si ses conditions, libération de ses détenus notamment, étaient satisfaites.

"Aucun dossier de candidature" des partis pro-Gbagbo "n`a encore été déposé", a déclaré à l`AFP Sylvain Miaka Oureto, président par intérim du Front populaire ivoirien (FPI, formation créée par M. Gbagbo), au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures.

"Le dialogue est ouvert et nous espérons que la discussion va se poursuivre" avec le gouvernement du président Alassane Ouattara, a-t-il indiqué.

L`ancienne coalition au pouvoir, le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), qui menace depuis des semaines de boycotter les élections, s`est réunie mardi pour faire le point sur les échanges de la veille avec le ministre de l`Intérieur Hamed Bakayoko.

S`il s`est réjoui d`"avancées significatives", M. Oureto a cependant maintenu les exigences de son camp, en particulier la restauration de la sécurité et la libération ou le retour d`exil des anciens responsables du régime déchu, notamment M. Gbagbo, détenu depuis plus de six mois.

"On ne peut pas apporter des solutions en deux, trois heures", "un petit décalage" du scrutin sera nécessaire, a-t-il affirmé, souhaitant que le gouvernement consente à "un report d`un ou deux mois".

"Nous avons toujours été pour le principe d`aller aux élections", mais pas avec "des dés pipés", a-t-il insisté.
M. Ouattara a souhaité de nouveau lundi, au nom de "la démocratie", que le FPI prenne part au scrutin, tout en jugeant "impérative" sa tenue à la date prévue.

M. Gbagbo, son épouse Simone et une centaine de personnalités de l`ancien régime sont détenus pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l`Etat ou crimes économiques.
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Selon l'AIP la Commission électorale indépendante (CEI) a décalé à 24H, l’heure de clôture du dépôt des dossiers de candidature aux législatives du 11 décembre.
Dans un communiqué lu sur le plateau du journal télévisé de 13H, le porte-parole de la CEI, Bamba Yacouba, a indiqué que le délai de rigueur fixé à ce lundi reste inchangé, précisant toutefois que l’horaire a été prorogé à minuit au lieu de 17H comme initialement fixé.
Mercredi, un léger réaménagement technique du chronogramme du scrutin législatif avait été effectué, à la suite d’une requête du gouvernement, de certains candidats et partis politiques portant sur une prorogation éventuelle du délai de réception des dossiers de candidatures pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale, rappelle-t-on.
Faisant le bilan partiel au Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Bert Koenders, le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, a révélé, vendredi, que seulement 276 dossiers avaient été enregistrés au siège de l’institution et qu’aucun des 200 dossiers déjà traités n’a fait l’objet de rejet par la Commission centrale.
Le parlement ivoirien devra compter, pour la législature 2011-2016, 255 députés contre 225 à la précédente, souligne-t-on.
(AIP)
kp
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mercredi 26 octobre 2011

Commerce: la Côte d`Ivoire salue sa réhabilitation par les Etats-Unis


- Le gouvernement ivoirien a salué mardi la décision des Etats-Unis de rendre au pays son statut de partenaire commercial privilégié, la jugeant "de bon augure" après une sanglante crise post-électorale.

"Aujourd`hui nous sommes très heureux", a déclaré le ministre du Commerce Dagobert Banzio sur la télévision publique RTI, y voyant "l`aboutissement d`un très grand effort".

Le président Barack Obama a rendu à la Côte d`Ivoire, à la Guinée et au Niger leur statut de partenaire commercial privilégié des Etats-Unis, récompensant les progrès démocratiques récemment effectués dans ces pays africains, a annoncé mardi la Maison Blanche.

Le programme Agoa (Africa Growth and Opportunity Act) facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique, mais aussi les réformes en Afrique subsaharienne.

L`admission de la Côte d`Ivoire se traduira par une meilleure compétitivité et "des retombées importantes en terme d`emplois", a assuré M. Banzio, la jugeant "de bon augure pour l`économie ivoirienne, pour le développement de notre pays".

"Nous sommes bien partis pour corriger tout ce retard" accusé en une décennie de crise politico-militaire, a-t-il ajouté.

La Côte d`Ivoire avait perdu son statut au titre de l`Agoa en janvier 2005.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, élu fin 2010, a pris les rênes du pays en avril dernier après une crise de quatre mois née du refus de l`ex-chef d`Etat Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite, et qui a fait quelque 3.000 morts.
Publié le mardi 25 octobre 2011 | AFP

mardi 25 octobre 2011

Côte d`Ivoire: suppression de la dette liée à la réforme de la filière


La suppression de la dette ivoirienne, que le nouveau pouvoir espère pour "le premier trimestre 2012", est liée à la réforme de la filière cacao, dont le pays est le premier producteur au monde, a rappelé lundi à Abidjan la Banque mondiale (BM).

"La réforme du secteur café-cacao est bien sûr une réforme très importante, elle est liée bien sûr à l`atteinte du +point d`achèvement+" de l`initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), qui doit se traduire par une suppression de la dette, a déclaré devant la presse Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la BM pour l`Afrique.

"Nous attendons que la réforme s`achève et nous prendrons toutes les dispositions pour accompagner le gouvernement vers le +point d`achèvement+", a-t-elle poursuivi après une réunion avec le Premier ministre Guillaume Soro et plusieurs ministres.

Selon elle, le président Alassane Ouattara souhaite que le pays accède à la suppression de sa dette extérieure "pendant le premier trimestre de l`année 2012".

Le gouvernement tente de finaliser depuis des semaines une réforme de la filière, les bailleurs de fonds réclamant une gestion plus transparente et de meilleurs revenus pour les paysans.

Le pouvoir a promis de permettre aux planteurs de percevoir 50% du prix d`achat international et d`assainir un secteur victime de détournements massifs ces dernières années. La réforme devrait consacrer le retour à une gestion publique après des années de libéralisation.

La Banque mondiale avait approuvé en septembre un appui budgétaire de 150 millions de dollars et un don de 50 millions pour le financement d`un projet en faveur de l`emploi des jeunes. "Il faut créer des emplois et encore des emplois: ceci va permettre non seulement la réconciliation mais aussi aider le pays à retrouver sa place", a souligné la vice-présidente de la BM.

Le Fonds monétaire international (FMI) a repris en juillet son aide à la Côte d`Ivoire, suspendue pendant la sanglante crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, et annoncé en septembre un appui de 600 millions de dollars.

lundi 17 octobre 2011

Un militaire proche de Simone Gbagbo arrêté à Abidjan


Le commandant Anselme Séka Yapo, proche de Simone Gbagbo, épouse de l`ex-président ivoirien, qui était en fuite et accusé de graves exactions sous le régime déchu, a été arrête samedi l`aéroport d`Abidjan, a-t-on appris de sources concordantes.

En fuite depuis la fin de la crise post- électorale en avril, l`ex-responsable de la sécurité de Mme Gbagbo a été interpellée dans l`après-midi dans un avion en transit Abidjan qui avait pour destination Bamako, a indiqué a l`AFP une source aéroportuaire.

Selon une source sécuritaire, il aurait été arrêté après avoir été reconnu par un passager.

Le commandant Séka fait partie des figures du régime de l`ex-président Laurent Gbagbo visées depuis décembre 2010 par des sanctions de l`Union européenne.

Son nom a été cité dans plusieurs affaires, notamment la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en Cote d`Ivoire en 2004. Il avait été entendu comme témoin par des juges français sur ce dossier en 2009.

Il a également été accusé d` être lié aux "escadrons de la mort", des groupes accusés d`exécutions extrajudiciaires. L`intéressé a rejeté cette mise en cause, comme le régime Gbagbo a toujours fermement démenti l`existence des "escadrons".

Une centaine de personnalités du régime déchu, dont l`ex-couple présidentiel, sont actuellement en détention préventive et inculpées de crimes économiques, atteinte la sureté de l`Etat ou crimes de sang commis durant la crise.

M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril après une crise de plus de quatre mois née de son refus de reconnaître sa défaite la présidentielle de novembre 2010, et qui a fait quelque 3.000 morts.
Source: AFP

La CPI devrait enquêter sur 3 à 6 personnes (procureur)


La Cour pénale internationale (CPI) devrait mener des enquêtes sur "trois à six personnes" soupçonnées d`être responsables de crimes durant la crise post-électorale en Côte d`Ivoire, a annoncé samedi à Abidjan le procureur Luis Moreno-Ocampo.

"Trois à six personnes feront l`objet d`enquêtes", a-t-il déclaré lors d`une conférence de presse au terme d`une visite de 24 heures dans le pays.

Il s`agit d`une "estimation", a-t-il précisé, ajoutant: "nous ne savons pas de qui il s`agit", la recherche de preuves étant en cours.

"Nous serons totalement impartiaux", a-t-il martelé. "Nous nous concentrerons sur les crimes les plus odieux et les personnes qui ont les plus grandes responsabilités", a-t-il expliqué, les autres crimes devant être traités par la justice ivoirienne.

Le procureur a enfin confirmé qu`il tenterait de réunir des informations supplémentaires pour voir si les juges de la CPI l`autorisent à faire remonter son enquête jusqu`à 2002 et au coup d`Etat manqué qui a plongé le pays dans la crise.

Après le ministre de la Justice Jeannot Ahoussou Kouadio et le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), l`ex-Premier ministre Charles Konan Banny, M. Moreno-Ocampo s`est entretenu dans l`après-midi avec le président Alassane Ouattara.

Il a aussi rencontré une délégation du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, président déchu détenu dans le Nord depuis avril.

"Nous sommes amenés à avoir plus confiance en cette justice qu`en notre justice", a déclaré devant la presse le président du FPI, Sylvain Miaka Oureto.

"Pour que la paix revienne de façon définitive en Côte d`Ivoire, il faut que (...) la vérité soit dite et qu`il n`y ait pas une justice des vainqueurs contre les vaincus", a-t-il dit, souhaitant que la CPI remonte à 2002, voire au coup d`Etat de 1999.

Les juges de la CPI ont autorisé le 3 octobre le procureur à enquêter sur des crimes contre l`humanité et des crimes de guerre commis à la suite de la présidentielle du 28 novembre 2010 et dont sont accusés les camps Gbagbo et Ouattara.

Quelque 3.000 personnes ont été tuées lors des violences qui avaient suivi le refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir après le scrutin.

samedi 24 septembre 2011

Yopougon panique généralisée hier: 2 factions des FRCI se tirent dessus


Le canon a tonné hier à Yopougon et les crépitements des armes ont pongé la plus grande commune de la Côte d’Ivoire dans une panique généralisée. Les populations des quartiers ‘’toits rouges’’ et ‘’nouveau quartier’’ ont, en effet, passé une mauvaise soirée. Peu après 18 h, des tirs nourris ont éclaté du coté du commissariat de police du 19è arrondissement. Deux factions des FRCI se sont affrontées à la kalachnikov. Bilan de l’affrontement: un mort dont le nommé Sidibé Dribril dit Bolo. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que les armes recommencent à crépiter? Selon le commandant Doumbia Moussa alias ‘’Djouroumou’’ que nous avons joint au téléphone tout est parti d’un braquage de moto par des éléments du groupement tactique 8 basée à la BAE. Selon le chef militaire qui lui, est basé au commissariat de police du 19 è arrondissement, des éléments de ce détachement des FRCI, notamment, Sidibé Djakaridja dit Rougeau et son frère Sidibé Djibril dit Bolo se sont spécialisés dans les braquages des domiciles et des voitures. Ils ont été, a-t-il poursuivi, arrêtés et mis en prison à la BAE, mais se sont à chaque fois retrouvés en liberté avec la complicité des leurs acolytes. C’est que la semaine dernière, précise le commandant, ils ont commis un autre forfait en arrachant une moto à son propriétaire. L’affaire étant sur sa table, le patron du 19è arrondissement a détaché un commando pour récupérer la moto des mains de Bolo. Ce qui a été fait. Mais le soldat braqueur n’a pas digéré l’action de ses frères d’arme. Et il a voulu laver l’affront hier. «En compagnie d’un élément de la PJ, d’un certain Zigéhi, les deux frères Sidibé se sont attaqués au commissariat du 19è arrondissement et ensuite au camp de regroupement au nouveau quartier. Ils ont ouvert le feu sur mes éléments et nous avons riposté. Bolo est tombé», a-t-il souligné. Les autres braqueurs ont été mis aux arrêts. Djouroumou a estimé que le GT8 doit être débarrassé des braqueurs que les chefs connaissent bien.
Lacina Ouattara

Source: Le Patriote
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Suite à la mort d’un élément des Frci Tirs nourris hier à Yopougon 1 commissaire de Police blessé Panique générale
Soir info

La commune de Yopougon a été secouée, le vendredi 23 septembre 2011, par des tirs nourris à l’arme lourde. Aux environs de 18 h, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), basés au 19ème arrondissement, ont manifesté leur mécontentement. Ils se sont mis à tirer à travers les rues. Au cours du soulèvement, le commissaire de police Sanogo Lacina, chef de service du 19ème arrondissement a été blessé par des éclats de vitres. Son véhicule à bord duquel il se trouvait a reçu des impacts. Cette manifestation des hommes de Doumbia Moussa dit « Droumou », commandant des Frci du 19ème arrondissement, prend sa source dans la mort de Bolo, un de ses éléments. En effet, selon les renseignements, dans la lutte contre l’insécurité, dans le district d’Abidjan engagée par les Frci, des braqueurs arrêtés par des soldats, du côté de Cocody, citent leurs complices. Et parmi ceux-ci, les noms de Bolo et deux autres éléments du commandant Doumbia, apparaissent. Les soldats effectuent le déplacement à Yopougon, en vue d’en savoir plus. Une fois dans les environs de la place de la liberté, les éléments des Frci, après avoir repéré leurs trois collègues mis en cause, leur intiment l’ordre de déposer leurs armes. Si les deux autres se sont exécutés, ce n’est pas le cas pour Bolo, indiquent les informations. Il aurait même ouvert le feu dans la direction de ces poursuivants. Les soldats venus de Cocody ripostent et l’atteignent mortellement. La rumeur de la mort de Bollo se repend, comme une traînée de poudre, à travers la commune de Yopougon. Ses collègues, une fois saisis de la triste nouvelle, sont emportés par une colère indescriptible. Et pour manifester leur mécontentement, ils se mettent à tirer dans tous les sens. C’est au cours de ces tirs nourris que le commissaire Sanogo Lacina, à bord de son véhicule en compagnie d’un collègue policier, est blessé par les éclats de vitres, après qu’une balle perdue a cassé son pare-brise. La panique ne tarde pas à gagner la population des Toits-Rouges. Les uns et les autres se terrent chez eux. Les rues se vident aussitôt. Après donc quelques moments chauds, les soldats sont rentrés à leur base. Il y a donc eu plus de peur que de mal. Mais il est important de rappeler aux Frci que ce genre d’événements, les Ivoiriens n’en n’ont plus besoin. Ils aspirent à la paix et à la sérénité afin de travailler, pour la reconstruction du pays.

FOFANA Mambé
Source: Soir Info

lundi 19 septembre 2011

Attaque dans le sud-ouest ivoirien: 23 morts, selon un nouveau bilan


Vingt-trois personnes ont été tuées cette semaine dans une attaque de "mercenaires libériens" contre un village du sud-ouest de la Côte d`Ivoire voisine, selon un nouveau bilan publié dimanche par le ministère ivoirien de la Défense.
L`attaque du village de Ziriglo, proche de la grande forêt de Taï (et non
dans celui de Nigré, comme indiqué initialement) a fait dans la nuit de jeudi
à vendredi 23 morts, dont 13 civils ivoiriens (parmi lesquels des femmes et
des enfants), six Burkinabè, trois Nigériens et un soldat des Forces
républicaines (FRCI), indique le ministère dans un communiqué.
Le précédent bilan fourni samedi de source militaire faisait état de 14
tués, dont trois "assaillants".
La région fait "l`objet de bouclage et de ratissage par les FRCI et la
gendarmerie nationale appuyées par des moyens terrestres et aériens de (la
force onusienne) Onuci", poursuit le ministère.
"Des sections d`infanterie seront déployées au plus près des populations de
l`ouest", annonce-t-il.
Région la plus instable du pays déchirée depuis des années par de vives
tensions interethniques, l`ouest a été l`une des zones les plus éprouvées
durant la crise post-électorale (décembre 2010-avril 2011), qui a fait au
moins 3.000 morts.
Les affrontements dans la région ont le plus souvent mis aux prises
miliciens et mercenaires loyaux à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo,
arrêté le 11 avril, et forces de son rival, le nouveau chef d`Etat Alassane
Ouattara.
M. Ouattara, son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf et d`autres
chefs d`Etat d`Afrique de l`Ouest, réunis le 10 septembre au Nigeria, avaient
appelé l`ONU à intensifier sa surveillance de la zone frontalière entre les
deux pays.
- Selon l'AIP un détachement mixte de militaires et de gendarmes a été déployé, samedi, dans la localité de Zriglo, sous-préfecture de Taï (sud-ouest, département de Tabou, région du Bas-Sassandra), après l’attaque des villageois par un commando non identifié, dans la nuit de jeudi à vendredi, qui a fait une vingtaine de morts.

mardi 13 septembre 2011

RFI décentralise ses émissions à Abidjan du 04 au 07 octobre


Selon l'Agence Ivoirien de Presse(AIP) la Radio France Internationale (RFI) va investir du 04 au 07 octobre, le palais de la culture d’Abidjan, d’où elle diffusera ses principales émissions, "en contact direct" avec ses auditeurs, a annoncé lundi à Abidjan la directrice de communication de ce média, Françoise Hollman.

"C’est un grand plaisir pour RFI de venir ici, de rencontrer ses auditeurs. Pour nous, cette opération décentralisation, c’est d’entrer en contact avec nos auditeurs", a déclaré Mme Hollman, accompagnée du correspondant de RFI à Abidjan, Jean Karim Fall, au sortir d’une audience avec le ministre ivoirien de la Communication, Souleïmane Coty Diakité.

Des émissions célèbres de RFI telles que "Afrique plus" animée par Alain Foka, "Sept milliards de voisins" par Emmanuelle Bastide, "Appel sur l’actualité" par Juan Gomez, seront réalisées et diffusées depuis le palais de la Culture d’Abidjan, avec la participation d’auditeurs de Côte d’Ivoire.

Juan Gomez profitera de cette occasion pour célébrer ses 15 ans d’animation de l’émission "Appel sur l’actualité", annonce-t-on. Le journaliste Assane Diop, présentera également son émission "Afrique Presse", réalisée en partenariat avec TV5 Monde et permettant à des hommes de médias africains de se prononcer sur des sujets d’actualité.

Le président de RFI-TV5 Monde-France 24, Allain De Puzzilhac séjournera au même moment à Abidjan, où il rencontrera des autorités ivoiriennes.
(AIP)

jeudi 8 septembre 2011

Démarrage des travaux du 3ème pont, hier - Alassane Ouattara immortalise Konan Bédié

Bientôt le « Pont Henri Konan Bédié » pour désengorger le trafic à Abidjan

Le président ivoirien Alassane Ouattara a donné mercredi le premier coup de pioche symbolisant le lancement des travaux d’un troisième pont à Abidjan, a constaté un correspondant de Xinhua sur place.

Le président Ouattara a dévoilé le nom de cet ouvrage qui sera baptisé « Pont Henri Konan Bédié » en hommage au président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), son allié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) déposé par un coup d’Etat en 1999 après avoir succédé à feu Félix Houphouët- Boigny (premier président ivoirien 1960-1993).

Henri Konan Bédié a été l’initiateur de ce projet dont la première pierre a été posée en 1996 sans connaître de suite après l’appel d’offre remporté par la société française Bouygues dont une filiale relance les travaux.

Le pont Henri Konan Bédié est un pont à péage de 1,6 km qui va relier les quartiers de Cocody (nord-est) et Marcory (sud) sur près de sept kilomètres d’aménagement de voirie urbaine comportant un échangeur de trois niveaux, « le seul en Afrique de l’ouest », selon Alassane Ouattara.

Le pont, le plus long de Côte d’Ivoire, va permettre de réduire les encombrements « chroniques » sur les deux ponts reliant le sud et le nord de la capitale ivoirienne et d’améliorer le quotidien des Abidjanais.
Selon Olivier Bonin, président de Socoprim a annoncé 800 emplois sur deux ans et 200 emplois (environ 1.000 emplois directs et indirects)lorsque le projet sera achevé.
Le troisième pont d’Abidjan a un coût : 190 millions d’euros.

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Voici les caractéristiques du Pont Riviera-Marcory
L’ouvrage commence sur le Boulevard François Mitterand à hauteur de l’Ecole nationale de Police. Sur 2,7 km, il traverse Cocody pour arriver près du domicile de Mme Thérèse Houphouët-Boigny (à l’endroit précis où la cérémonie s’est tenue hier). Il traverse ensuite la lagune Ebrié sur environ 1600 m pour aboutir 2km après au boulevard Giscard d’Estaing avec un échangeur moderne de trois niveaux au carrefour de l’ancienne bâche bleue. L’ensemble du parcours correspond à 6, 7 km, a signifié Patrick Achi, ministre des infrastructures. Il s’agira d’un pont à péage dont la réalisation prendra 27 mois. Le pont Riviera-marcory présentera plusieurs avantages : le désengorgement du trafic des quartiers Nord d’Abidjan vers le Plateau et plus spécifiquement du Nord est (Cocody, 2 plateaux, Riviera-palmeraie jusqu’à Bingerville) vers les quartiers Sud et l’aéroport ; l’allégement sur les ponts Félix Houphouët-Boigny et Général de Gaulle qui permettra leur réhabilitation ; enfin, la réduction d’une pollution de l’air de plus en plus importante dans Abidjan liée à l’accroissement des quantités de dioxyde de carbone produit par les gaz d’échappement des voitures dans les embouteillages.

mercredi 7 septembre 2011

Législatives 2011 : La CEI rappelle les conditions de candidature


Le Président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, a rappelé, mardi, lors d’une réunion de l’ensemble des membres de la commission centrale, les conditionnalités pour être député, dans le cadre des élections législatives prévues pour être organisées à la fin de l’année en cours.
Selon le service communication de la CEI citant le M. Youssouf Bakayoko, conformément aux dispositions du Code électoral relatives à l’élection des députés, les futurs candidats doivent la qualité d’électeur, être âgé de 25 ans au moins, être ivoirien de naissance (ou avoir acquis la nationalité ivoirienne depuis plus 10 ans) et n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.
En plus des conditions d’éligibilité, rappelle le président de la CEI, les candidats à l’élection législative sont tenus "de produire une déclaration de candidature, revêtue d’une signature dûment légalisée", mentionnant "les nom et prénoms du candidat, la date et le lieu de naissance, sa filiation, son domicile et sa profession".
"S’il s’agit d’une liste de candidats, la déclaration doit, en outre, indiquer l’ordre de présentation des candidats", souligne le premier responsable, relevant, par ailleurs, que la déclaration de candidature, pour chaque candidat, doit être obligatoirement accompagnée d’une déclaration personnelle revêtue de sa signature dûment légalisée, d’un extrait de l’acte de naissance ou du jugement supplétif en tenant lieu, d’un certificat de nationalité, d’une déclaration sur l’honneur de non renonciation à la nationalité ivoirienne, d’un extrait du casier judiciaire, d’un certificat de résidence, et d’une attestation de régularité fiscale.
Ces pièces doivent être datées de moins de trois mois, insiste-t-on.
Selon le président de la CEI a tenu à souligner au cours de la réunion que "la déclaration qui doit être accompagnée, le cas échéant, d’une lettre d’investiture du ou des partis ou groupements politiques qui parrainent la candidature, et d’un cautionnement de 100.000 FCFA, par candidat, doit être déposée au siège de la CEI 45 jours avant le scrutin.
"La CEI dispose d’un délai de sept jours, à compter de la date de dépôt, pour arrêter et publier la liste des candidats retenus", a conclu son président qui a invité tous les services et directions techniques de l’institution "à mobiliser et à fédérer toutes les énergies pour l’organisation des élections législatives transparentes, crédibles et surtout professionnelles comme ce fut le cas de la présidentielle passée".