vendredi 6 janvier 2012
La RTI la chaine des grands événement est toujours à la train des Grands événement
samedi 12 novembre 2011
Dégraissage à la la Rti : Yo Claude, Claude Frank About, Hermann Aboa, virés
C`est une atmosphère de deuil, mêlée de révolte, qui enveloppait la direction générale de la Radio diffusion télévision ivoirienne (Rti), sise à Cocody, toute la journée du vendredi 11 novembre 2011. S`il est vrai que tous les agents étaient informés, à l`issue d`une réunion tenue 48 heures auparavant, au stade de la haute fréquence, de la décision de ``dégraissage`` du personnel, il était pourtant difficile pour les uns et les autres de contenir l`angoisse du chômage. Lorsque vers la fin de l`après-midi, la liste tant redoutée, des agents concernés à été affichée, les personnes qui convergeaient vers le tableau d`affichage avaient bien du mal à contenir leur anxiété. A l`issue de la consultation de ladite note de service, il a été constaté que sur près d`un millier d`employés que compte l`entreprise, 322 parmi eux, ont été mis en chômage techniques ``pour deux mois``, à compter de la date de publication de la mesure. Ensuite, il nous a été donné de remarquer la présence, sur cette liste, de plusieurs célébrités des médias ivoiriens parmi lesquelles l`on peut citer Barthélemy Inabo, Tonton Bouba, Awa Ehoura Wattara, Viviane Sahoua, Brou Félix Atché, Ballo Adama, Kané Sondé, Ami Gbané, Gilbert Gnagne, Brice Dagou Zouzoua, Guy-Serge, Eloi Picard Koré, Innocent Foto, Romy Roméo, Jacques Zadi, Laurence Sauthier, Kounta Mader, Eloi Oulaï, Adèle Djédjé, Issa Sangaré Yérésso, Victor Kpan. Après avoir pris connaissance de la mesure, nous avons tenté de rencontrer Aka Sayé Lazare, le Directeur général par intérim de la Rti, pour échanger sur la question mais, selon sa secrétaire, il avait quitté son bureau. Dès lors, nous sommes entré en contact téléphonique avec Barthélemy Inabo, actuellement en France, également frappé par la mesure, qui a laissé éclater sa colère. «Franchement, je ne sais pas sur quels critères ils se sont basés (les responsables de la Rti: Ndlr) pour faire un tel tri. Je trouve que c`est une humiliation pour moi de me mettre en chômage technique et revenir travailler deux mois après. Je suis en train de réunir mes avocats pour me garantir de toutes les dispositions juridiques et rompre avec la Rti», a-t-il asséné. Parallèlement à cette décision de mise en chômage technique, une source proche de la direction générale de la Rti nous a également révélé le licenciement pour ``faute lourde`` de Serges Boguhet, Hermann Aboa...et le licenciement également de Yo Claude (super Ebony 2008), Claude Franck About (super Ebony 2006), ...pour ``abandon de poste``.
lundi 5 septembre 2011
Brou Aka Pascal va représenter Ouattara au sein du Conseil d’administration de la RTI
De nouveaux conseils d’administration pour la RTI et la SNPECI
Photo par D.R.
Abidjan, 5 sept 2011(AIP)- Le Président de la République, Alassane Ouattara, a signé lundi deux décrets portant nomination aux conseils d’administration de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) et de la Société nationale de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI, société éditrice du quotidien Fraternité Matin) de nouveaux administrateurs, au terme d’un conseil des ministres extraordinaire tenu lundi.
Les nouveaux conseils d’administration de la RTI et de la SNEPCI comprennent respectivement 12 et sept membres, selon les décrets dont l’AIP a reçu copie.
L’ex-directeur général de la RTI, Pascal Brou Aka, a été nommé comme représentant du Président de la République au sein du conseil
d’administration de ce média d’Etat, a-t-on noté.
Selon des indiscrétions, le représentant du Chef de l’Etat serait bien placé pour diriger ce conseil, à l’issue de sa première réunion destinée à l’élection de son président.
Quant au conseil d’administration de la SNPECI, la directrice générale du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), Anne-Marie Konan Payne, y représente le Premier ministre.
(AIP)
samedi 13 août 2011
Voila la nouvelle version de la RTI la télévision nationale : Du neuf avec du vieux ?
Oui et oui la RTI après un grand tapage médiatique pour annoncer son passage au numérique, la nouvelle télévision ivoirienne est née, ce mardi 9 août 2011, avec sa première chaîne baptisée « RTI 1 ».
C’est avec ravissement que les Ivoiriens ont retrouvé leur télé, supplantée depuis quelques mois par Télé Côte d’ivoire (TCI) la chaîne créée par le camp Ouattara pour contrer celui de Laurent Gbagbo sur le terrain médiatique. Cette dernière a d’ailleurs arrêté ses activités, en attendant que la libéralisation du secteur audiovisuel soit effective.
Pour une première journée de diffusion sur RTI 1, ce sont des images d’excellente qualité qui ont été proposées aux Ivoiriens, habitués qu’ils sont à ne regarder des images de haute résolution que sur les chaînes occidentales de télévision servies sur le bouquet.
En revanche, si l’on s’enthousiasme sur la limpidité de l’image et du son, l’on reste encore sur sa faim côté programmes.
jeudi 4 août 2011
La TV publique ivoirienne RTI renaît ce samedi pour "rassembler" selon (nouveau patron)
"Nous ferons les changements indispensables à l'émergence d'une RTI (Radiodiffusion Télévision ivoirienne) nouvelle dès le 6 août 2011", a affirmé. Aka lors d'une cérémonie de passation de charge au siège de la chaîne à Abidjan.
Selon le nouveau patron, jusque-là directeur des programmes, la "RTI nouvelle", dotée d'un nouveau logo, va "rassembler les Ivoiriens".
Il succède comme directeur général à Pascal Brou Aka, limogé samedi par le président Alassane Ouattara, officiellement pour de "graves dysfonctionnements", notamment l'absence d'équipe pour couvrir son retour des Etats-Unis.
"Je tiens à affirmer ma détermination à mettre un frein définitif aux dysfonctionnements observés dans la gestion quotidienne de cette entreprise", a souligné Lazare Sayé Aka.
Officiellement à la tête de la RTI, Pascal Brou Aka était dans les faits le patron de la TCI (Télévision Côte d'Ivoire), les installations de la RTI ayant été détruites durant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 et les combats du début avril.
La TCI avait été créée en janvier 2011 par le camp Ouattara, cloîtré au Golf hôtel d'Abidjan, pour contrer la propagande de la RTI, alors contrôlée par les partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril.
La TCI, dont le sort après le 6 août reste incertain, remplaçait la RTI depuis la fin de la crise qui a fait au moins 3.000 morts.
"La réhabilitation des équipements en cours, notamment les studios, les tables de montages, les matériels informatiques, doit coûter cinq milliards de FCFA (7,6 M EUR)", a souligné Pascal Brou Aka, se disant à l'"entière disposition" du chef de l'Etat après son éviction.
jeudi 7 avril 2011
Abidjan comme Beyrouth !: Plusieurs forces contrôlent Abidjan en cette période de crise
Malgré les images rassurantes que diffuse la RTI ou TCI, les débats interminables sur l’issue de la crise, les appels aux jeunes patriotes à prendre d’assaut les rues et les nombreuses interrogations sur la capacité des deux camps à continuer la lutte, la triste réalité de la guerre civile Ivoirienne est présente. Oui on peut le dire la guerre civile est effective en Côte d’Ivoire avec son corolaire de morts, de corps en putréfaction, de violences interminables, de combats sans fin, de pillages et de décomptes macabres. Si les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont pris rapidement plusieurs localités du pays sans grandes batailles à l’exception de Guiglo, Tiébissou et Duékoué, la conquête d’Abidjan n’est pas une mince affaire ! Les soldats restés fidèles à Laurent Gbagbo défendent crânement la moindre parcelle de terre qu’ils tiennent encore et tentent de s’organiser. Comme Beyrouth, Abidjan est morcelée en zone sous contrôle des forces pro ou anti Gbagbo ou Ouattara. Ici il n’y a ni brouz, ni phalangistes chrétiens, ni combattants du hezbollah…Les forces en présence sont les FDS (du moins ce qui en reste) fidèles à Laurent Gbagbo appuyés par des milices, le commando invisible et les FRCI fidèles à Alassane Ouattara. Aux tirs de kalachnikov et de RPG7, répondent des salves des chars BTR 80 et T40. Les troupes d’Alassane Ouattara comme les rebelles libyens se rendent compte qu’ils n’ont plus d’armes pour lutter contre leurs adversaires. Traverser un pays et le pacifier avec des fusils d’assaut est une chose mais les utiliser dans une forteresse protégée par des chars est une autre réalité. L’écart en termes de puissance de feu est grand. Les armes crépitent, les canons tonnent et la guerre des médias fait rage !
« Ça va chauffer dans quelques jours »
On ne sait plus qui dirige la Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara a sous son contrôle 95% du territoire, lui reste les 5% qui symbolisent Abidjan et une poche d’irréductible pro-gbagbo dans la région ouest de Tabou. Il faut bien que les hommes d’Alassane Ouattara contrent la DMIR dirigé par le colonel-major Konan Boniface dont les hommes rompus au maniement des armes ne semblent pas vouloir lâcher l’affaire. Cet officier supérieur de l’ethnie baoulé, notamment Akouê de Yamoussoukro qu’on disait prêt à trahir le premier en cas de crise majeure est resté finalement le plus fidèle à Gbagbo. On se bat et le peuple dans tout ça ? Pauvres ivoiriens ! S’ils ne sont pas traumatisés par les prisonniers en libertés, les pillards qui sévissent, ils sont terrés chez eux comme des rats. « Voici quatre jours qu’on ne peut pas sortir : la faim mon frère ! Quand ça se calme on sort un peu pour acheter un peu de pain et puis on rentre » affirme un habitant de la Riviera. Les boulangeries et commerces qui ouvrent sont pris d’assaut par les consommateurs. Les prix flambent : la boule d’attiéké de 500 f est passée à 750 f, le pain de 150 f à 200 voir 250 f, les marchés de quartiers s’animent par hasard… « Il n’y a plus rien et dans les jours qui viennent ça va chauffer ! La faim et la maladie vont faire plus de victimes que les obus et les balles. On vit comme des rats dans nos maisons, dans l’ennui, la peur et les nouvelles alarmantes véhiculées par les médias » affirme ce père de famille. L’heure du sacrifice de la part de nos politiciens vient de sonner : s’ils prétendent vouloir gouverner un pays avec des hommes encore vivants, ils ne doivent pas consacrer une République sur des cadavres avec une Assemblée Nationale au Cimetière.
Suy Kahofi
Ralliement, défection, offensive…le vocabulaire de la crise change
« Que ceux qui veulent nous rejoindre le signifient et que ceux qui veulent regagner Abidjan pour défendre Gbagbo le disent : vous êtes libres de partir ». Voici la phrase que Chérif Ousmane, le com-zone de Bouaké des ex-FAFN a prononcé aux troupes fidèles à Laurent Gbagbo lors de la prise de Tiébissou. Les combats ont été plus violents qu’à Yamoussoukro selon les témoignages recueillis auprès des populations. « Des jeunes miliciens ont tenté de s’opposer aux FRCI et ces derniers n’ont pas eu pitié d’eux : ils ont tué plusieurs et fait des prisonniers » témoigne un habitant de Sosrobougou (quartier de Tiébissou). L’avancée des FRCI et la prise des villes sans résistance jette les bases d’interprétations diverses : pour le camp Ouattara il s’agit de ralliement et pour le camp Gbagbo les troupes opèrent un replie stratégique vers le sud. Les deux camps ont raison : il y a des ralliements aux FRCI mais aussi des éléments qui se reconnaissent toujours en Laurent Gbagbo. « Pour ceux qui partent, le prochain face à face sera moins reluisant » affirme un autre soldat lors de la prise de Bouaflé. Ce replie des forces pro-gbagbo vers Abidjan fait craindre aux habitants de la capitale des affrontements plus violents dans les jours qui viennent. Les Abidjanais s’inquiètent du fait qu’ils pourraient vivre la bataille la plus sanglante de cette offensive.
Sur les pillages et tueries attribués aux FRCI, le Général Gueu Michel, commandant du fuseau ouest des FRCI s’est voulu clair. « Nos jeunes sont en mission avec des instructions très fermes : ils ne s’attaquent ni à l’ONUCI, ni aux populations civiles ». Lors de la prise des villes il y a du cafouillage qui occasionne des vols et autres pillages comme à Yamoussoukro. A ce niveau, les FRCI ne manquent pas de neutraliser les troubles fête lors des opérations de ratissage. L’appel au cessez-le-feu lancé par le camp Gbagbo n’a pas eu d’écho favorable auprès des FRCI et leur premier responsable, Soro Guillaume Ministre de la défense d’Alassane Ouattara qui pilote depuis Bouaké les opérations militaires visant à libérer le pays n’a pas mâché ses mots : « Laurent Gbagbo a quelques heures pour quitter la présidence, je dis bien quelques heures ». Aussi les paysans pourront enfin se libérer des 15% de production de cacao et de café restant sur la grande récolte car cette nuit le port de San-pédro est tombé aux mains des FRCI qui contrôle désormais 2/3 du territoire Ivoirien. Laurent Gbagbo attendu hier pour un discours à la Nation a encore gardé le silence. L’ONU de son côté est passé au vote à l’unanimité d’une nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire accentuant les sanctions sur Laurent Gbagbo et ses principaux conseillés et autorisant l’ONUCI a employer la force pour neutraliser tous ceux qui utilisent des armes lourdes sur les civiles. A ce titre l’ONUCI a déjà empêché des individus d’utiliser des armes lourdes à Abidjan en neutralisant ces derniers.
Comment les forces pro-Ouattara ont préparé l’offensive contre Gbagbo
Quatre jours ont suffi aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) favorables à Alassane Ouattara pour conquérir la quasi-totalité du pays et assiéger Abidjan. Retour sur les préparatifs d'une offensive éclair.
Il n'aura fallu que quatre jours aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) d’Alassane Ouattara pour renverser le rapport de force avec son rival, Laurent Gbagbo. Parties le 28 mars de l’ouest du pays, les FRCI avaient auparavant pris le contrôle des villes de Toulépleu et de Bloléquin pour couper la route aux miliciens libériens recrutés par le camp Gbagbo. Cette stratégie des hommes du président ivoirien reconnu par la communauté internationale leur a permis de s’emparer de la quasi-totalité du pays le 31 mars au soir. Et de venir poser le siège devant la résidence et le palais présidentiels d’Abidjan…
Pour s’assurer du succès de l’entreprise, les FRCI - nouvelle appellation donnée aux forces pro-Ouattara qui coiffe les soldats issus de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et les éléments pro-Gbagbo "retournés" ou ralliés - ont pris le temps de ne rien laisser au hasard. "L’affaire a été minutieusement préparée. Fini l’improvisation de septembre 2002, lors de la première opération militaire contre Laurent Gbagbo. À l’époque, les rebelles n’avaient même pas de moyen radio pour communiquer entre eux. Juste des téléphones satellitaires. Ainsi, lors du siège du camp de gendarmerie d’Agban, à Abidjan, ils n’avaient pas pu prévenir leurs camarades qu’ils étaient à court de munitions et avaient dû abandonner la partie…", écrit Christophe Boisbouvier dans le dernier numéro de l’hebdomadaire "Jeune Afrique".
Distribution de matériel
Les préparatifs de l’opération ont commencé après l’appel lancé le 16 décembre dernier par le camp Ouattara à marcher sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), dans le quartier chic de Cocody, à Abidjan, pour y installer le nouveau directeur général de la chaîne. Réfugiés à l'Hôtel du Golf où ils étaient protégés par les casques bleus de l'Onuci après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle du 28 novembre, Alassane Ouattara et ses proches souhaitaient alors faire tomber ce porte-voix stratégique de la propagande des partisans du président sortant.
Mais en essayant d’ouvrir la voie aux manifestants bloqués par un barrage des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Laurent Gbagbo, les FN ont été repoussés à coup de mitrailleuse et de canon de 20 mm
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u même moment, ils avaient également tenté de prendre Tiébissou, une ville stratégique située dans le centre du pays, entre Bouaké, tenue par les rebelles, et Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne, mais s’étaient là aussi heurtés à une forte résistance des FDS. "Les forces favorables à Alassane Ouattara ont alors été impressionnées par la puissance de feu des pro-Gbagbo. Partant de là, elles ont commencé à se réorganiser, dans un premier temps avec l’espoir que la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, NDLR] leur donnerait un coup de main", décrypte un observateur attentif du bourbier ivoirien qui préfère garder l'anonymat.
Une réorganisation qui, faute de pouvoir finalement s'appuyer sur le soutien militaire de l'organisation ouest-africaine, passe d’abord par une distribution aux soldats du matériel nécessaire pour monter au front. De nombreuses caisses d’armes et de munitions ont effectivement été déchargées sur le tarmac de l’aéroport de Bouaké, ces dernières semaines. D’autres auraient également transité par la frontière burkinabè, affirment des sources bien informées qui appuient leur dires sur les allers-retours récurrents effectués à Ouagadougou par certains chefs des FRCI. "Il suffit de regarder les photos publiées ces jours-ci dans la presse pour le constater : les armes des pro-Ouattara sont neuves !", relève un journaliste spécialiste de l’Afrique basé à Paris, contacté par FRANCE 24. RPG-7, RPG-9, Famas, munitions… : le matériel acheminé aux hommes d’Alassane Ouattara comprend aussi du matériel de combat nocturne, dont l’utilisation s’est avérée décisive lors de la prise de plusieurs villes de l’ouest du pays, à la fin mars.
Travail de sape
Depuis son QG d’Abidjan, la "République du Golf" raillée par le camp Gbagbo ne néglige pas non plus la formation de ses troupes. Selon une source ivoirienne proche des milieux militaires qui tient à garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, les meilleurs éléments des FRCI auraient suivi des stages d’entraînement au Burkina Faso et au Nigeria ces derniers mois, sous la supervision d’instructeurs américains et français. Une information que le ministère français de la Défense, joint par FRANCE 24, refuse de commenter, mais que semble confirmer un "membre des services de renseignements" hexagonaux cité par Le Canard enchaîné de ce 6 avril : "On a fourni des conseils tactiques aux FRCI", affirme celui-ci.
Il est vrai que, depuis l’enlèvement de cinq ressortissants français travaillant pour le compte d’Areva au Niger, en septembre dernier, Paris a déployé un détachement du Commandement des opérations spéciales (COS) à Ouagadougou pour faire la chasse aux combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), au Sahel…
Toujours dans l’ombre enfin, le camp Ouattara entame un travail de sape des forces restées fidèles à Laurent Gbagbo. Fort des contacts qu'il a tissés dans les milieux militaires pendant les trois années qu'il a passées à la Primature aux côtés de Laurent Gbagbo entre 2007 et 2010, Guillaume Soro, l'ex-chef des FN et Premier ministre d’Alassane Ouattara, a multiplié les initiatives pour tenter de retourner plusieurs officiers des FDS. Avec un certain succès apparemment : toujours selon la même source ivoirienne, certains "ralliés" auraient été associés à l’élaboration du plan d’attaque par l’ouest des FRCI. Même si, sur le terrain, l’offensive est restée aux mains des "seigneurs du Nord", ces fameux commandants de zone des ex-FN qui dirigeaient - de fait - les régions conquises par la rébellion depuis 2002.
Source: FRANCE 24 , envoyés spéciaux à Abidjan
Jean-Baptiste MAROT (texte)
lundi 17 janvier 2011
dimanche 26 décembre 2010
Le signal de la RTI n`apparaît plus sur le satellite Intelsat
Reporters sans frontières a constaté que depuis le 24 décembre 2010, dans l`après-midi, La Première, principale chaîne de télévision du groupe public Radio-Télévision Ivoirienne (RTI), n`était plus disponible en France, ni en Afrique où elle est rediffusée par le bouquet Canal + Horizon.
Il semblerait que ceci soit consécutif au brouillage ou à la coupure de la fréquence satellitaire. La RTI est habituellement présente sur le satellite Intelsat 903, opéré par la société américaine Intelsat, ce qui lui permet d`être rediffusée dans les provinces de Côte d`Ivoire, ailleurs en Afrique ainsi qu`en Europe. L`émetteur hertzien d`Abidjan continue de fonctionner normalement.
Interrogé par Reporters sans frontières, Félicien Koffi, directeur de La Première, a déclaré : "Nous sommes en règle avec Intelsat. Le problème ne peut pas venir de là. Nous ne savons pas qui est à l`origine de cette mesure, mais s`il s`agit d`une tentative de nous isoler, nous ne pouvons que la déplorer".
Même si Reporters sans frontières s`inquiète du comportement de la RTI, qui depuis quelques semaines se révèle être plutôt un instrument de propagande aux mains d`un camp qu`un média de service public, l`organisation considère que le brouillage ou tout acte visant à empêcher la diffusion d`un média ne constituent jamais une réponse adaptée et condamne les entraves à la liberté de la presse.
jeudi 4 mars 2010
La suspension de la chaîne France 24 a été levée

ABIDJAN — La suspension de la diffusion de la chaîne de télévision France 24 en Côte d'Ivoire, décidée le 22 février pour "traitement non professionnel de l'information", a été levée mardi, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.
"On a levé la mesure" de suspension, a déclaré à l'AFP Franck Anderson Kouassi, président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA), à l'issue d'une réunion de cet organe.
"France 24 doit reprendre demain (mercredi) (...) dès la première heure s'ils sont prêts à remettre le signal", a-t-il indiqué.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale dans la soirée, le CNCA a affirmé que la chaîne avait "procédé à un traitement déséquilibré et non professionnel de l'information" depuis l'annonce le 12 février de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et du gouvernement par le président Laurent Gbagbo.
Un "émissaire" envoyé par la chaîne auprès du Conseil "s'est engagé à prendre des dispositions pour un traitement plus professionnel de l'information sur la Côte d'Ivoire" et "ces engagements ont été confirmés dans un courrier adressé au CNCA le 26 février 2010 par la direction générale de France 24", ajoute le texte.
La crise politique née de la double dissolution a entraîné dans le pays un regain de tension, marqué par des manifestations parfois violentes de l'opposition et la mort d'au moins sept personnes lors de la répression de protestations par les forces de l'ordre.
Cette crise était en voie de résolution cette semaine, après la mise en place d'une CEI renouvelée et avant l'entrée annoncée de l'opposition dans le gouvernement.
jeudi 18 février 2010
Côte d'Ivoire Vif débat autour de la formation du gouvernement

La semaine en cours pourrait être décisive pour la Côte d’Ivoire. Les observateurs se demandent si le pays va à nouveau plonger dans la crise politique. L'opposition évoque un « coup d'Etat » et ne reconnaît plus Laurent Gbagbo comme président après sa décision, le vendredi 12 février, de dissoudre la Commission électorale indépendante (CEI) et le gouvernement. Le Premier ministre, maintenu à son poste pour former une nouvelle équipe restreinte, a entamé des consultations. Guillaume Soro ne devrait pas présenter ses conclusions avant la fin de la semaine.
Des têtes vont tomber
En ce lundi 15 février, la presse ne parle que de ça et promet que des têtes vont tomber parmi les caciques de la vie politique ivoirienne. Le premier quotidien ivoirien Fraternité Matin pronostique à la une près d'une douzaine de départs et non des moindres :
- Amadou Gon Coulibaly, directeur national de campagne pour la présidentielle du candidat Alassane Ouattara,- Albert Toikeuse Mabri, président de l’Union pour la démocratie en Côte d’Ivoire (UDPCI), le parti de feu le général Gueï,- Louis-André Dakoury Tabley, de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles,- Patrick Achi, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).
Fraternité Matin annonce même en manchette le départ de trois ministres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par le Président Gbagbo. Le journal L’Inter croit savoir que les gardes du corps des ministres sur le départ ont déjà été retirés. L’Inter précise également que l’opposition a fait appel à une autre médiation, celle de l’Union africaine.
Course au portefeuille ministériel chez Guillaume Soro
Info ou intox ? Nord Sud clame en tout cas, en manchette, que le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) va entrer au gouvernement. D’ailleurs, selon Notre Voie, le journal proche du parti présidentiel, les cadres du RHDP se bousculent chez Soro pour obtenir des portefeuilles. En revanche, pour Le Nouveau Réveil et Le Patriote, les journaux des deux principaux partis d’opposition, la question n’est pas celle de la composition du nouveau gouvernement, mais de la légitimité du président de la République. Avec une manchette quasi identique : « Gbagbo n’est plus le chef de l’Etat ». Toujours est-il que, selon le chroniqueur Venace Konan, qui publie un papier acerbe dans L’Inter, non seulement Gbagbo reste le maître du jeu, mais il entend aller aux élections avec ses propres règles.
Pas de nouveau cabinet avant la fin de la semaine
A noter encore : les Forces nouvelles - l'ancienne rébellion dont est issu Guillaume Soro - devaient se réunir lundi 15 février à Bouaké. La rencontre a été reportée. Les Forces nouvelles n’ont fourni aucune explication pour ce report de leur conclave au mardi 16 février. En ce qui concerne le Premier ministre Guillaume Soro, il a rencontré ce lundi 15 février le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies,et avait rendez-vous dans la journée avec les leaders politiques, religieux et de la société civile. Avant de se rendre dans la soirée à Yamoussoukro pour y rencontrer le président Gbagbo et lui faire part de l’état d’avancement de ses discussions pour former un gouvernement. Ce nouveau cabinet ne sera pas connu avant la fin de la semaine.
Enfin, l'envoyé spécial du médiateur Blaise Compaoré à Abidjan a du retourner d'urgence à Ouagadougou. Boureima Badini va rencontrer le président burkinabé qui doit lui remettre une lettre à l’attention du président Gbagbo. Avec une question : que contiendra cette lettre ?





