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mercredi 13 juin 2012

Grand Ouest selon des témoins sur place les combats font rage depuis hier

-LA COALITION Onuci-FRCI n’a pas attendu le vendredi 15 Juin 2012 comme annoncé, pour entrer en action contre le nouveau commando invisible qui endeuille les populationsde l’Ouest, depuis le vendredi 8 Juin 2012. Les soldats onusiens et l’armée ivoirienne ont surpris mardi nuit des mercenaires qui venaient d’attaquer Sioblohoula à 36 km de Taï, faisant des morts, des blessés et plusieurs maisons brûlées. Selon Djézaï Joseph, adjoint au maire de Taï, les combats font rage et les mercenaires sont confinés le long de la rive du fleuve Cavally sorti de son lit. ‘’Les combats continuent dans notre région depuis lundi. Je suis à présent à côté d’un blessé dans l’attaque d’hier (ndlr : lundi 11 Juin 2012). 
-Le lundi aux environs de 23 heures, des hommes en armes ont attaqué Sioblohoula. Nous avons enregistré trois morts et des blessés parmi les villageois qui se sont réfugiés dans la brousse. Acculés par l’armée ivoirienne et les soldats de l’Onu-ci, ceux qui ont attaqué le village sont repartis vers le Cavally. N’ayant pas de pirogues à leur disposition, ils se sont faits surprendre par l’armée au bord du fleuve, les combats continuent à la frontière. Il y a eu beaucoup de morts et le commandant Coulibaly des FRCI de Sakré est mort dans ces affrontements. Nous n’avons reçu aucune assistance pour l’instant. Il y a plus de 4000 déplacés à la mairie de Taï. 
-Tous les fonctionnaires ont fui mais il y a une présence massive de militaires à Taï ville.’’, a expliqué le maire Dezailly Joseph qui, jusqu’à tard hier se trouvait aux côtés des populations apeurées. A Taï ville, des soldats FRCI revenus du théâtre des opérations avaient l’air furieux, selon des témoins. Du côté des mercenaires, l’on fait état de pertes lourdes. Au moins sept des leurs seraient tombés sous les plombs des combattants FRCI. Des blessés ont été transférés à l’hôpital général de Guiglo pour y recevoir des soins. Comme obstacle, les FRCI sont confrontées à la difficulté du terrain (une forêt dense et impraticable).
Source: L’Intelligent d’Abidjan Par Dosso Villard

mardi 20 décembre 2011

Barbaries des soldats (Frci) en Côte d’Ivoire – Les mesures tardives d’Alassane Ouattara

Alassane Ouattara a rencontré, hier, le ministre de l’Intérieur et celui délégué à la Défense. Ce, au lendemain de la barbarie des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci) ayant fait 6 morts à Vavoua. Et pour laquelle Alassane Ouattara a pris un certain nombre de mesures. Notamment la mise en place d’une police militaire pour traquer tous les jeunes soldats qui font le rodéo en ville, dans les véhicules estampillés Frci, ou à moto. Il donne même 48h pour que tous ces véhicules ne circulent plus dans les rues et exige la création rapide d’un dispositif de désarmement et d’intégration de ces éléments dans l’armée régulière.
Bonne nouvelle, pourrait-on dire, au regard de ces mesures. On est même tenté d’applaudir M. Ouattara des deux mains si et seulement s’il avait eu ce courage un peu plus tôt en prenant le taureau par les cornes. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? Pourquoi tant de morts, tant d’exactions dont la presse fait quotidiennement écho de la part des Frci pour se résoudre enfin à monter au créneau ? Parce que les exactions de toutes sortes, on en signale partout, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Le chef d’état-major des Frci a toujours martelé que tous ceux qui portent le treillis ne sont pas tous ses hommes. Mais alors question. Pourquoi ne pas organiser une ou des actions d’envergure pour mettre hors d’état de nuire toutes ces brebis galeuses qui ternissent l’image de ces troupes ? La presse, dans son ensemble, y compris celle proche du parti au pouvoir a de tout temps dénoncé les actes que posent les hommes du général Soumaïla Bakayoko.
Il y a quelques mois, les autorités actuelles avaient fixé un délai pour l’encasernement des éléments des Frci. Des mois se sont écoulés ; toutes ces décisions ont été aujourd’hui rangées dans les placards. Et les Frci continuent de faire la loi dans les rues d’Abidjan et de l’intérieur du pays.
Avec les mesures que vient de prendre Ouattara, on espère bien que les Ivoiriens vont retrouver la quiétude et que celles-ci vont rencontrer l’adhésion des Frci. On attend donc de voir si Ouattara et le patron des Frci maîtrisent véritablement leurs hommes.
Vincent Deh
Notre Voie

lundi 5 décembre 2011

Côte d'Ivoire : Ouattara et Soro, partenaires particuliers

Le Président ivoirien Alassane Ouattara (à g.) et son Premier ministre Guillaume Soro. © Issouf Sanogo/AFP
L’un joue au mentor, l’autre à l’élève appliqué… Rien ne les prédestinait à s’entendre, mais Alassane Ouattara, le chef de l’État ivoirien, et son Premier ministre, Guillaume Soro, ont fini par s’habituer l’un à l‘autre. Question d’intérêts bien compris.

Alassane Ouattara et Guillaume Soro. En Côte d’Ivoire, le chef de l’État ivoirien et le Premier ministre n’en finissent plus de se congratuler. Le 10 octobre, le second remerciait chaleureusement le premier pour « son précieux soutien » – c’était lors de l’ouverture d’un séminaire-bilan des cent premiers jours du gouvernement. Le lendemain, le président de la République félicitait son Premier ministre pour « la conduite rigoureuse des travaux ». Auparavant, il avait déjà loué la loyauté et l’implication d’un Guillaume Soro qui, depuis sa nomination, joue les élèves modèles et disciplinés. En public, depuis six mois qu'ils travaillent officiellement ensemble, les deux hommes affichent une cohésion sans faille et tiennent le même langage : travail, reconstruction, réconciliation.

Trop beau pour être vrai ? « Ce n’était pas gagné d’avance, mais ils forment un bon attelage, affirme un ministre qui souhaite garder l’anonymat. Soro apprend vite et il a parfaitement intégré la méthode Ouattara. Comme lui, il se montre disponible, très pragmatique, et va à l’essentiel. »

Au quotidien, la répartition des tâches est bien établie. Le chef de l’État se consacre à l’économie et à la diplomatie, tandis que le chef du gouvernement planche sur les questions de défense et de sécurité. Chaque semaine, le rituel est immuable. Le mercredi, c’est Guillaume Soro qui anime un Conseil de gouvernement. Le lendemain, Ouattara reprend la main et dirige le Conseil des ministres. Sur le terrain, les progrès sont visibles : l’activité économique a repris, l’administration s’est remise au travail, et la sécurité progresse, même si l’on déplore encore de nombreux débordements du côté des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Petites mises au point

Officiellement, donc, pas un nuage dans la relation entre Ouattara et Soro. Mais cela n’exclut pas les affrontements à fleurets mouchetés, et les mises au point se font parfois par l’entremise des journaux acquis à la cause de l’un ou de l’autre (Le Patriote pour le président et Nord-Sud pour le Premier ministre).

Impatient d’imposer le retour de l’État de droit et la fin de l’économie parallèle dans le nord de la Côte d’Ivoire, le chef de l’État s’inquiète du comportement des anciens comzones, qui ont longtemps accompagné Guillaume Soro, et de l’affairisme de certains membres du gouvernement. En fin politique, le Premier ministre sait qu’il doit malgré tout ménager ses anciens compagnons qui répètent à l’envi que ce sont eux qui « ont porté Ouattara au pouvoir ». Il ne souhaite pas non plus que l’on empiète sur ses prérogatives et s’offusque des interférences des hommes de la présidence. Parmi eux, Philippe Serey-Eiffel, conseiller économique d’Alassane Ouattara, et Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, qui se mêlent de toutes les questions liées à l’économie, aux infrastructures et au budget, jusqu’à donner directement des consignes aux ministres. Début août, Soro a vu rouge et sommé lesdits ministres de ne plus obéir au conseiller français. Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre : Serey-Eiffel, nommé en septembre coordinateur du corps de conseillers de la présidence, a été prié de se faire discret.

Des itinéraires divergents

Au départ, rien ne prédestinait les deux hommes à s’entendre. Une génération les sépare : Ouattara, 69 ans, pourrait être le père de Soro, 39 ans. Le premier est malinké et musulman ; le second, sénoufo et catholique. Leurs parcours divergent aussi : le chef de l’État est un brillant économiste, passé par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Fonds monétaire international (FMI) et la primature ivoirienne. La communauté internationale voit en lui une sorte de « président idéal » et ferme les yeux sur la poursuite des exactions.

Titulaire d’une maîtrise d’anglais, Soro est un ancien leader estudiantin arrivé au pouvoir par les armes. Excellent tribun, c’est un redoutable politicien dont les grandes puissances se méfient. Élevé à l’idéologie marxiste, il s’est converti au libéralisme, mais reste très souverainiste. Et quand Ouattara, son « grand frère », n’ose pas trop dire non à ses amis français, Soro, lui, n’a pas de problèmes de conscience – du moins pour le moment.

Entre les deux hommes, qui se tutoient, il y a donc un monde. Leur première rencontre date du milieu des années 1990. À l’époque, Soro dirigeait la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci). « Au début, nous n’étions pas vraiment sur la même longueur d’onde, précise le Premier ministre. J’étais plutôt proche de Laurent Gbagbo. » C’est lui d’ailleurs qui, involontairement, le jettera dans les bras de Ouattara en plaçant à la tête de la Fesci, fin 1998, un Bété, Charles Blé Goudé, plutôt que Yayoro Karamoko, dont Soro était proche, et qui est aujourd’hui leader de la jeunesse du Rassemblement des républicains (RDR).

Le jeune Soro s’éloigne de son mentor, qu’il accuse de surfer sur la vague de l’ivoirité. Il s’exile en Grande-Bretagne puis en France, où il poursuit ses études d’anglais et de sciences politiques. Il se rapproche d’Alassane Ouattara, qu’il voit à son domicile parisien. Lors de la campagne pour les législatives de décembre 2000, il s’engage même aux côtés d’Henriette Diabaté, la numéro deux du RDR. Prenant progressivement la tête politique de la rébellion des Forces nouvelles (FN) à partir de septembre 2002, il entretient une relation très régulière avec l’opposant Ouattara.

Les choses se gâtent quand, en mars 2007, Soro accepte de devenir le Premier ministre de Gbagbo. Dans l’entourage de Ouattara, on accuse le nouveau chef du gouvernement de jouer pour lui, voire même de trahir la grande « cause nordiste ». Et de fait, en février 2008, Soro ne répond pas à l’appel d’Alassane Ouattara, qui a ouvert les portes du RDR aux cadres des FN. Pourtant, même s’il a acheté une résidence dans le quartier de la Riviera, à Abidjan, Soro habite toujours au Golf Hôtel, à deux pas du domicile de Ouattara, qu’il continue à voir régulièrement.

« Il s’est définitivement rapproché quand il a compris que Gbagbo ferait tout pour l’éliminer après la présidentielle, explique un proche du chef du gouvernement. Pour lui, c’était une question de survie. Il a alors négocié son avenir, celui de ses représentants politiques et de sa branche armée. Ouattara s’est engagé dès la fin 2008 à intégrer les FN dans l’armée s’il était élu. »

Entre les deux tours de la présidentielle, fin 2010, les deux hommes se rencontrent discrètement et dessinent les scénarios de l’après-Gbagbo dans le cas d’une victoire finale de Ouattara. Ils ont soin d’associer Henri Konan Bédié, que Gbagbo tente lui aussi de courtiser. Ouattara va jusqu’à lui proposer de choisir le nom du futur Premier ministre, Soro pouvant aller à l’Assemblée nationale. Finalement, face à un Gbagbo qui refuse la défaite, Soro est reconduit pour mener la guerre.

L’ombre de Compaoré

Un autre homme a joué un rôle prépondérant dans l’alliance scellée entre Soro et Ouattara : le très secret Blaise Compaoré. Très proche des deux hommes, qu’il tutoie, le président burkinabè connaît le premier depuis une décennie, le second depuis près de trente ans. Que cherche-t-il en Côte d’Ivoire ? Le positionnement de son « enfant », le Burkina. Depuis l’ère coloniale, ses concitoyens migrent nombreux vers le royaume du cacao – il y aurait près de 3 millions de Burkinabè en Côte d’Ivoire (des paysans, pour la plupart, qui envoient régulièrement des fonds dans leur pays d’origine).

Pour Compaoré, Ouattara est l’homme qui peut enclencher la même dynamique de développement qu’Houphouët-Boigny. « Il a beaucoup d’admiration pour Ouattara, bien qu’il le trouve trop occidental dans sa tête, explique un proche du chef de l’État burkinabè. Il a donc mis à son service son expertise politique et lui a donné un grand coup de pouce lors de la dernière crise postélectorale. » C’est lui aussi qui fait entendre raison à Ouattara et arrondit les angles lorsque le feu couve avec le Premier ministre. Ce fut le cas en février 2010, quand Gbagbo décida de dissoudre la Commission électorale indépendante et le gouvernement – dissolution à laquelle Soro ne s’opposa pas suffisamment fermement selon Ouattara. Et c’est encore Compaoré qui conseille à Ouattara de cesser de menacer d’envoyer les comzones devant la Cour pénale internationale (CPI) afin de ne plus gêner les initiatives du chef du gouvernement pour les faire rentrer dans le rang.

Le président burkinabè a aussi aidé Soro à mûrir politiquement et à tenir une place capitale dans le processus de sortie de crise. Il a mis à sa disposition ses meilleurs experts : Djibril Bassolé, son ministre des Affaires étrangères, Mustapha Chafi, l’un de ses conseillers politiques, et Boureima Badini, son représentant en Côte d’Ivoire. Tous trois l’ont chaperonné à ses débuts et continuent aujourd’hui de le conseiller sur les dossiers sensibles. Soro voue une réelle affection à Compaoré, avec qui il échange quotidiennement, par téléphone ou par SMS. « Il m’a toujours soutenu en me conseillant et en m’encourageant, même aux heures les plus difficiles, mais sans jamais me dicter ma conduite », explique Soro. Aujourd’hui, Compaoré tient à ce que son « frère Alassane » travaille avec son « fils Guillaume », garant de ses propres intérêts.

Déjà un successeur ?

Pour le chef de l’État burkinabè, Soro est un pari sur l’avenir. C’est la continuité, l’assurance qu’Abidjan et Ouagadougou vont renforcer leur partenariat économique, politique et militaire. « Et on attend de Ouattara qu’il fasse la passe à Guillaume… », confie un proche du Premier ministre ivoirien.

Pour l’instant, le président ivoirien se veut rassurant. Il promet à Soro la succession au terme d’un deuxième mandat qu’il souhaite bien accomplir. Il parle peu du chef du gouvernement en présence des ambitieux leaders du RDR que sont Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur, mais tient ses promesses. Il a accepté le principe du redécoupage électoral, voulu par Soro, et fait une place à ses compagnons qui se présentent aux législatives sous la bannière RDR, le 11 décembre. « Soro a tout intérêt à attendre son heure en s’arrimant à la locomotive Ouattara, explique un diplomate occidental. Ce dernier, s’il réussit son pari, restera à la postérité comme celui qui a permis à la Côte d’Ivoire de devenir un pays émergent. Quant au Premier ministre, il est en train de se construire un bilan qui lui permettra de se positionner en légitime successeur. »

En attendant, Soro installe ses hommes aux postes clés de l’armée et de l’administration. En tout, plus de 2 000 fonctionnaires et près de 11 000 militaires en cours d’intégration. Politiquement, il a décidé de reporter le lancement de son parti. Mais le créera-t-il ? Candidat à la députation sous la bannière du RDR, il pourrait décider d’en briguer la direction ou de convoiter celle du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), si celui-ci devait un jour se structurer en parti. Tout est possible.

Ouattara a promis de le reconduire à son poste pour une période de six mois à un an après les élections. Il semble avoir obtenu l’assentiment de son partenaire (Bédié) et des grandes puissances (France et États-Unis). Certains pensent même qu’il pourrait modifier la Constitution pour créer et lui confier un poste de vice-président. Une idée très en vogue en Afrique francophone (Sénégal, Gabon) et une fonction taillée sur mesure… Elle permettrait à Ouattara de respecter sa parole envers son allié Bédié en offrant au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) la primature, tout en gardant Soro à ses côtés.
Pascal Airault, envoyé spécial, avec Baudelaire Mieu, à Abidjan.
Source: Jeune Afrique

jeudi 17 novembre 2011

FLASHBACK Côte d'Ivoire : comment les comzones se sont réparti la capitale ivoirienne pour devenir les maîtres d'Abidjan

Attention cette article ne parle pas de l'actualité ce n'est qu'un rappelle de la bataille d'abidjan
Les ex-chefs rebelles se sont réparti la capitale ivoirienne comme un butin de guerre. Racket, barrages, règlements de comptes… Autant de techniques éprouvées dans le Nord depuis huit ans.
La lune de fiel a succédé très vite – en moins de trois mois – à la lune de miel dans les rapports entre la population et les chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui estampillés Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Il ne se passe plus un jour sans que la presse locale ne dénonce les méfaits et exactions commis par ces hommes armés qui règnent en maîtres dans le pays. La population est fatiguée. Ceux qui ont « libéré » Abidjan de l’entêtement de Laurent Gbagbo sont à présent des « prédateurs ».

Profitant de l’affaiblissement des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo), ils ont fait de la capitale économique leur butin de guerre. La ville a été « dépecée » en plusieurs zones autonomes ou encore en groupements dits tactiques. Issiaka Ouattara, alias Wattao, ex-chef d’état-major adjoint des FN, a mis sous sa coupe les très rentables quartiers sud – où sont situés le Port autonome d’Abidjan (PAA) ainsi que de nombreuses entreprises – et a élu domicile en Zone 4. Chérif Ousmane, alias Papa Guépard, commandant de zone à Bouaké (Centre), a quant à lui pris le contrôle des communes du Plateau et d’Adjamé. Il s’est d’abord installé à l’état-major des armées, au camp Gallieni, où il dormait sur un lit militaire, avant d’emménager chez l’ancien directeur du port, Marcel Gossio. Cinq autres comzones, Morou Ouattara, Koné Zakaria, Hervé Touré, Ousmane Coulibaly et Gaoussou Koné, se partagent les autres quartiers de la ville.

Voir la carte du partage d'Abidjan par les "comzones"

« Après la chute de Gbagbo, dans le chaos et le désordre qui régnaient, il fallait diviser Abidjan pour mieux le sécuriser », justifie le commandant Wattao. Sécuriser ? Cela reste à démonter. Rançonner les Abidjanais ? Certainement… De fait, devant certains commerces et administrations, les vigiles des sociétés privées de sécurité ont été remplacés par les hommes des comzones, qui perçoivent des taxes de passage. Plusieurs chefs ont mis en place des filières clandestines très organisées, qui ont permis de faire sortir du pays certains pontes de l’ex-pouvoir, ou d’assurer leur protection à Abidjan, en échange de fortes rémunérations qui oscillent entre 5 millions et 50 millions de F CFA (entre 7 600 et 76 000 euros).

« Ils font la loi et la justice à leur manière. Un comzone ne s’est même pas gêné pour ordonner à un magistrat de prendre une décision en faveur de son protégé. Il faut que ça cesse », proteste un chef d’entreprise. « Chaque comzone est à son compte et dispose de ses hommes [environ 350, NDLR] pour vivre sur la bête », dénonce un fonctionnaire. Racket, barrages, saisies de véhicules et de maisons, règlements de comptes… Les techniques ont été éprouvées dans le Nord depuis 2002. À cela s’ajoutent les bagarres et luttes de territoire entre ces armées de pillards et les « mobilisés d’Abidjan », ces milliers de volontaires qui ont pris les armes, au plus fort de la crise, au sein de milices comme le « commando invisible ».

Interpellés régulièrement, le président Alassane Ouattara et son Premier ministre Guillaume Soro, qui disposent d’une montagne de dossiers sur les agissements des comzones, promettent de régler le problème. Le chef du gouvernement n’a pas hésité à descendre sur le terrain pour mettre de l’ordre. En vain. En juin, Ouattara a reçu individuellement chacun des chefs de guerre. Son objectif : démanteler en douceur le système, en recyclant les comzones dans l’administration, l’armée et la sécurité privée. Une solution préconisée par le conseiller militaire français, Marc Paitier, chargé de la restructuration de l’armée. Une exception : ceux qui seront « cités » dans l’enquête de la Cour pénale internationale ou dans celle menée par les autorités ivoiriennes sur les crimes de sang. La liste pourrait être longue.

Source: jeune afrique.com

mercredi 26 octobre 2011

Crise Ivoirienne : le commandant Losseni Fofana, un cobra dans les montagnes


L'ex-comzone Losseni Fofana est le nouveau seigneur de l'ouest ivoirien. S'il a accepté de parler à jeuneafrique.com, c'est avant tout pour répondre aux accusations portées contre lui par plusieurs ONG, dont HRW, qui le soupçonnent d'être responsables de crimes de guerre pendant les violences postélectorales. Rencontre à Man avec "Cobra", un homme qui préfère l'ombre à la lumière.

« Je n’ai jamais aimé apparaître dans les journaux », dit Losseni Fofana. De fait, l'ex-comzone de Man, Cobra de son nom de guerre, est longtemps resté l’un des plus discrets dirigeants des ex-FAFN (ex-rebelles), jusqu’à ce que l’histoire tumultueuse de la Côte d’Ivoire le place sous les feux de la rampe.

Mais du « lord of war », Fofana n'est pas exactement le portrait-robot. Ce dimanche, dans son bureau climatisé du peloton de la gendarmerie de Man, chef-lieu de la région des Dix-huit montagnes où il a établi son quartier général, il n'est entouré de deux proches, en civil. Lui-même porte un boubou malinké et s’est présenté seul à bord de son véhicule 4X4, sans gardes du corps lourdement armés, ni protocole.

Ce Dioula de Mankono (centre-nord du pays), ancien caporal de la Force d’intervention rapide para-commando (Firpac), avait fui la capitale économique ivoirenne en janvier 2001 (après le complot dit de la Mercedes noire). Pour échapper aux règlements de compte anti-Dioula de l’ère Gbagbo, il avait pris la direction de Ouagadougou avant de revenir pour participer au coup d'État manqué de 2002.

"On va manger Dioula !"

C’est dans son bureau de Man, où trônent deux cobras sculptés que le commandant Losseni Fofana a minutieusement préparé la bataille de l’ouest, où il règne désormais en maître. Ville après ville, village après village, ce proche de Chérif Ousmane (alias Guépard) a mis en déroute les combattants pro-Gbagbo qui avaient mis la région en coupe réglée depuis 2002.

Pour lui, la vraie guerre a commencé dans la nuit du 24 au 25 février dernier, quand des combattants pro-Gbagbo surexcités et chantant « on va libérer Man, on va installer Gbagbo, on va manger Dioula ! » ont attaqué les positions des ex-FAFN à Bounta (Danané, ouest montagneux). La conquête de l’ouest par ses troupes s’est achevée après la prise de Guiglo, intervenue juste après celle de Duékoué.

Plus de cinq mois après la fin des hostilités, Losseni Fofana s'est décidé à parler. Lui qui n’avait jusque-là accordé aucune interview à la presse, rejette catégoriquement les accusations de crimes de guerre portées contre lui par des organisations des droits de l’homme, en particulier par Human Rights Watch. « Les massacres de Duékoué n’étaient pas de notre fait. Là bas, chaque communauté avait son armée. C’étaient des règlements de compte entre communautés. Nous avons au contraire, mis un terme à cela », affirme-t-il.

Adepte de la boxe

Grand et svelte, calme et concis cet adepte de la boxe a le sentiment du devoir accompli. Et s’il ne veut pas être considéré comme un héros, « Cobra » refuse d’être traité de bourreau. « Mes hommes ont été formés pour faire la guerre, non pour tuer des civils. Depuis quatre ans, nous travaillons avec la Croix rouge sur le droit international humanitaire et les crimes de guerre », se défend-il.

À 37 ans, le plus jeune des comzones s’apprête à assumer sa nouvelle mission : celle de la Force spéciale (FS) créée par Alassane Ouattara, dont il est l’un des responsables. Celle-ci est chargée de combattre le grand banditisme. En attendant qu'elle soit opérationnelle, Cobra se rend régulièrement à Abidjan, où vivent son épouse et ses deux enfants. Pour lui, « la guerre est derrière nous, l’heure est au relèvement de la mère patrie ».

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Par André Silver Konan, envoyé spécial à Man
Source: Jeuneafrique.com

Crise Ivoirienne : les 13 hommes dans le viseur de la justice internationale (HRW)


- Jeune Afrique
Dirigeants politiques, chefs militaires, patron de presse ou miliciens… Ils sont treize, pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, accusés d’avoir commis, permis ou encouragé les pires atrocités tout au long de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire. Treize hommes qui sont déjà dans le collimateur de la justice internationale.

Difficile de sortir indemne de la lecture du rapport de Human Rights Watch (HRW) sur la Côte d’Ivoire, rendu public le 6 octobre. Les rescapés de la crise postélectorale, qui s’est ouverte au soir du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010, y témoignent d’exactions où l’horreur le dispute à la barbarie. Le document recense, au fil des pages, des bombardements contre des civils, des actes de torture, des exécutions sommaires et des viols, et fait le bilan macabre d’une guerre qui a provoqué la mort de plus de 3 000 personnes.

Pour le rédiger, les enquêteurs de l’ONG américaine ont effectué six missions de terrain au cours desquelles ils ont recueilli les récits de plus de 500 victimes et rencontré des humanitaires, des diplomates et des journalistes. Au final, treize dirigeants militaires et politiques – officiellement toujours présumés innocents – sont épinglés. Sept appartiennent au camp du président déchu, et Laurent Gbagbo lui-même est montré du doigt. Responsables politiques, militaires, patron de presse ou chefs de milice… Ils sont soupçonnés d’avoir véhiculé la haine, d’avoir participé, orchestré ou couvert de graves exactions. Les cinq autres se sont battus pour installer Alassane Ouattara au pouvoir. Loin des conventions internationales sur la guerre, ils se sont laissés guider par un esprit de vengeance et sont, eux aussi, accusés d’actes odieux.

Ce rapport mâche le travail de la Cour pénale internationale (CPI), dont les magistrats enquêtent actuellement en Côte d’Ivoire avant de se décider à lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Retour sur le parcours de ces hommes qui sont soupçonnés d’avoir commis ou permis l’indicible.

Autour de l'ex-président...

1 Laurent Gbagbo, 66 ans, détenu à Korhogo

Parce qu’il s’est entêté, obstiné, parce qu’il a refusé le verdict des urnes, l’ancien président ivoirien est tenu pour le premier responsable des violences postélectorales. En tant que chef suprême des forces armées, il a couvert – si ce n’est encouragé – les crimes commis par ses hommes et par les miliciens qui lui étaient fidèles. À la résidence présidentielle d’Abidjan, où il s’était retranché, on a découvert un important stock d’armes lourdes, achetées pour la plupart alors que la Côte d’Ivoire était sous embargo onusien et utilisées à plusieurs reprises contre des civils. Arrêté le 11 avril par les forces pro-Ouattara, il est depuis détenu à Korhogo (Nord), et a déjà été inculpé de crimes économiques par la justice de son pays. Saisie par les autorités ivoiriennes, la CPI a également ouvert une enquête et pourrait le juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ses avocats qui viennent lui rendre visite, Gbagbo affirme toujours avoir remporté l’élection présidentielle et se dit victime d’un complot franco-burkinabè.

2 Charles Blé Goudé, 39 ans, en exil au Ghana

Surnommé le « général de la rue », le chef des Jeunes patriotes occupait le poste de ministre de la Jeunesse dans le gouvernement illégitime de Gilbert Marie Aké-N’Gbo. HRW lui reproche d’avoir prononcé des discours incitant à la haine raciale et à la violence. Le 25 février, dans une déclaration prononcée devant des centaines de personnes et largement diffusée, Charles Blé Goudé avait ainsi appelé ses partisans à ériger des barrages dans les quartiers et à dénoncer les étrangers. Dans la foulée, les crimes perpétrés sur une base partisane, ethnique ou religieuse se sont multipliés. Signalé au Bénin et en Gambie, Blé Goudé se trouverait aujourd’hui au Ghana. Lors de ses sorties médiatiques, il accuse le nouveau régime « d’installer son pouvoir dans la terreur » et se dit prêt à répondre à la justice… à condition qu’Alassane Ouattara et son Premier ministre, Guillaume Soro, fassent de même. Le 1er juillet, le procureur ivoirien de la République, Simplice Koffi Kouadio, a lancé un mandat d’arrêt international à son encontre.

3 Philippe Mangou, 59 ans, Abidjan

En tant que chef d’état-major, c’est lui qui dirigeait l’armée ivoirienne, même si, dans les faits, plusieurs unités aux méthodes brutales et expéditives échappaient à son contrôle. C’était le cas du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), de la Garde républicaine et des fusiliers marins. Le général Mangou a participé, le 21 février à Abidjan, à une réunion publique au côté de Blé Goudé. En réponse aux jeunes qui réclamaient des kalachnikovs, il aurait promis que l’armée prendrait « tout le monde, sans tenir compte ni du diplôme ni de l’âge », ajoutant : « Nous vous convoquerons au moment opportun pour le combat. » Le lendemain de la chute de Gbagbo, Mangou a fait allégeance au nouveau président qui l’a maintenu à son poste avant de le remplacer, le 7 juillet, par le général Soumaïla Bakayoko. Il pourrait être nommé ambassadeur au Gabon.

4 Bruno Dogbo Blé, 59 ans, incarcéré à Korhogo

L’ancien commandant de la Garde républicaine est impliqué dans plusieurs cas de disparitions forcées, dans la répression brutale de manifestations pro-Ouattara et dans la persécution d’immigrés ouest-africains. Bruno Dogbo Blé est également soupçonné d’avoir orchestré l’enlèvement et l’assassinat des Français Stéphane Frantz di Rippel, patron du Novotel d’Abidjan, et Yves Lambelin, ex-directeur général de Sifca, et des collaborateurs de ce dernier. Dénoncé par l’une de ses maîtresses, il a été arrêté le 15 avril dans sa garçonnière du quartier du Plateau à Abidjan. Il est aujourd’hui détenu dans un camp militaire de Korhogo et a été inculpé, le 11 août, pour son rôle dans certains crimes de sang. Il pourrait être transféré à la CPI.

5 Guiai Bi Poin, 59 ans, détenu à Abidjan

Originaire de l’ouest du pays, formé dans les meilleures écoles américaines et françaises, il était à la tête du Cecos, redoutable unité composée de 800 gendarmes, policiers et militaires. Surentraînés, suréquipés, ses hommes seraient responsables de la disparition de dizaines de personnes. Ils sont également accusés d’avoir commis des crimes sexuels, réprimé des manifestations dans le sang et tiré à l’arme lourde sur des civils. Le Cecos a été l’une des dernières forces fidèles à Gbagbo et s’est battu jusqu’à la chute de l’ex-président, début avril. Le général Bi Poin a été entendu par un procureur militaire, le 13 mai, et remis en liberté provisoire. Il a pris part, le 22 juin, à un rassemblement d’officiers chargés de désigner les têtes de la nouvelle armée… avant d’être arrêté, le 20 août. Cinq jours plus tard, il était inculpé pour crimes économiques et placé en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

6 « Bob Marley », en prison à Monrovia

En 2002 et 2003 déjà, ce chef d’une milice libérienne avait pris fait et cause pour Laurent Gbagbo, et s’était battu pour lui. Arrêté au Liberia en mai 2011, « Bob Marley » se servait du village de Ziglo, situé dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, comme d’une base arrière. C’est là qu’il recrutait et entraînait des mercenaires libériens. HRW l’accuse d’être impliqué dans les massacres de Bloléquin et de Bédi-Goazon, perpétrés en mars, et d’être responsable de la mort d’au moins 120 personnes. D’après les témoignages recueillis par l’ONG, il a fait exécuter des immigrés ouest-africains et des ressortissants du Nord, dont des femmes et des enfants. Il est actuellement détenu à Monrovia où il doit être inculpé pour « mercenarisme ».

7 Pierre Brou Amessan, en exil à Accra

Ancien directeur général de la Radio Télévision ivoirienne (RTI), Pierre Brou Amessan a supervisé des émissions qui incitaient à la violence contre les partisans d’Alassane Ouattara et les étrangers, appelant les « vrais Ivoiriens » à les « dénoncer » et à « nettoyer » le pays. La chaîne publique a également encouragé l’attaque de personnels et de véhicules des Nations unies.

8 Denis Maho Glofieï, 56 ans, Abidjan

Chef suprême du peuple wé, troisième adjoint au maire de la ville de Guiglo, Denis Maho Glofieï a créé le Front de libération du Grand-Ouest (FLGO) pour repousser l’offensive rebelle, après la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002. Avant la crise postélectorale, il avait fédéré les différents groupes de libération patriotiques au sein des Forces de résistance du Grand-Ouest (FRGO, dont il assurait la présidence). Il revendiquait 25 000 hommes, nourris à l’idéologie identitaire, et comptait de nombreux sous-chefs aux surnoms évocateurs : Colombo, Bob Marley, Le Vieux…

Il est accusé d’avoir orchestré les représailles contre les Baoulés, les Malinkés et les étrangers. Ses milices auraient aussi participé à des massacres dans l’ouest du pays et à Abidjan, où il a été aperçu lors des derniers mois de la crise, souvent en compagnie de Charles Blé Goudé. Maho aurait fui le quartier de Yopougon (Abidjan) avant l’arrivée des forces pro-Ouattara. Selon nos informations, il serait maintenant de retour dans la capitale économique ivoirienne et collaborerait discrètement avec le nouveau pouvoir pour démanteler sa branche armée.

... et dans le camp d'Alassane Ouattara

9 Eddie Médi, en poste à Danané

Ancien commandant du secteur de Danané, Eddie Médi a dirigé l’offensive militaire menée en février et mars de Zouan-Hounien à Guiglo, dans l’Ouest. Selon HRW, ses hommes ont assassiné de nombreuses personnes, violé au moins vingt femmes et réduit plus de dix villages en cendres. Ils ont commis leurs exactions après avoir pris le contrôle de la région, notamment lors des opérations de « nettoyage » menées depuis la base de Bloléquin. En septembre 2002, Eddie Médi faisait déjà partie des chefs du Mouvement pour la justice et la paix (MJP), l’un des groupes rebelles qui ont donné naissance aux Forces nouvelles (FN). Aujourd’hui, ce redoutable chef militaire est toujours commandant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

10 Losseni Fofana, Abidjan


« L’Intrépide Loss », comme aiment à l’appeler ses soldats, est l’un des hommes forts de l’ex-rébellion. Il a conquis l’Ouest ivoirien infesté de miliciens pro-Gbagbo et de mercenaires libériens. Ancien chef militaire de la zone Man, il était le supérieur du capitaine Eddie Médi. Les soldats sous son commandement ont pris le contrôle de Duékoué le 29 mars au matin. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au massacre de centaines de personnes dans le quartier Carrefour. Loss a été nommé en août vice-commandant des Forces spéciales, corps d’élite de la nouvelle armée.

11 Chérif Ousmane, Abidjan

Ex-chef rebelle charismatique, patron des bérets verts de la redoutable compagnie Guépard devenu commandant de zone de la IIIe région militaire de Bouaké, le commandant Chérif Ousmane a participé à l’assaut final sur Abidjan. Ses hommes ont notamment conquis Yopougon, le principal fief des partisans de Gbagbo, au prix d’exécutions sommaires. Selon HWR, il aurait ordonné la mort de vingt-neuf prisonniers début mai. Un rapport de l’agence de presse des Nations unies, l’Irin, publié en 2004, le soupçonne d’avoir supervisé des forces impliquées dans l’assassinat de mercenaires libériens et sierra-léonais. Alassane Ouattara l’a promu, le 3 août 2011, numéro deux du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

12 Ousmane Coulibaly, Abidjan

C’est sous le pseudonyme de Ben Laden qu’il s’est fait connaître, mais c’est maintenant Ben le sage qu’il se fait appeler. Ousmane Coulibaly a longtemps commandé les FN à Odienné. Lors de la bataille finale d’Abidjan, il a dirigé des éléments, basés à Yopougon, accusés d’être impliqués dans des meurtres, des actes de torture et des détentions arbitraires. En 2003, il commandait le MJP dans la ville de Man. Il entretenait alors des liens avec l’ancien président libérien, Charles Taylor, et avec ses miliciens. Ayant rejoint les Forces spéciales en août, il assure la sécurité dans le quartier de Yopougon.

13 Amadé Ouérémi, dans la région du mont Péko

Le Burkinabè Amadé Ouérémi dirige un groupe de miliciens burkinabè dans la région du mont Péko, à l’extrême ouest du pays. Lui et ses hommes sont soupçonnés d’être les principaux auteurs du massacre de Duékoué, commis fin mars. Ils combattaient alors aux côtés des FRCI. L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a récupéré des armes et munitions auprès de 90 membres de cette milice, le 10 août dernier. Une toute petite partie de leur arsenal

Source:Jeuneafrique.com

Ouattara peut-il réconcilier la Côte d’Ivoire ? (2/2) – Thomas Hofnung


Propos recueillis par Pierre Cherruau Source: www.slateafrique.com

Spécialiste de l’Afrique, Thomas Hofnung vient de publier l’essai «La crise ivoirienne, de Félix Houphouët-Boigny à la chute de Laurent Gbagbo» (Ed La Découverte). Il analyse pour SlateAfrique les conditions de la réconciliation. Deuxième partie de l’interview.

Spécialiste de l`Afrique, Thomas Hofnung vient de publier l`essai «La crise ivoirienne, de Félix Houphouët-Boigny à la chute de Laurent Gbagbo» (Ed La Découverte). Il analyse pour SlateAfrique les conditions de la réconciliation. Deuxième partie de l`interview.

SlateAfrique – Les exilés représentent-ils une menace pour la paix? Seraient-ils capables de lever une armée?

Thomas Hofnung – Je ne pense pas que les gens qui sont réfugiés au Togo, au Ghana, d’ancien hiérarques du régime de Gbagbo, à commencer par Charles Blé Goudé (ex-ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo) qui a un certain pouvoir sur les jeunes, sur la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) etc., soutiendraient une rébellion armée contre Alassane Ouattara. Mais, en Sierra Leone, au Libéria et en Côte d’Ivoire, un certain nombre de jeunes gens sont désœuvrés et pourraient reprendre les armes si l’occasion se présentait.

SlateAfrique – On parle beaucoup de l’impact de la reprise économique. Pensez-vous que la reprise économique est réelle. Et si c`est le cas peut-elle jouer un rôle important dans la réconciliation?

T-H – Oui, je pense que cela ne peut faire que du bien, de lancer des grands travaux et de donner du travail… Ce pays a une population très jeune, comme beaucoup de pays africains. Durant la crise, les jeunes étaient très présents dans les mouvements patriotiques (pro-Gbagbo). Par conséquent, si on leur donne des emplois, et c’est ce à quoi s’est engagé Ouattara, cela ne peut être qu’un point positif et encourager la réconciliation. La reconstruction économique est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu’il y ait une réconciliation en profondeur en Côte d’Ivoire. La question de la justice et de la fin de l’impunité est fondamentale.

SlateAfrique – Comment expliquez-vous que pour beaucoup d’Africains, Gbagbo apparaît comme un patriote africain luttant contre le néocolonialisme?

T-H – Gbagbo est un excellent tribun. Mais on a vu ses limites durant les élections. Par ailleurs, il faut faire la distinction entre ses discours et ses actes. Il est l`un des derniers représentants de cette génération de chefs d’Etat africains très tournés vers la France. C`est un paradoxe étonnant chez Gbagbo: il a tenu durant toutes ces années un discours offensif sur la seconde indépendance. Un discours qui a beaucoup porté et qui n’est pas dénué de fondement, car la France est restée très présente en Côte d`Ivoire. Il y a peu de pays sur le continent qui sont restés aussi longtemps liés à l’ancienne puissance coloniale. Mais dans le même temps, les entreprises françaises ont été protégées par Gbagbo. En 2004, il a donné la concession du port à conteneurs d’Abidjan de gré à gré à Vincent Bolloré. Donc, il n’a absolument pas remis en question les intérêts français en Côte d’Ivoire. L’image de Gbagbo ne correspond pas à la réalité.

SlateAfrique – Dans votre essai, vous expliquez que les Français doivent comprendre que l’on a changé d’époque et qu’ils ne vont pas retrouver le rôle qui était le leur. Mais, en même temps, on voit que les Français ont porté au pouvoir Ouattara. Ne peut-on pas dire que les Français ont finalement gardé la même influence?

T-H – Effectivement, ils ont la main actuellement en Côte d’Ivoire. Mais ce n’est que provisoire. Se croire en terrain conquis serait une grossière erreur. Le discours de Gbagbo laissera une empreinte importante. Les jeunes générations ne sont pas spécialement anti-françaises, mais plus tournées vers l’extérieur. On ne va pas revenir à un tête-à-tête entre la Côte d’Ivoire et la France. Les Français ont peut-être l’impression qu’ils pourront toucher les dividendes du rôle déterminant qu’ils ont eu durant la crise et la chute de Gbagbo. Mais je suis persuadé que d’autres pays vont tirer leur épingle du jeu. Par ailleurs, les Ivoiriens eux-mêmes ont envie d’ouvrir leurs pays à d’autres Etats.

SlateAfrique – Vous expliquez que l’un des grands problèmes de la Côte d’Ivoire, c’est la classe politique (les erreurs de Gbagbo, de Bédié et de Ouattara). D’une certaine façon, n’est-ce-pas dédouaner un peu vite les Ivoiriens? Vous affirmez que ce qui manque à la Côte d’Ivoire, c’est un Nelson Mandela. N’est-ce pas à la population de favoriser son émergence?

T-H – C’est vrai que l’on peut dire: «On a les dirigeants que l’on mérite». Les deux figures qui ont émergé sont Guillaume Soro et Charles Blé Goudé. On ne peut pas dire que ce sont des modèles pour la jeunesse. Ils viennent tous les deux de la FESCI, qui a été un vivier de dirigeants, mais qui a versé dans l`ultra-violence. La relève n’est pas nécessairement rassurante. Pour l’instant, le mieux placé, c’est Guillaume Soro. Il faut que les partis politiques arrivent à faire émerger de nouvelles figures. C’est une question de salubrité publique.

SlateAfrique – Un an après l’élection présidentielle, les partisans de Laurent Gbagbo continuent à affirmer qu’il a gagné. Pourquoi continuent-ils à défendre cette thèse? Peut-on être sûr de la victoire de Ouattara? Peut-on considérer qu’aujourd’hui une démocratisation du pays est en marche, avec un Etat de droit, une liberté de la presse?

T-H – Le problème, c’est la façon dont Ouattara a accédé au pouvoir. Pour moi, il est incontestable qu’il a gagné l’élection. On peut toujours dire qu’il y a eu des fraudes dans le Nord. Il y en a eu dans l’Ouest aussi. Mais à partir du moment où il y a eu un soutien du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire de l`ancien président Henri Konan Bédié), d’un point de vue arithmétique, Gbagbo ne pouvait pas gagner. Les résultats ne sont pas surprenants. Gbagbo a fait une mauvaise campagne. Il a été mal conseillé, y compris par des communicants français. Alors que Ouattara a mené une campagne plus en phase avec le pays. Il y a eu tout simplement une soif de changement. Or Gbagbo est resté collé à cette période de guerre et disait: «si vous m’élisez, je vais pouvoir enfin appliquer le programme pour lequel vous m’aviez élu en 2000». C’était ne pas tenir compte des années qui venaient de s’écouler. Ouattara a plutôt mis en avant ses qualités de gestionnaire en disant: «élisez-moi et vous aurez un emploi». Il a une vraie légitimité démocratique, qui sera renforcée avec un vrai parti d’opposition et des élections législatives transparentes, «sans exclusive».

Concernant la liberté de la presse, on a eu des inquiétudes au départ: la parution de certains journaux avait été empêchée. Mais cela s`est arrangé depuis et certains titres d`opposition sont très offensifs. Ils tiennent des discours très anti-Ouattara. Pour l’instant, Ouattara a l’air de tenir le cap.

On peut dire que c’est «l’année zéro» de Ouattara. Il doit aussi reconstruire la justice. Tout cela prend du temps. Là où il peut agir le plus vite, c’est sur le plan économique et financier. Mais il ne faut pas que la Commission de réconciliation soit une sorte de substitut à la justice.

SlateAfrique – N’est-ce pas périlleux en tant que Français d’écrire sur la Côte d’Ivoire? N’êtes-vous pas toujours accusé d’être dans un camp ou dans un autre?

T-H – Il y avait très peu d’observateurs indépendants pendant cette crise, et de rester à égale distance des uns et des autres n’était pas simple. En tant que journaliste, j’ai essayé de l’être. Mais le simple fait de parler avec les rebelles à l’époque était perçu comme une prise de position par les pro-Gbagbo. D’autres confrères l’ont vécu, notamment à RFI. Dire la vérité telle qu’on la cernait nous plaçait forcément, aux yeux des uns et des autres, dans un camp ou dans l’autre. Par exemple, dénoncer les crimes commis par les pro-Gbagbo, c’était être pro-Ouattara. Alors que dénoncer les escadrons de la mort, la disparition du journaliste français Guy André Kieffer, la répression des manifestations de mars 2004 etc… ne nous a pas empêché d’évoquer la mise en coupe réglée du pays par les forces nouvelles, les massacres commis entre rebelles, les revirements de Guillaume Soro, etc… Mais ce n’était jamais suffisant aux yeux des pro-Gbagbo. Ils avaient du mal à concevoir une presse indépendante du pouvoir français.

SlateAfrique – Vous avez déjà publié un livre sur la Côte d’Ivoire en 2005, pourquoi publier un nouvel essai aujourd`hui?

T-H – Il me semblait qu’un cycle s’achevait avec l’élection de l`automne dernier. Le livre précédent s’achevait sur cette question des prochaines élections. Avec la crise post-électorale, la chute de Gbagbo et l’investiture de Ouattara, la boucle est bouclée.

SlateAfrique – Est-ce que la Côte d’Ivoire a trouvé son Mandela? Ouattara est-il ce Mandela?

T-H – Non, parce qu’Alassane Ouattara est l’un des protagonistes de la crise. Il fait partie de la bande des trois, avec Bédié et Gbagbo. Il sera le dernier de cette génération, sans doute. Il n’a pas l’aura de Mandela car il n’a pas le même parcours, et parce qu’il a aussi ses propres ambiguïtés. On sait bien que tous les groupes qui ont essayé de renverser Gbagbo au début des années 2000 se réclamaient d’Alassane Ouattara. Lui a toujours dit qu’il n’y était pour rien. Mais le fait est que des gens ont pris les armes pour lui permettre d’arriver au pouvoir. Il ne sort pas indemne de toute cette histoire.

SlateAfrique – Quand vous parlez d’ambigüités, vous parlez d’un rapport ambigüe à la violence?

T-H – Son but était de venir pacifiquement au pouvoir. Je pense que c’est quelqu’un de consensuel qui n’aime pas la confrontation. Mais il avait en même temps une vraie soif de pouvoir et une revanche à prendre sur l’Histoire. Il n’est pas Mandela, mais il peut être l’homme de la réconciliation de la Côte d’Ivoire, ce que n’a pas su faire Gbagbo. S’il arrive à mener à bien cette entreprise, il pourra vraiment marquer l’Histoire.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

http://www.slateafrique.com/58405/gbagbo-ouattara-cote-ivoire-reconciliation


Retrouvez la première partie de l’interview de Thomas Hofnung

lundi 17 octobre 2011

Un militaire proche de Simone Gbagbo arrêté à Abidjan


Le commandant Anselme Séka Yapo, proche de Simone Gbagbo, épouse de l`ex-président ivoirien, qui était en fuite et accusé de graves exactions sous le régime déchu, a été arrête samedi l`aéroport d`Abidjan, a-t-on appris de sources concordantes.

En fuite depuis la fin de la crise post- électorale en avril, l`ex-responsable de la sécurité de Mme Gbagbo a été interpellée dans l`après-midi dans un avion en transit Abidjan qui avait pour destination Bamako, a indiqué a l`AFP une source aéroportuaire.

Selon une source sécuritaire, il aurait été arrêté après avoir été reconnu par un passager.

Le commandant Séka fait partie des figures du régime de l`ex-président Laurent Gbagbo visées depuis décembre 2010 par des sanctions de l`Union européenne.

Son nom a été cité dans plusieurs affaires, notamment la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en Cote d`Ivoire en 2004. Il avait été entendu comme témoin par des juges français sur ce dossier en 2009.

Il a également été accusé d` être lié aux "escadrons de la mort", des groupes accusés d`exécutions extrajudiciaires. L`intéressé a rejeté cette mise en cause, comme le régime Gbagbo a toujours fermement démenti l`existence des "escadrons".

Une centaine de personnalités du régime déchu, dont l`ex-couple présidentiel, sont actuellement en détention préventive et inculpées de crimes économiques, atteinte la sureté de l`Etat ou crimes de sang commis durant la crise.

M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril après une crise de plus de quatre mois née de son refus de reconnaître sa défaite la présidentielle de novembre 2010, et qui a fait quelque 3.000 morts.
Source: AFP

Dans la nuit du vendredi au samedi : Coups de feu au camp d’Agban. Qui a osé ?


Publié le lundi 17 octobre 2011 | Le Patriote

Qu’est ce qui a pu bien se passer au camp de Gendarmerie d’Agban dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 octobre dernier ? C’est la grande question que la grande communauté du renseignement tente d’élucider. Entre temps, la rumeur enfle. Ce vendredi, en effet, aux environs de 01h30 selon une source bien informée, un inconnu visiblement un gendarme, s’invite avec l’indicatif de l’ex- commandant Abéhi Jean-Noël du Groupe d’escadron blindé (GEB) «Bizon» sur le système radio de la Maréchaussée ivoirienne avec ce discours séditieux: «L’heure de libération de la Côte d’Ivoire et de Laurent Gbagbo a sonné» et demande aux gendarmes de se rallier. Très vite, il est apparu clairement que la voix de l’émetteur n’était pas celle du commandant-déserteur.

Pendant une à cinq minutes, des rafales se font entendre. Panique dans la ville. Les populations sont traumatisées par quatre mois de crise post-électorale sans précédent. «Le camp d’Agban est attaqué en même temps que la RTI».Voici l’information qui a troublé le sommeil des Abidjanais.

Des milliers de familles sont réveillées tard dans la nuit, chacun passe l’information à ses proches. «On se sait jamais! », comme on le dit trivialement à Abidjan.

Qui a tiré? Pour quels motifs? Questions sans réponses au moment du bouclage. Le constat fait par un informateur au camp est qu’il n’y a pas eu de réaction immédiate par le commandement local pour prendre les choses en main comme il est de coutume. Quand les agents commis à la garde soutiennent mordicus qu’ils ne savent pas d’où sont venus les tirs et qui a tiré, de quoi à établir que quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire. Le camp d’Agban a la particularité d’avoir un système d’éveil redouté. En plus de la sentinelle, les miradors sont tenus et des équipes d’intervention sont opérationnelles.

La Brigade de recherche instruit par le commandement supérieur de la Gendarmerie, le général de brigade, Kouassi Gervais a ouvert ses carnets. Le lendemain des coups de feu, c’est-à-dire samedi, une vaste opération de perquisition des habitations a été lancée. Elle a visé les sous-officiers et devrait s’étendre aux officiers. Des armes et des minutions illégalement détenues ont été découvertes. Une vingtaine de gendarmes suspects ont été mis aux arrêts et conduits au camp commando de Koumassi. Le temps que l’enquête livre ses secrets.

Coulibaly Brahima

samedi 24 septembre 2011

Yopougon panique généralisée hier: 2 factions des FRCI se tirent dessus


Le canon a tonné hier à Yopougon et les crépitements des armes ont pongé la plus grande commune de la Côte d’Ivoire dans une panique généralisée. Les populations des quartiers ‘’toits rouges’’ et ‘’nouveau quartier’’ ont, en effet, passé une mauvaise soirée. Peu après 18 h, des tirs nourris ont éclaté du coté du commissariat de police du 19è arrondissement. Deux factions des FRCI se sont affrontées à la kalachnikov. Bilan de l’affrontement: un mort dont le nommé Sidibé Dribril dit Bolo. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que les armes recommencent à crépiter? Selon le commandant Doumbia Moussa alias ‘’Djouroumou’’ que nous avons joint au téléphone tout est parti d’un braquage de moto par des éléments du groupement tactique 8 basée à la BAE. Selon le chef militaire qui lui, est basé au commissariat de police du 19 è arrondissement, des éléments de ce détachement des FRCI, notamment, Sidibé Djakaridja dit Rougeau et son frère Sidibé Djibril dit Bolo se sont spécialisés dans les braquages des domiciles et des voitures. Ils ont été, a-t-il poursuivi, arrêtés et mis en prison à la BAE, mais se sont à chaque fois retrouvés en liberté avec la complicité des leurs acolytes. C’est que la semaine dernière, précise le commandant, ils ont commis un autre forfait en arrachant une moto à son propriétaire. L’affaire étant sur sa table, le patron du 19è arrondissement a détaché un commando pour récupérer la moto des mains de Bolo. Ce qui a été fait. Mais le soldat braqueur n’a pas digéré l’action de ses frères d’arme. Et il a voulu laver l’affront hier. «En compagnie d’un élément de la PJ, d’un certain Zigéhi, les deux frères Sidibé se sont attaqués au commissariat du 19è arrondissement et ensuite au camp de regroupement au nouveau quartier. Ils ont ouvert le feu sur mes éléments et nous avons riposté. Bolo est tombé», a-t-il souligné. Les autres braqueurs ont été mis aux arrêts. Djouroumou a estimé que le GT8 doit être débarrassé des braqueurs que les chefs connaissent bien.
Lacina Ouattara

Source: Le Patriote
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Suite à la mort d’un élément des Frci Tirs nourris hier à Yopougon 1 commissaire de Police blessé Panique générale
Soir info

La commune de Yopougon a été secouée, le vendredi 23 septembre 2011, par des tirs nourris à l’arme lourde. Aux environs de 18 h, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), basés au 19ème arrondissement, ont manifesté leur mécontentement. Ils se sont mis à tirer à travers les rues. Au cours du soulèvement, le commissaire de police Sanogo Lacina, chef de service du 19ème arrondissement a été blessé par des éclats de vitres. Son véhicule à bord duquel il se trouvait a reçu des impacts. Cette manifestation des hommes de Doumbia Moussa dit « Droumou », commandant des Frci du 19ème arrondissement, prend sa source dans la mort de Bolo, un de ses éléments. En effet, selon les renseignements, dans la lutte contre l’insécurité, dans le district d’Abidjan engagée par les Frci, des braqueurs arrêtés par des soldats, du côté de Cocody, citent leurs complices. Et parmi ceux-ci, les noms de Bolo et deux autres éléments du commandant Doumbia, apparaissent. Les soldats effectuent le déplacement à Yopougon, en vue d’en savoir plus. Une fois dans les environs de la place de la liberté, les éléments des Frci, après avoir repéré leurs trois collègues mis en cause, leur intiment l’ordre de déposer leurs armes. Si les deux autres se sont exécutés, ce n’est pas le cas pour Bolo, indiquent les informations. Il aurait même ouvert le feu dans la direction de ces poursuivants. Les soldats venus de Cocody ripostent et l’atteignent mortellement. La rumeur de la mort de Bollo se repend, comme une traînée de poudre, à travers la commune de Yopougon. Ses collègues, une fois saisis de la triste nouvelle, sont emportés par une colère indescriptible. Et pour manifester leur mécontentement, ils se mettent à tirer dans tous les sens. C’est au cours de ces tirs nourris que le commissaire Sanogo Lacina, à bord de son véhicule en compagnie d’un collègue policier, est blessé par les éclats de vitres, après qu’une balle perdue a cassé son pare-brise. La panique ne tarde pas à gagner la population des Toits-Rouges. Les uns et les autres se terrent chez eux. Les rues se vident aussitôt. Après donc quelques moments chauds, les soldats sont rentrés à leur base. Il y a donc eu plus de peur que de mal. Mais il est important de rappeler aux Frci que ce genre d’événements, les Ivoiriens n’en n’ont plus besoin. Ils aspirent à la paix et à la sérénité afin de travailler, pour la reconstruction du pays.

FOFANA Mambé
Source: Soir Info

lundi 19 septembre 2011

Attaque dans le sud-ouest ivoirien: 23 morts, selon un nouveau bilan


Vingt-trois personnes ont été tuées cette semaine dans une attaque de "mercenaires libériens" contre un village du sud-ouest de la Côte d`Ivoire voisine, selon un nouveau bilan publié dimanche par le ministère ivoirien de la Défense.
L`attaque du village de Ziriglo, proche de la grande forêt de Taï (et non
dans celui de Nigré, comme indiqué initialement) a fait dans la nuit de jeudi
à vendredi 23 morts, dont 13 civils ivoiriens (parmi lesquels des femmes et
des enfants), six Burkinabè, trois Nigériens et un soldat des Forces
républicaines (FRCI), indique le ministère dans un communiqué.
Le précédent bilan fourni samedi de source militaire faisait état de 14
tués, dont trois "assaillants".
La région fait "l`objet de bouclage et de ratissage par les FRCI et la
gendarmerie nationale appuyées par des moyens terrestres et aériens de (la
force onusienne) Onuci", poursuit le ministère.
"Des sections d`infanterie seront déployées au plus près des populations de
l`ouest", annonce-t-il.
Région la plus instable du pays déchirée depuis des années par de vives
tensions interethniques, l`ouest a été l`une des zones les plus éprouvées
durant la crise post-électorale (décembre 2010-avril 2011), qui a fait au
moins 3.000 morts.
Les affrontements dans la région ont le plus souvent mis aux prises
miliciens et mercenaires loyaux à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo,
arrêté le 11 avril, et forces de son rival, le nouveau chef d`Etat Alassane
Ouattara.
M. Ouattara, son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf et d`autres
chefs d`Etat d`Afrique de l`Ouest, réunis le 10 septembre au Nigeria, avaient
appelé l`ONU à intensifier sa surveillance de la zone frontalière entre les
deux pays.
- Selon l'AIP un détachement mixte de militaires et de gendarmes a été déployé, samedi, dans la localité de Zriglo, sous-préfecture de Taï (sud-ouest, département de Tabou, région du Bas-Sassandra), après l’attaque des villageois par un commando non identifié, dans la nuit de jeudi à vendredi, qui a fait une vingtaine de morts.

lundi 5 septembre 2011

Configuration de la nouvelle Armée ivoirienne : De FRCI à FANCI – ce qui change



C`est connu depuis le week-end dernier, les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci), la dénomination donnée à la nouvelle armée ivoirienne par le président Alassane Ouattara, deviennent désormais les Forces armées nationales de Côte d`Ivoire (Fanci). A l`issue d`un séminaire de deux jours, les jeudi 1er et vendredi 2 septembre derniers, 50 experts militaires, des officiers et sous-officiers ivoiriens ont décidé de revenir à l`appellation originelle de la grande muette, à savoir les Fanci. « Relativement à la dénomination, des propositions ont été faites. Il s’agit des dénominations suivantes : Armées ivoiriennes (AI), Armées nationales de Côte d’Ivoire (ANCI), Armées républicaines de Côte d’Ivoire (ARCI), Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Au terme d’échanges et d’argumentations soutenus, la dénomination de Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) a été retenue tout en laissant éventuellement la possibilité de recourir aux dénominations suivantes par ordre de préférence : FACI et AI », a déclaré le capitaine de vaisseau Martin Gnonsékan, au nom du comité d’organisation et des experts militaires. Ce retour à l`ancienne dénomination devra être confirmé par le Premier ministre, ministre de la Défense Guillaume Soro, et le chef suprême des armées, le président Alassane Ouattara. En attendant, notons-le, l`appellation Fanci va et devra changer beaucoup de choses au sein de la troupe. D`abord, elle va opérer une réelle rupture avec la guerre que la Côte d`Ivoire a traversée depuis septembre 2002. Les Forces de défense et de sécurité (Fds), ex-armée loyaliste, et les Forces armées des Forces nouvelles (Fafn), l`armée de l`ex-rébellion, qui se sont livré bataille avec de sérieuses pertes en vie humaine, ne parvenaient pas encore à s`unir dans une même entité. Les uns se considérant supérieurs aux autres. Un complexe qui n`a pas toujours favorisé la réunification des deux armées durant toutes ces années, même avec l`accord politique de Ouagadougou (Apo). La création par ordonnance des Frci par Alassane Ouattara, proclamé président de la République, n`arrangera pas pour autant les choses. Ensuite, à la faveur de la crise post-électorale, l`inimitié entre les deux forces s`est approfondie. L`issue de la guerre consécutive au contentieux électoral a gonflé à bloc les éléments des Frci, majoritairement composés de soldats de l`ex-rébellion avec des ralliements de militaires de l`armée, les Fds, qui n`avaient pas encore disparu. Plusieurs officiers, sous-officiers, militaires du rang de l`ancienne armée sous Laurent Gbagbo ne se reconnaissaient pas dans la nouvelle armée sous son appellation Frci. Une dénomination que ces militaires pro-Gbagbo considéraient comme un déguisement porté aux ex-rebelles par les nouvelles autorités. Les ex-Fds, dans leur majorité, s`étaient donc braquées et refusaient, selon des sources, de rentrer dans les rangs pour ne pas se faire appeler Frci. Du côté de l`ex-rébellion, il n`était cependant plus question qu`il existe une entité Fds après la victoire militaire qu`ils estiment avoir acquis sur les ex-loyalistes. L`appellation Fanci vient donc réconcilier tout le monde. Elle marque un nouveau départ et fait une large ouverture à tous ces soldats de l`ancienne armée, qui étaient heurtés par le sigle Frci, mais également les ex-Fafn qui ne voulaient plus entendre parler d`ex-Fds. Par ailleurs, les éléments des Frci, dont l`image a été fortement écornée par des actes délictueux, trouveront là l`occasion de se faire une nouvelle image pour un nouveau départ.

Les attentes après le changement

Le changement de dénomination ne suffit pourtant pas. Au delà, il faudra également changer de comportement pour rompre avec le passé douloureux. On est certes passé de Frci à Fanci, mais les éléments qui composent la troupe sont les mêmes. A ce niveau, beaucoup reste à faire. A commencer par le retrait pur et simple des éléments des Frci, ces soldats qui errent dans les rues d`Abidjan, arborant fièrement armes et treillis comme pour dire à tout passant qu`ils ont participé à la guerre. L`Etat devra mettre fin à ce « yéyé » des militaires dans les rues et autres coins chauds de la capitale économique et même partout en Côte d`Ivoire. Si on a décidé de se faire appeler Fanci, alors il faut regarder dans le rétroviseur. A l`époque Fanci, les militaires étaient des mythes, des soldats dans les casernes, qui n`avaient pas de contact direct avec les populations. A l`époque Fanci, des chefs militaires ne régnaient pas sur des parcelles de la ville d`Abidjan ni dans les régions. L`avènement des Fanci doit donc permettre de mettre fin à ce système de com-zone qui a prospéré dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO) durant la période de crise. Les comportements doivent aussi changer. Les rackets, exactions, vols, viols, braquages et autres violations des droits de l`homme doivent disparaître du quotidien des Ivoiriens. Pour cela, les policiers et les gendarmes qui sont les forces de maintien de l`ordre doivent monter en puissance. Afin que ces forces soient les seules recours des populations en cas de litige, et qu`elles ne soient pas obligées de faire appel à des militaires pour régler des problèmes de société. L`avènement des Fanci doit permettre de doter les forces de police et de gendarmerie de moyens conséquents de locomotion et d`intervention pour traquer les bandits et mettre de l`ordre dans la cité. La rétrocession des commissariats de police et autres brigades de gendarmerie aux ayants droit, est en ce sens une initiative à encourager et à renforcer. Donc Fanci d`accord, mais…
Hamadou ZIAO

Source: L’Inter

mercredi 17 août 2011

Le ministre délégué à la Défense annonce la démobilisation de 10.000 ex-combattants, d’ici la fin de l’année


Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi a annoncé mardi lors d’une rencontre avec la presse, que quelque 10.000 ex-combattants vont être encasernés, démobilisés et réinsérés dans la vie sociale, d’ici la fin de l’année.

Le ministre a par ailleurs assuré qu’aucun des militaires rentrés d’exil ne sera inquiété, soulignant que 94% des effectifs des armées sont présents à leurs postes. Il a indiqué que les pourparlers se tiennent avec le Ghana, pays voisin qui a accueilli de nombreux militaires.

« Les exilés nous ont dit qu’ils attendent le signal de voir sir les officiers rentrés sont bien traités. Les militaires n’ont pas à poser des conditions, ils n’ont qu’a rentrer à la maison », a-t-il dit.

Pour sa part, l’un des six officiers rentrés d’exil, le capitaine de vaisseau major Sama Damalan Henri César a témoigné du bon traitement dont sont l’objet ceux qui ont déjà franchi le pas. « Nous avons décidé de rentrer et reprendre notre place au sein de l’armée nouvelle de Côte d’Ivoire », a-t-il souligné, précisant être revenus d’exil du Ghana « sur la base de la confiance, malgré les rumeurs tendancieuses ».
Source: AIP

jeudi 4 août 2011

Commandants de la gendarmerie, chef d`unités des Frci : Le chef de l`Etat a distribué les cartes et défini les rôles, hier



Depuis hier, on a une idée plus nette de la nouvelle armée ivoirienne unifiée. Le président de la République, chef suprême des armées, a, en effet, signé mercredi soir le décret nommant les différents chefs d`unités et de commandement au sein de la gendarmerie nationale et des Forces républicaines de Côte d`Ivoire. Une armée qui intègre dans un savant mélange toutes les ex-forces belligérantes. Le chef a distribué les cartes, on sait désormais qui fait quoi au sein de la Grande muette. Et le plus grand vœu des Ivoiriens, c`est que nos forces s`attaquent immédiatement au fléau que constitue l`insécurité afin de rendre la vie à nouveau plus sereine.

Gendarmerie nationale

-Commandant de la 1ère légion : Lieutenant-colonel Réné Konan Kouassi

-Commandant de la 2ème légion : Lieutenant-colonel Roger Ayemou

-Commandant de la 3ème légion (Daloa) : Lieutenant-colonel Bakary Doumbia

-Commandant de la 4ème légion (Korhogo) : Lieutenant-colonel Kouamé N`Guessan

-Direction de l`Agence nationale de la stratégie et de l`intelligence (Ansi): Colonel Karim Ouattara

-Commandant en second de la Gspr : Cdt Chérif Ousmane

-Commandant de la Garde républicaine : Lieutenant-colonel Edouard Kouao Amichia

-Commandant de la GSPM : Colonel Adama Coulibaly

-GSPM : Commandant en second : Lieutenant-colonel Hervé Kouao Mambi

-Commandant EFA : Commandant Ali Justin Dem

-EMPT : Lieutenant-colonel Bagoforo Soro

-Groupement ministériel des Moyens généraux : Colonel Daniel Kouassi Koffi

-Commandant d`arme délégué (CADA) : Colonel Harris Melèdje Djedjero

Commandant des Régions

-1er bataillon : Colonel Emile Kouassi

-2ème bataillon : Colonel Mambi Koné

-3ème bataillon : Colonel-major Kouassi Asso

-Bataillon Korhogo : Colonel Eugène Zamblé

-Commandant bataillon sol-sol : Commandant Koné Krémien Joseph

-Commandant bataillon sol-air : Commandant Joseph Olivier Bes

-Commandant des Forces spéciales : Lieutenant-colonel Lanciné Doumbia

-Commandant EKT Korhogo : Commandant Martin Fofié Kouakou

-1er bataillon génie : Lieutenant-colonel Réné Kouakou

-Commandant bataillon blindé : Colonel Adjoumani Yao

-Bataillon Para-commando : Commandant Mel Gérard Brice

-Commandant en second des Forces terrestres : Colonel Soumahoro Gaoussou

-Commandant en second des Forces aériennes : Colonel Adama Koné

Commandant en second de la Marine : Capitaine de Vaisseau Adjé Ahoba

-Commandant des Forces terrestres, 1er bataillon d`Akouédo : Lieutenant-colonel Touré G.

-Commandant 2ème bataillon Daloa : Lieutenant-colonel Hamed Zanan Traoré

-3ème bataillon des Forces terrestres : Lieutenant-colonel Léon Kouamé N`Goran

-Commandant EFA : Colonel Bernard Kouassi N`Guessan

-Régisseur des Armées : Capitaine Brahima Sanogo

-Direction du commandant des armées: Lieutenant-colonel Ehonia Jérôme Bouadi

-Direction du système de transmission informatique et information :
Colonel Bakary Camara

-Direction Logistique : Colonel Edouard Assoumou

-Service Opérationnel inter-armée : Colonel Bakary Diarrassouba

-Direction des Organisations et des ressources humaines : Colonel Banoro S.

-Service des Grandes opérations et emploi : Colonel Moussa Chéric

Source: Le Nouveau Réveil

samedi 9 juillet 2011

Gouvernement : Importantes nominations au ministère de la Défense




Le Président de la République a procédé à la nomination et à la promotion des officiers généraux et supérieurs dont les noms suivent :


1/ Promotion

Sont nommés au grade de :

Général de division de l`armée de terre:

- le général de brigade Soumaïla Bakayoko
- le général de brigade Michel Gueu

Capitaine de vaisseau major:

- le capitaine de vaisseau Djakaridja Konaté

Colonel-major:

- le colonel Gervais Kouakou Kouassi

2/ Nominations :

Sont nommés:

Chef d`état-major général des Forces républicaines de Cote d`Ivoire:

- le Général de division Soumaïla Bakayoko

Chef d`état-major général adjoint des Forces républicaines de Cote d`Ivoire:

- le général de brigade Detoh Letoh

Commandant des Forces terrestres:

- le général de brigade Sékou Touré

Commandant des Forces aériennes:

- le colonel-major Jean-Jacques Réné Ouégnin

Commandant de la marine nationale:

- le capitaine de vaisseau major Djakaridja Konaté

Chef d`état-major particulier du President de la Republique:

- le général de division Michel Gueu

Chef de cabinet militaire du premier ministre, Ministre de la Defense

- le général de brigade Nicolas Kouadio Kouakou

Commandant superieur de la Gendarmerie nationale:

- le colonel-major Gervais Kouakou Kouassi

Commandant en second de la Gendarmerie nationale:

- le colonel Vako Bamba

Directeur general de la Police nationale:

- l`inspecteur general Mbia Bredou

jeudi 23 juin 2011

Un mort après un incident entre gendarmes et forces pro-Ouattara (ONU)


-Ce 22 juin 2011 selon l'AFP une jeune fille a été tuée à Yopougon lors d`un violent incident entre des gendarmes et des éléments des Forces républicaines (FRCI) du président ivoirien Alassane Ouattara, a-t-on appris
Selon des sources de l`Opération des Nations en Côte d`Ivoire (Onuci). L`incident s`est produit à "Toits-Rouges", un secteur du quartier de Yopougon (ouest), après une altercation entre un gendarme circulant à bord d`une voiture et un élément FRCI, a affirmé à l`AFP une source au sein del`Onuci.

-Le gendarme "a été sorti de son véhicule et battu", puis lui comme les FRCI ont reçu des renforts, a-t-elle poursuivi. "Les gendarmes sont partis protéger le camp de gendarmerie" proche, "où il y a leurs familles", mais les éléments FRCI, armés notamment de fusils d`assaut "AK-47, de mortiers de 40 mm et de lance-roquettes", ont tiré en l`air à proximité, a indiqué cette source.

"Une jeune fille de 22 ans a été tuée par une balle perdue" et "un gendarme blessé à l`oeil droit", a précisé la source onusienne. "Les FRCI ont indiqué avoir eu un blessé dans leurs rangs", a-t-elle ajouté.

Les FRCI "ont fait des dégâts matériels énormes", "ils ont cassé des bureaux, emporté des ordinateurs, des armes", a-t-elle affirmé, précisant qu`une équipe de l`Onuci s`était rendue sur place.

La tension était déjà montée dimanche dernier dans le même secteur entre gendarmes et FRCI lorsque le chef local des Forces républicaines avait voulu "désarmer les gendarmes", se heurtant à une "résistance", selon la même source.

Il n`avait pas été possible mercredi soir d`obtenir une réaction du ministère de la Défense au sujet de ces heurts.

Il s`agit du plus sérieux incident de cette nature rapporté jusqu`à présent, alors que la fusion des ex-forces de l`ancien président Laurent Gbagbo, gendarmerie et police notamment, avec celles d`Alassane Ouattaraconstitue le premier défi du nouveau régime.

Source: AFP

Yopougon : Affrontement hier entre gendarmes et Frci / Des blessés / Le film des évènements

Article Publié ce jeudi 23 juin 2011 par la quotidien ivoirien | L'Inter

Encore une autre page sombre. Hier mercredi 22 juin, un affrontement sanglant est survenu entre les gendarmes de l`Escadron logé au quartier Toit-rouge de Yopougon, et les éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci) basés dans les locaux du commissariat du 19è arrondissement, situé à environ 200 mètres du camp de Gendarmerie dans ce même quartier. Ce clash a fait, selon des sources militaires, un blessé dans chaque camp, et de nombreux dégâts matériels dans la caserne des gendarmes. Pillages et saccages étaient au rendez-vous, rapporte-t-on. Pis, l`épouse d`un gendarme, qui se trouve être un élément de la garde raprochée du ministre de l`intérieur Hamed Bakayoko, a été rudoyée. Retour sur ce mercredi où les armes ont encore tonné à Yopougon. Le matin, les éléments Frci du commandant Doumbia, qui faisaient du sport, arrivent au niveau de l`Escadron de gendarmerie. Au même moment, un gendarme en tenue civile et à bord d`un véhicule se retrouve nez-à-nez avec les Frci. « Garez! garez! », lui intiment ces militaires sportifs du matin. Surpris, le gendarme conducteur met quelques minutes pour terminer sa manoeuvre. Cela ne met pas fin cependant à la volonté des éléments du commandant Doumbia d`en imposer à cet élément de l`Escadron de gendarmerie. Il s`ensuit une altercation, qui alerte vite d`autres éléments de la gendarmerie qui étaient dans le camp. Ceux-ci, croyant leur compagnon en difficulté avec les Frci, viennent à sa rescousse. La tension monte, mais les gendarmes finissent par obtenir le repli des militaires. Ces Frci, certainement frustrés, retournent sur leur base, non pas pour y rester, mais pour s`armer et venir régler les comptes aux éléments de l`Escadron. Rocket RPG7, Grenade offensive, Kalashnikov constituaient, selon cette source militaire, l`arsenal d`attaque contre les gendarmes. « On a entendu des détonnations d`armes lourdes, et c`était la débandade totale. Les gens ont fui croyant revivre les affrontements de la crise post-électorale », a témoigné un riverain joint par téléphone hier. D`autres sources indiquent par ailleurs que ces deux corps qui cohabitent se regardent en chiens de faïence depuis quelque temps. « Nous sommes sur nos gardes, car ils ne sont pas prêts pour nous, ceux-là. On était venu pour faire du sport dans le quartier et on a vu une voiture foncer sur nous avec à son bord un gendarme. On n`a rien compris, les éléments ont pris peur et certains ont tiré en l`air en sommation », a déclaré un élément Frci , interrogé par le site koaci.com. Du côté des gendarmes, l`on pense qu`il existe une volonté cachée de les désarmer par la force. « Ils veulent nous désarmer mais nous on n`est pas prêt pour ça, on les attend de pied ferme », aurait lâché, toujours selon le même site, un élément de l`Escadron. Tout compte fait, l`affrontement d`hier indique que la tension demeure encore vive entre gendarmes et Frci depuis la crise post-électorale. Cela nécessite que les nouvelles autorités prennent des dispositions rigoureuses pour éviter que l`étincelle du coin n`embrase toute la commune.

Hamadou ZIAO
L'Inter

jeudi 16 juin 2011

Les FRCI préoccupent le Conseil des droits de l`homme de l`Onu (Réactions des ivoiriens)

Selon Reuters Navi Pillay, haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, a fait part mercredi de sa préoccupation concernant les violences imputées à des membres de la nouvelle armée ivoirienne du président Alassane Ouattara.
Les anciennes Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) forment désormais l'ossature de la nouvelle armée depuis la chute de l'ancien président Laurent Gbagbo le 11 avril dernier.
"Le manque de discipline et la violence de la part de l'armée nouvellement établie, les FRCI, qui est composée de différents groupes sans claire structure de commandement, sont (...) une source de sérieuse préoccupation", a déclaré Navi Pillay dans un communiqué.
"Des témoignages accusent ces soldats d'implication dans des violations des droits de l'homme à Abidjan comme dans le reste du pays, incluant des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des actes de torture, des viols, des pillages et de l'extorsion."
La Côte d'Ivoire, déjà sous le choc d'une guerre civile en 2002-2003, a plongé dans la violence à la suite du refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre. Le conflit a fait 3.000 morts et plus d'un million de personnes déplacées.
Dans un rapport publié le 10 juin, le Conseil de Genève a déclaré que les deux parties au conflit avaient commis de graves atteintes aux droits de l'homme.
Publié le mercredi 15 juin 2011 | Reuters

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Les réactions des ivoiriens sur place

Abdramane Bakayoko · Université Nationale de Côte D'ivoire
laissez prési travailler.c'est un homme de parole. il est celui qui a été democratiquement elu . c'est vrai qu'il n'y a plus de conflit militaire et les FRCI sont les seules forces millitaires en CI, mais ce que FIDH et HRW oublient c'est que l'autre camp n'est pas entré au gouvernement, donc ils sont tjs dans leur logique de vainqueurs des élections. là encore il y a menace de guerre contre la majorité. toutes les caches d'armes ne sont pas encores decouvertes alors que les cacheurs sont là. je pense que FIDH et HRW doivent nous aider à convaincre LMP qu'ils ont PERDU les election et qu'ils doivent rentrer dans la republique. je n'ai pas encore oublié mais amis qui ont étés fusillés et brulés à yopougon niangon cité CIE alors qu'ils partaient entérer un de nos amis décedé la veille parce que gbagbo ne voulait pas ceder le pouvoir et mes amis avaient des noms anormaux. Donc FIDH et HRW demandez pardon à gbagbo pour qu'il reconnaisse enfin sa defaite publiquement sinon il va nous envoyer encore ses miliciens et mercenenaire pour bruler tous ceux qui n'ont pas voté pour lui sans oublié ceux qui ont un nom anormal.

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Koumé Aya Martine ·
toi, malgré que les cadre lmp sont en prisons ou en exile, tu n'es pas serein? outtara ,soro et blaise payeront un jour leurs trahison a IB.si tu veux savoir se qu'ils lui ont fais , voici 3 liens de son demoignage inedit et vraiment frappant
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Tipy de Rhéa ·
Que les conseillers de Madame Navy Paillay, Haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations-Unies conseillent à cette dernière d'aller consulter mon droit de réponse, comme simple citoyens aux accusations qu'elle formule !
http://www.criticafric.com/profiles/blogs/rapport-hrw-hautcommissariat?xg_source=activity
Avant de parler, tourner bien sept fois votre langue dans votre bouche avant de dire des foutaises ! Surtout quand vous occupez un tel poste !
Sur ce site là, vérité va vous habiller jusqu'aaaaa l'hiver prochain !
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Jehuel Konan
POUrkoi a lONU on sagite;vous avez créé un montre ne vous jouez pas maintenant au pompier, si vous aviez accepté seulmen kon recompte les voix ces bandits de grand chemin nalè pas semer la terreur aujourdhui.ceki est movè cèke cè ns les populations ki subissons leur derive.L'histoire est tètu
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alfonsokamt(connexions via Yahoo)
Tchié! le boulanger est parti mais sa farine cause toujours des degats. Je crois que gbagbo ,. il faut le reconnaitre est un fin politicien rusé.... il a abandonné le pouvoir en laissant l´os ds la gorge de allassane ouattara. En politique cela s´appelle un piege.
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Fofana Abdel ·
Je suis tres heureux du travail abattu par les FRCI,ils fo traquer les bandits de LMP ils ont ont dit kil etaient garcons et tuaient nos parents pr un oui ou pr un non.Please traquer les il est important osi kil connaissent l'effet de la douleur.Le droit de l'hom dont parle HRW et CICR comm tjrs ete respecte par le FRCI c'st pquoi ils sont bien traite a la Pergola.
Ns nos freres ont ete tues ,nos soeurs violees,nos meres assassinees depuis 2000 par ces voyous, en 2004,et encore 2010 alors ke aucuns de ces Organismes n'a poursuivis aucun chef ou responsable militaires alors ke tte la CI les connaissait(Seka seka,Abehi,Doglo ble,Sama henri,Kadet bertin,Konan boniface etc...).
Si le FRCI ne le fait pas ns les parents des victimes ne les laisserons pas,la reconcialiation d'accord mais la justice d'abord a moins kil fassent leur mea culpa et demande pardon,ce ke j'en doute.
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Paul N'Guessan · Meilleur commentateur · Abidjan, Cote d'Ivoire
encourage les plutôt à tuer ton père et ta mère ,ta femme et tes enfants et vous serez de bon martyres . je comprend pourquoi vous etes si malheureux vous les gouéssé. rien que des malheureux car vous n'avez jamais fait la volonté de dieu. parceque pour vous lorsqu'un bandit ou un tueur est tué par un frci alors automatiquement le bandit devient un militant de gbagbo. que dieu vous confonde comme cela tous les jours afin que vous demeurier opposé à la vérité durant toute votre vie
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DayDay ElChocolatín ·
On ne peut pas cacher le soleil avec un doigts. Les broussards, enfants soldats, tolards de la MACA, et dozos sont devenus incontrolable pour Dramane Ouattara. Quand on decide de prendre le pouvoir par TOUT les moyens on assume, pauvre Côte d'Ivoire livrée aux chiens de guerre du pietre politicien ADO .

mercredi 11 mai 2011

Le ministère de la Défense et le Pnrrc identifient les Frci


Il faut dire que cette nouvelle est bien tomber pour la sécurisation du pays surtout la capitale économique Abidjan, ou il y a des hommes armé qui sont très difficile a identifié. Sur instruction de SEM SORO Kigbafori Guillame, Premier Ministre, Ministre de la Défense, le Programme National de Réinsertion et de Réhabilitation Communautaire (PNRRC), a démarré, dimanche 08 Mai 2011, à l’Etat-major des Armées au Plateau, l’identification des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), en vue de restaurer un climat de sécurité par la maîtrise de l’effectif desdites forces. Deux (2) raisons majeures fondent la réalisation de cette activité d’identification.

D’une part, la crise post-électorale a favorisé l’émergence, sur l’ensemble du territoire, de personnes en treillis et en armes qu’il convient d’identifier. D’autre part, cette crise a fait évoluer les effectifs (Intégration, Décès, Désertion) au niveau des forces constituant les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (ex FAFN, ex FDS et autres auxiliaires volontaires aux FRCI). Il est donc impératif pour l’Etat de maîtriser les nouveaux effectifs par une identification précise de chaque élément et des affectations. L’intérêt stratégique de cette opération d’identification étant de consolider les informations recueillies dans une base de données sécurisée et centralisée, exploitables par tous les Ministères et structures concernées.

Pour ce faire, le PNRRC a, en collaboration avec le Ministère de la Défense, élaboré un mode opératoire, validé par toutes les parties. Pendant trois jours, l’équipe du PNRRC sera présente à l’Etat-major des Armées pour identifier les éléments du Groupement Tactique 3 (GT3), avant de poursuivre l’opération avec les autres groupements tactiques sur la base d’un planning réalisé conjointement avec les différents commandements.

Pour les deux premières journées, ce sont plus de 345 éléments du Groupement Tactique 3 (GT3) qui ont suivi les ateliers du PNRRC, à savoir, l’atelier consacré au recueil de données biométriques (Etat civil, Etat de santé, Situation professionnelle, Aspirations…) et celui de la prise de données alphanumériques (Photos et empreintes digitales).

Au cours de la séance de sensibilisation des FRCI qui a précédé leur identification, M. Daniel Kossomina OUATTARA, Coordonnateur National du PNRRC, a situé l’intérêt de cette importante opération. « Après l’élection et la prestation de serment du Président de la République, il faut faire la place au développement. La Côte d’Ivoire doit se remettre au travail et pour ce faire, il faut éviter que les gens continuent de circuler en armes. Cette opération permettra au PNRRC de réactualiser sa base de données et rassurer la communauté des investisseurs. Elle permettra aussi de recenser les besoins à présenter aux bailleurs de fonds. Une sensibilisation sera faite pour une sécurisation de l’environnement socio-économique » a-t-il dit.

Le Commandant Chérif Ousmane, Commandant du GT3, s’est dit heureux du démarrage de l’identification des FRCI. Convaincu qu’il faut redonner confiance aux ivoiriens, il a, dans son message, demandé à ses hommes d’éviter tout acte répréhensible et de se mettre à la disposition des populations.

La question de la sécurité des personnes et de leurs biens étant, depuis le début de la crise post électorale, le souci majeur des autorités, cette opération permettra à coup sûr de cerner l’effectif des FRCI et d’extirper de la population les individus en treillis et armés qui sévissent sur le territoire ivoirien.

Notons que suite à cette opération d’identification, les éléments qui ne seront pas admis à la nouvelle armée, seront pris en charge par le PNRRC ou d’autres structures existantes pour leur réinsertion socio-économique.