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mercredi 11 avril 2012

Un an après, la presse ivoirienne divisée sur la chute de Gbagbo

La presse ivoirienne a affiché sa division mercredi pour l’anniversaire de la chute de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, les uns évoquant la « fin de souffrances » tandis que d’autres dénonçaient « un coup d’Etat de la France ».
« 11 avril 2011-11 avril 2012, il y a un an Gbagbo capturé, le peuple libéré », titrait à sa une Le Patriote, quotidien proche du parti du président ivoirien Alassane Ouattara.
« Car pour être payé au plus fort, le refus de Laurent Gbagbo d’accepter sa défaite à l’issue de l’élection présidentielle (…) l’a été à tout point de vue », écrit le journal dans une édition spéciale.
De son côté, Notre voie, quotidien du parti de l’ex-président Gbagbo, écrit à sa une: « Il y a un an le coup d’Etat de la France ».
« La guerre comme solution pour régler un simple contentieux électoral? Impensable. Et pourtant cette guerre a eu lieu. Elle a duré quatre mois et fait au moins 10.000 morts selon les ONG internationales contre 3.000 officiellement », écrit le quotidien.
« En vérité, depuis le 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire reste plus que politiquement, économiquement et socialement divisée », souligne le journal pro-Gbagbo.
Fraternité-matin (quotidien d’Etat) appelle à « tirer des leçons pour demain ».
« Les Ivoiriens devront donc tirer la leçon de plus d’une décennie de crise sociopolitique pour se remettre en cause, chacun à son niveau, et se demander: +quelle est ma part de responsabilité dans ce qui est arrivé à mon pays?+, argumente le quotidien.
« Il ne s’agit pas pendant cette célébration, de voir, d’un côté, les victorieux, et de l’autre, les perdants », poursuit le journal, évoquant « l’interêt général de la Côte d’Ivoire une et indivisible ».
M. Gbagbo a été arrêté en avril 2011 mettant fin à une crise postélectorale sans précédent qui a fait quelque 3.000 morts selon l’ONU. Il est détenu depuis novembre à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité commis par ses forces durant la crise.
Source : AFP

vendredi 6 avril 2012

Mali/André Silver KONAN: « le putsch le plus débile»

Le journaliste ivoirien  André Silver Konan fait partie des intellectuels africains qui ont fermement condamné le coup d’État du CNRDRE et dénoncent la rébellion touarègue. Il analyse la situation au Mali, en sa qualité de spécialiste de ce pays. Entretien.
Pourquoi êtes-vous aussi dur avec le coup d’Etat au Mali alors qu’une bonne partie de la population est favorable ?
J’ai utilisé en effet des termes particulièrement durs pour qualifier le putsch au Mali. Il ne fait aucun doute, je l’assume et je le répète, que le putsch du capitaine Amadou Haya Sanogo est le plus débile que je n’ai jamais vu. Débile pour quelles raisons ? D’abord parce qu’on était à un mois et une semaine de la présidentielle à laquelle le président Amadou Toumani Touré n’était pas candidat. Ce dernier n’était pas favorable, du moins officiellement, à un candidat et la commission électorale n’était contestée par aucun candidat. La deuxième raison réside dans les raisons avancées pour expliquer le putsch. Sanogo a expliqué qu’il comptait rétablir la démocratie, c’est rigolo, la démocratie n’était pas malmenée au Mali, en atteste notamment la non contestation du processus électoral. En outre, il a déclaré qu’il comptait aller combattre la rébellion, c’était aussi rigolo, puisque seulement trois jours après sa prise de pouvoir, il lançait un appel à la discussion à la rébellion touarègue. C’est exactement ce que faisait ATT. Cette stratégie quoique discutable a permis de contenir la rébellion depuis janvier. La preuve palpable de l’inconséquence de ce putsch du capitaine Sanogo est qu’en moins de trois jours, la rébellion a pris les villes du nord y compris Tombouctou, qui est tombé entre les mains des islamistes alliés aux rebelles.
Mais reconnaissez que ATT a favorisé le putsch contre lui ?
Je ne parlerais pas de favoriser le putsch contre lui. ATT a été naïf en appliquant une sourde et incompréhensible politique de l’autruche, si ce n’est celle du singe de la légende, qui consistait à ne rien voir, rien entendre et rien écouter. J’étais au Mali et j’ai vu à tel point il s’enfermait dans sa tour d’ivoire de Koulouba. En fait, j’ai vite compris son attitude en discutant avec certains ministres. ATT voulait refiler la patate chaude que constituait la rébellion touarègue à son successeur en se gardant de se lancer dans une guerre au cours de laquelle il y aurait eu certainement des bavures qu’il ne voulait pas assumer. Peut-être le cas de Laurent Gbagbo, accusé de crimes de guerre par la CPI a-t-il contribué à cette psychose du président malien ? Toujours est-il qu’il refusait d’entendre la bruyante envie d’en découdre d’une bonne partie des Maliens qui réprouvent violemment la rébellion du MNLA. Sanogo en a profité.
Pourquoi la Cedeao qui était muette par rapport à la rébellion touarègue est devenue subitement active après le coup d’Etat ? Pourquoi n’a-t-elle pas aidé le Mali à combattre la rébellion plus tôt ?
(Rires) Cette question m’a souvent été posée et chaque fois j’ai souri face à la naïveté de certains Africains. C’est la thèse défendue par ceux qui contre leurs propres principes soutiennent le putsch et qui toujours contre leurs propres principes soutiendront la rébellion quand le rouleau compresseur de la communauté internationale va se dérouler contre la rébellion. Les intellectuels ne devraient pas raisonner selon leurs intérêts politiques du moment, mais par rapport à des principes. Un putsch est-il bon ou non ? Non, alors nous ne devons pas soutenir Sanogo, peu importe si c’est Ouattara ou la Cedeao qui affirment leur leadership sur la question. Une rébellion est condamnable ou non ? Elle est condamnable, alors nous ne devons pas applaudir le MNLA, peu importe si elle collabore avec des islamistes qui détiennent des otages français. Pour répondre maintenant à votre question, je vais vous poser une question : la défense de l’intégrité de l’Etat est-elle oui ou non, une question de souveraineté ?
Evidemment une question de souveraineté, mais que voulez-vous démontrer ?
Ce que je veux démontrer est simple. Mater la rébellion touarègue relevait de la responsabilité souveraine de l’Etat malien, mater le putsch relève du devoir d’ingérence de la communauté internationale, parce que le putsch est dirigé justement contre celui qui incarnait la souveraineté, à savoir le général Toumani Touré. Donc, la réaction de la communauté internationale est différente selon qu’il s’agisse d’une rébellion ou d’un coup d’Etat. En clair, le rétablissement de l’intégrité du territoire d’un Etat en proie à une rébellion relève de la souveraineté pleine et entière de cet Etat. Autrement dit, aucun chef d’Etat au monde qu’il s’appelle Barack Obama ou Vladimir Poutine, ne peut se lever dans son pays et dire, sous le prétexte qu’une rébellion menace un autre pays, aller combattre cette rébellion. Si cela était possible, je vous assure qu’il n’y aurait plus de rébellion des FARC en Colombie, encore moins de Boko Haram au Niger ou encore de rébellion casamançaise. A ma connaissance, ATT n’a pas fait appel à la Cedeao ou à l’UA, ou encore à l’Otan et à l’Onu pour mater la rébellion. Et ceux des Maliens qui savent si bien marcher pour soutenir Sanogo (je crois que ça a commencé à cesser depuis la prise de Tombouctou) n’ont pas battu le pavé pour solliciter de l’aide étrangère. Alors au lieu d’accuser les organisations internationales, les Maliens favorables aux putschistes dont on ne voit d’ailleurs aucune action concrète contre la rébellion, auraient dû commencer à accuser leur propre armée, incapable d’avoir maté la rébellion du fait de l’incapacité de son chef suprême, qui appliquait une politique de fuite en avant et du fait d’une junte incapable de tenir ses propres engagements.
Pourquoi la Cedeao n’aide pas l’armée malienne à mater la rébellion ?
La Cedeao aidera l’armée malienne à mater la rébellion quand elle aura un interlocuteur crédible à Bamako, c’est simple à comprendre. La communauté internationale se mobilise pour dégager les putschistes parce que l’ordre constitutionnel et institutionnel est rompu. Ce n’est plus une question de souveraineté puisque celui qui incarne justement cette souveraineté est celui contre qui le putsch est mené. Il est vrai que ATT a sa part de responsabilité mais Sanogo est venu empirer la situation plutôt que de la décanter. Regardez donc la situation en face ! Qu’a-t-il réussi depuis qu’il est là ? Rien, sinon à favoriser une avancée spectaculaire des rebelles qui, plus est, ne le reconnaissent même pas ? Ce type a déclaré qu’il était venu rétablir la démocratie, mais aucune démocratie n’était en danger au Mali puisque ATT en dépit de sa gestion complaisante de la crise, ne tyrannisait pas son peuple. Il a déclaré qu’il était venu mater la rébellion, trois jours après sa prise de pouvoir, il lançait un appel à la négociation à la rébellion. N’est-ce pas ce que faisait ATT et qui a motivé son putsch ? Soyons sérieux. Sanogo dégagera, et alors le président de la transition discutera avec (ou matera) la rébellion avec l’aide des puissances internationales.
Comment expliquez-vous l’attitude de la France qui reste passive face à la progression des rebelles ?
Qu’auriez-vous aimé que la France (un bien vain mot, en réalité) fasse ? Que Nicolas Sarkozy qui a déjà des problèmes pour se faire réélire décide unilatéralement d’aller mater la rébellion touarègue ou que François Hollande qui n’est pas encore élu se déclare favorable à une intervention militaire ? N’est-ce pas encore vous qui dénonceriez l’interventionnisme du colon qui se fait gendarme de l’Afrique ? En tant qu’Africains, nous devons arrêter de nous infantiliser. Nous sommes prompts à accuser la France qui quoiqu’elle fasse (qu’elle condamne ou non, qu’elle intervienne ou non, qu’elle observe la neutralité ou non) est insultée par ceux qui cherchent à nier leurs propres responsabilités. Au départ, j’ai entendu des plaisantins déclarer que c’était un coup d’Etat de la France. Quand la Cedeao qu’ils accusent d’ailleurs à raison d’être à la solde de la France s’est lancée en guerre contre les putschistes, ils ont dit qu’en fait, la France était derrière la rébellion, parce que des porte-paroles de la rébellion sont en France. Ils oublient aussi que la France est un pays de liberté et que la Mauritanie aussi qui combat Aqmi, allié des rebelles, accueille aussi des porte-paroles de la rébellion. Quand la France a décidé de saisir le conseil de sécurité et qu’on leur a déclaré que les combattants islamistes alliés des rebelles détenaient des otages français, ces mêmes intellectuels douteux ont commencé à dire que la France est entrée en guerre. Des fois, je ris de l’inconstance de ces gens là. Bref. Nous les africains, on doit vraiment savoir ce qu’on veut. La France a six ressortissants retenus en otage dans le désert malien par des combattants d’Aqmi, alliés (et peut-être futurs adversaires) des rebelles. Même si elle avait la possibilité de se jeter directement dans la guerre, elle serait prudente pour ne pas mettre en danger la vie de ses ressortissants. C’est ce que ferait tout gouvernement responsable. Pour le reste, je reconnais que la crise actuelle résulte d’une mauvaise gestion de la crise libyenne par l’Otan, mais aussi par les pays africains dont les voisins de la Lybie comme le Mali.
Réalisée par Mahamadou Traoré
Source: La Tribune – Lebanco.net

mercredi 14 mars 2012

Le Président Ouattara ministre de la défense dans un gouvernement des 40

Un nouveau gouvernement ivoirien de 40 membres a été formé, hier mardi. La quasi-totalité des ministres sortants est reconduite, 6 nouveaux postes sont créés dont 5 détachés à la présidence pour diverses fonctions, le chef de l’État Alassane Ouattara occupe la défense, son jeune frère Téné Ibrahima Ouattara est nommé ministre chargé des affaires présidentielles. L’entrée de monsieur Téné Ouattara dans le gouvernement est une primeur dans l’histoire de la Côte-d’Ivoire.
Ce gouvernement, qui ne comporte pas de cadre de l’opposition, se présente comme suit:

1- Premier Ministre, Garde des sceaux, ministre de la justice : Ministre de la Justice : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU
2- Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO
3- Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : Daniel Kablan DUNCAN
4- Ministre d’Etat, Ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONE
5- Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : Albert Toikeusse MABRI
6- Ministre d’Etat, Ministre de L’Industrie : Moussa DOSSO
7- Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Koffi DIBY
8- Ministre des Infrastructures Economiques : Patrick ACHI
9- Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : Adama TOUNGARA
10- Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Prof. Thérèse Aya N`DRI-YOMAN
11- Ministre de l’Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA
12- Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme administrative : Konan GNAMIEN
13- Ministre de l`Artisanat et de la Promotion des PME : Sidiki KONATE
14- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : CISSE Ibrahima
15- Ministre des Ressources Animale et Halieutiques : Kobena Kouassi ADJOUMANI
16- Ministre de l’Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY
17- Ministre du Commerce : Dagobert BANZIO
18- Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Albert FLINDE
19- Ministre chargé des Droits de l`Homme et des Libertés publiques : Gnénéma COULIBALY
20- Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou BANDAMA
21- Ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant, porte parole-Adjoint du Gouvernement : Mme Raymonde Goudou COFFIE
22- Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE
23- Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Remi Kouadio ALLAH
24- Ministre du Tourisme : Charles Aké ATCHIMON
25- Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme : Mamadou SANOGO
26- Ministre des Sports et Loisirs : Philippe LEGRE
27- Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et de la Communications, Porte-parole du gouvernement : Bruno Nabagné KONE
28- Ministre des Transports : Gaoussou TOURE
29- Ministre des Eaux et Fôrets : Clément Bouéka NABO
30- Ministre chargé de l`Intégration africaine : Adama BICTOGO
31- Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : Alain Michel LOBOGNON
32- Ministre de la Promotion du Logement : Mme Nialé KABA
33- Ministre chargé des ex-Combattants et des Victimes de guerre : Mathieu Babaud DARRET
34- Ministre de la Salubrité urbaine : Anne Désirée OULOTO
35- Ministre délégué auprès du Premier ministre, Garde des sceaux, ministre de la justice, chargé de la Justice: Matto Loma Cissé
Au, titre de la présidence de la République, l’on note les nominations suivantes :
1- Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République : Amadou Gon Coulibaly
2- Ministre, Directeur de cabinet du Président de la République : marcel Amon Tanoh
3- Ministre chargé des affaires présidentielles : Téné Ibrahima Ouattara
4- Ministre auprès du Président de la République chargé de la défense : Paul Koffi Koffi
5- Ministre auprès du Président de la République chargé des relations avec les Institutions de la République: Albert Agré

jeudi 19 janvier 2012

Eléphant CAN 2012 : Guillou critique les choix de Zahoui pour la CAN

Interrogé sur les choix de François Zahoui, Jean-Marc Guillou fait part de ses désaccords. Le père des Académiciens n’est pas tendre avec l’actuel sélectionneur et prédit un échec aux Eléphants lors de la CAN 2012.
« Partir dans un tournoi avec 6 attaquants dans l’effectif alors que quatre serait suffisant, avec seulement 6 milieux alors que 8 serait nécessaire, c’est d’entrée limiter ses possibilités. C’est comme si un coureur de marathon se donnait une ampoule à un pied avant le départ », a critiqué Jean-Marc Guillou, cité par Sport-Ivoire.
Moi je suis entièrement d’accord avec Guillou, 6 attaquants dans cette équipe c’est trop, surtout en raison de la grande qualité de ceux-ci. L’histoire du sport collectif a montré et continue de montrer que ce sont les équipes défensives qui gagnent. Mais  Il serait aussi intéressant d’avoir l’avis de Zahoui afin de comprendre sa logique.
IL déplore aussi la non-sélection du meneur de jeu Marco Né, écarté au dernier moment. « Se séparer d’un joueur tel que Marco, élu la saison dernière comme le meilleur milieu du Championnat russe, alors que les Éléphants ont toujours souffert d’un manque de bons milieux ; ne pas avoir compris, que les échecs répétés, depuis dix ans, étaient justement dus à deux raisons principales : le fait d’avoir la plupart du temps construit une équipe déséquilibrée (avec 3 voire 4 attaquants) ; celui de négliger la maîtrise du jeu en phase offensive et pour cela miser sur un milieu fort non seulement en nombre mais aussi en qualité ».
On trouve aussi ici à Abidjan  inadmissible que Né Marco ne soit pas sélectionné. Mais bon, on nous dira qu’on ne peut pas sélectionner tout le monde et que le coach est souverain de ses choix. De toutes les façons, dans quelques semaines tout le monde saura le résultat des éléphants a cette CAN.
-  Invité par la FIF à assister à la phase finale, Jean-Marc Guillou a préféré décliner. « Autant parier une nouvelle fois pour un nouveau tournoi raté. Cela ne fera que le quatrième titre de champion africain que cette génération laissera à un autre pays pour les mêmes raisons… Le nouveau président de la FIF, m’avait dernièrement gentiment invité à ce tournoi. Vraiment, aller souffrir dans les tribunes au spectacle d’une équipe handicapée par des mauvais choix ne m’inspire pas du tout », a asséné l’ancien international tricolore, qui s’illustre une nouvelle fois par le caractère tranché de ses analyses.
- Les entraineurs noirs sont plutôt vue comme une fierté nationale et même continentale par d’autres.     
Zahoui n’est pas europeen cela dérange, pour quelqu’un qui doit être fier de la CI, il détruit moralement un groupe. Que dire sur le Suédois qui en 2010 est venu 3mois avant la CAN sans connaitre le pays ni les joueurs et qui a gagnez en trois mois 5ans de salaire en Europe.  Zahoui va réussir et il en faut plus de coach africain sur nos bancs de touche. Un internaute ivoirien sur le même suijet dit que Guillou veut la place de Zahoui et que Guillou pourra entrainer l’equipe de France qui a des problèmes pour se retrouver. Et Pour tant l’histoire de la CAN nous enseigne que les entraineurs noirs ont très souvent du mal remporter la CAN surtout que le foot aujourd’hui est a un certaine niveau dévient un match des entraineurs .

aboukam.wordpress

samedi 24 décembre 2011

Crise poste électorale en RDC ça me rappelle celui de notre pays

L’actualité oblige, comme a mon habitude tous  les jours quand je  regarde la télé je ne fait que zapper sur les chaines satellitaire, ensuite je suis tombé sur  une des télévisions dit  panafricaines basé en dehors du continent notamment voxafrica basé Londres. Vous le savez ces chaînes de télévision on la particularité  de donner très souvent la parole a des intellectuels Africain pour donner leur opinion sur les questions d’actualité  sur le continent.  Le cas de la crise poste électorale en côte d’ivoire est un exemple palpable qui a tant diviser les africains même ces intellectuels. Mais aujourd’hui c’est la RDC ou les unes n’ont pas réussi départager le président sortant Joseph Cabila et le principal candidat de l’opposition  à la personne d’Etienne Tchisekedi, touts les deux revendiquent la victoire.  Et Cela suscite pas mal de débat sur les radios et télévisions panafricaines sans oublier les réseaux sociaux sur le net entre pro et anti, à ce sujet un des intellectuels sur le plateau du débat  affirme que les juges en Afrique précisément en RDC ne sont pas crédibles et qu’ils sont toujours à la solde du pouvoir. En suite l’autre lui répond en disant plutôt le contraire, qu’il y a des juges comptants en RDC  capable d’appliqué le droit et c’est ce qui a été fait, pour lui les juges ne peuvent pas satisfaire tous le monde…. moi je m’arrête là. T- elles sont les propos  de ceux qui se disent intellectuelles africaines  dans les capitales européens. Comme quoi la crise ivoirienne n’a pas servie  de leçon au autre pays Africain. Yako mon Afrique, l’Afrique de nos grandes parents et je vous laisse donné votre opinion !

samedi 14 mai 2011

Ouattara au Sénégal: "renouveau de l`axe Dakar-Abidjan` (communiqué)


DAKAR - La visite de deux jours que vient d`achever le président ivoirien Alassane Ouattara au Sénégal, sa première à l`étranger depuis sa prestation de serment le 6 mai, constitue un "renouveau de l`axe Dakar-Abidjan", selon un communiqué conjoint publié vendredi.

M. Ouattara et son homologue sénégalais Abdoulaye Wade estiment que cette
visite a scellé "les retrouvailles de la grande famille sénégalo-ivoirienne
qui a cheminé ensemble à travers l`histoire avec une volonté constante et
immuable de bâtir un avenir commun sur la base de valeurs partagées", souligne
le texte.

Le président ivoirien "a réitéré ses vifs remerciements" à M. Wade "pour sa
sollicitude et sa contribution précieuse au règlement de la crise ivoirienne".
Les violences qui ont suivi le 2ème tour de la présidentielle du 28
novembre 2010 entre partisans du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo et
ceux d`Alassane Ouattara ont fait quelque 3.000 morts et environ un million de
déplacés et réfugiés.

M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara avec le
soutien décisif des troupes de l`ONU et de la France.
"Les deux dirigeants (MM. Wade et Ouattara) ont souligné la nécessité de
renforcer la concertation entre les deux pays à tous les niveaux pour faire de
l`axe Dakar-Abidjan l`un des moteurs privilégiés de l`intégration en Afrique
de l`Ouest", affirme le communiqué.

Ils se sont en outre félicités de leur "parfaite convergence de vues"
concernant les relations bilatérales, les dossiers régionaux et internationaux.
Le président Wade a accepté une invitation de M. Ouattara à se rendre en
visite en Côte d`Ivoire à une date qui reste à déterminer.

Le Rassemblement des républicains (RDR) d`Alassane Ouattara et le Parti
démocratique sénégalais (PDS) d`Abdoulaye Wade appartiennent à
l`Internationale libérale et le président sénégalais a toujours entretenu
d`excellentes relations avec son homologue ivoirien qu`il appelle son "petit
frère".

Entre les deux tours du scrutin ivoirien, le candidat Ouattara avait
effectué une visite à Dakar, où il avait rencontré Abdoulaye Wade, provoquant
la colère de Laurent Gbagbo qui avait alors rappelé son ambassadeur à Dakar.
Source: AFP

lundi 14 février 2011

La Côte d'Ivoire, la révolution égyptienne et les élections en Afrique



Entretien avec Alain Délétroz, vice-président d'International Crisis Group (ICG). Pour le think tank américain, dont le siège se trouve à Bruxelles, l'Afrique est une priorité, plus que jamais, tant les crises qui couvent pourraient être nombreuses, lors des élections prévues cette année. Alors que la crise ivoirienne est loin d'être réglée, la révolution égyptienne met en alerte les régimes les moins démocratiques, au sud du Sahara.

Comment analysez-vous la situation en Côte d’Ivoire ?

Alain Délétroz : L’un des deux candidats à la présidentielle a gagné, l’autre est un perdant qui triche. Ces élections étaient censées ramener la paix. Si le perdant avait été Alassane Ouattara, il aurait accepté le verdict. En revanche, ce n’était pas très clair avec Laurent Gbagbo, même avant le scrutin. On voit le résultat. Cela étant, Laurent Gbagbo dispose d’une vraie base électorale. Il a recueilli 45 % des voix, presque exclusivement au sud du pays, lors d’un processus électoral qui a été l’un des plus clairs de ces dernières années en Afrique. Il a déjà gagné la guerre des mots, grâce à son emprise sur les médias d’Etat.

La stratégie d’asphyxie économique lancée contre Laurent Gbagbo peut-elle réussir ? A-t-elle jamais fonctionné ailleurs ?

Elle peut donner des résultats. Il faut cependant rappeler qu’en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid, des responsables politiques de l’ancien régime raciste ont admis que les sanctions économiques, pourtant lourdes, n’avaient pas été déterminantes…

Croyez-vous à une intervention militaire du Nigéria en Côte d’Ivoire?

Des frappes ciblées venant du Nigéria restent possibles. Les soldats nigérians n’hésitent pas à se servir de leurs armes et ils sont redoutés par leurs voisins. Le problème, au Nigéria, c’est que le secteur pétrolier a sa propre diplomatie. Or, la Côte d’Ivoire abrite une raffinerie de pétrole d’importance stratégique pour le Nigéria.

Y aura-t-il un effet d’entraînement de la revolution égyptienne au sud du Sahara ?

Les élections qui vont avoir lieu dans l’année vont être observées de manière plus étroite, et certains pays, comme le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC), dont on ne parle pas beaucoup, ne vont peut-être pas rester sous les radars. En RDC, Joseph Kabila a procédé à des changements constitutionnels importants, problématiques parce qu'opérés à quelques mois du scrutin. Il a supprimé le second tour de la présidentielle. Le président sera élu au premier tour seulement. C’est prendre de gros risques. En Amérique latine, cette formule est courante, avec des présidents d’Argentine ou de Colombie qui ne représentent que 30 % de l’électorat. Elle fonctionne pour des pays où existe une harmonie linguistique et culturelle. Dans un pays aussi divers que la RDC, cela va poser de sérieuses questions.

Que préconisez-vous ?

Il faut que les bailleurs de fonds mettent des conditions très claires au financement de ces élections, notamment sur l’enregistrement des électeurs, la formation des responsables de la commission électorale et l’adoption de codes de bonne conduite, à l’avance, par les partis politiques.

Quelles sont les chances de Joseph Kabila ?

C’est difficile à dire dans un pays où les allégeances politiques et militaires sont diffuses et fluctuantes. Joseph Kabila a décu ses électeurs de 2006, dans le Kivu et tout l’est du Congo, où les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR, milices et anciens soldats hutus du Rwanda, ndlr) continuent d’agir librement. Face à lui, il y a un opposant de poids, Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale. Joseph Kabila va sans doute gagner les élections, tout en sachant qu’il pourrait les perdre, ce qui le met sur la défensive.

Source: africa blogs liberation
Recueilli à Paris par Sabine Cessou le 13/02/2011